‹ Petit carême de MassillonChapitre 7 sur 45 · S IRE · texte numérisé non relu

S IRE

Ce sont les deux plus grandshommes qui eussent encore paru sur la terre , qui viennent aujourd'hui sur la montagne sainte rendre boni nage à la gloire tt à la grandeur de Jésus-Christ :

Moïse, ce dieu de Pharaon , ce législateur des peuples , ce vainqueur des rois, ce maître de la nature, et plus grand encore par le titre de serviteur fidèle de la maison du Seigneur :

Elie, cet homme miraculeux, la ter-, teur des princes impies , qui pouvait

faire descendre le feu du ciel , ou s'y élever lui-même sur un char de glaire et de lumière , et plus célèbre encore par le zèle saint qui le dévorait que par les merveilles qui accompagnèrent sa vie.

Cependant l'un et l'autre n'avaient été grands que parce qu'ils avaient été les images de Jésus-Christ. Ils viennent donc adorer celui qu'ils avaient figuré, et rendre à ce divin original la puissance et la gloire qui appartiennent à lui seul, et dont ils n'avaient été euxmêmes que comme les précurseurs et les dépositaires.

Telle est, SiftE, la destinée des princes et des grands de la terre. Ils ne sont grands que parce qu'ils sont les images de la gloire du Seigneur et les dépositaires de sa puissance. lis doivent donc soutenir les intérêts de Dieu, dont ils représentent la majesté, et respecter la religion , qui seule les rend eux-mêmes respectables.

Je dis la respecter : elle exige d'eux un respect de fidélité ; figuré par Moïse;

quMeur en fasse observer les maximes; et un respect de zèle, représenté dans Elle , qui les rende protecteurs de sa doctrine et de sa vérité.

Fidèlesdansl'observance de ses maximes ; zélés dans la défense de sa doctrine et de sa vérité. Ave , Maria.

Page 1