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jamais ses sujets plus soumis, ses voisins s'estifiier plus heureux de son alliance, et des souverains à la tète des em|)ires plus vastes et plus puissants que le sien, avoir pour sa personne des égards et des déférences qu'ils ne devaient pas à sa couronne ? Les sages des autres nations ne se regardaient-ils pas comme des insensés devant lui ? ]\e venait-on pas des contrées les plus éloignées, admirer l'ordre et l'harmonie qui lui faisait gouverner tous ses sujets comme un seul homme? N'est-ce pas dans le^ préceptes divins qu'il nous a laissés que les princes apprennent encore tous les jours à régner? et la piété serait-elle recueil du gouvernement, puisque c'est elle seule qui lui valut la sagesse?
Heureux s'il ne fut pas sorti de ses premières voies , et si les /égarements de sa vieillesse n'eussent pas flétri la gloire de son règne , et altéré le bonheur de ses sujets! Ils ne commencèrent à éprouver des charges excessives, et ne cessèrent d'être heureux, que lorsqu'il cessa lui-même d'être fidèle à Dieu , et que , corrompu par les feiumes étrangères, il ne mit plus de bornes à ses profusions et à l'oppression de ses peuples, et prépara à son fds le soulèvement qui sépara dix tribus du royaume de David, et leur donna un nouveau maître.
Hélas! les hommes, pour excuser leurs vices, cherchent à décrier la vertu : comme elle est incommode aux passions, ils voudraient se persuader qu'elle est funeste à la conduite des États et des empires, et lui opposer l'intérêt public, pour se cachera soi-même l'intérêt personnel, qui seul en nous s'oppose à elle. La crainte du Seigneur est la seule source de la véritable sagesse ; et ce qui met l'ordre dans l'homme peut seul le mettre dans les États.