ET LA PROSPÉRITÉ PUBLIQUE
D. Est-ce que les nombreuses populations ourrières des villes et les manufactures qui les emploient ne sont pas une marque de la prospérité publique ?
R. Non, pas autant que certains hommes semblent le croire.
D. Ne voit-on pas de grandes fortunes dans les grandes villes ?
R. Oui, mais la fortune des partici liers ne fuit pas toujours la fortune publique, et c’est au milieu des populations ouvrières des grandes villes qu'on rencontre les grandes misères.
D. D'où viennent ces misères ?
R. Elles viennent de diverses sources, mais elles seraient diminuées considérablement si les ouvriers pouvaient toujours, avec leur salaire. obtenir les produits de la terre nécessaires à l'entretien et à la vie de leurs familles.
D. Pourquoi ne le peuvent-ils pas ?
R. C’est parce que les produits de la terre ne sont pas assez abondants et que les prix en sont trop élevés. Cela revient à dire que ja popuiation agricole qui cultive la terre n’est pas assez
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nombreuse et que le sol ne produit pas asse pour alimenter convenablement les population des villes, ou encore que les populations ouvrière Sont trop grandes pour le nombre des cultiva teurs. De là la misère chez beaucoup de fa milles d'ouvriers.
D. Les populations ouvrières ne sont donc pa. toujours heureuses de leur sort ?
R. Non. Beaucoup de familles d'ouvriers regrettent amèrement la vie plus facile qu’elles ont laissée à la Campagne. Il arrive même que les ouvriers arrêtent de travailler et déclarent des grèves pour obtenir un salaire plus élevé. menaçant ainsi la paix publique.
D. Les ouvriers qui agissent ainsi ont-ils tou- Jours tort ?
R. Non, mais s'ils n’ont pas toujours tort, ils n’ont pas toujours raison.
D. Des mouvements semblables ont-ils lieu che: les cultivateurs ?
R. Non, la classe agricole ne connatt pas les grèves. Quand elle forme la majorité du pays. elle est le plus solide soutien de la tranquillité publique et même de la religion.
D. Voulez-vous nommer les obstacles à la prospérité publique ?
Tr: RE dE séits ”: bé TA Ce Ra Mapa ans LT,
s aSSe7 © KR. Ils sont trop nombreux pour les mention-
lations 4 ner tous.
vrières 4 D. Nominez-en quelques-uns ?
ultiva- i R. C'est la désertion du sol, c’est l'abandon
de fa- | de la terre, c’est le manque d’application à ; l'agriculture, c’est l’aversion pour le travail de
nc pas 1 la terre qu'on croit, bien à tort, plus pénible et
plus humiliant que le travail des manufactures.
Lvriers À cela il faut ajouter le luxe, i’alcoolisme, le
u’elles manque d'ordre et d'économie, la prodigalité,
1e que l'imprévoyance et le manque de connaissance
larent agricoles suffisantes.
élevé.
8 tou-
” Notre sol, terre de nos 1’eux, reçut comme première
tort. semence la croix ; comme première rosée fécondante le
sang de nos martyrs. Son histoire est l'épopée de notre
foi. Après la conquête, c’est elle qui nous a gardés.
u che: Elle nous a gardés encore par l’admirable organisation de
nos paroisses, par la prière de nos clochers qui s’élancent
té Tes comme de son sein, et qui la tiennent comme reliée au
: ‘il; par les conditions d’exceptionnelle sécurité morale
pay et religieuse qu’elle fait à ceux qui l’aiment et qui en
illite vivent. Achever de conquérir le sol, par un système de
colonisation qui attire l’he:ume à la terre ; donner à l’a-
pros- sriculture l'importance, l'impulsion, l'orientation, les
*vantages qui attachent à la terre ceux qui y sont, et qui
“ ramènent ceux qui l’ont déserteé : voilà le programme
Te
à suivre pour garder notre héritage. Que le commerce e l'industrie nous échappent en partie, le mal n'est pas irré. médiable. Que le sol nous échappe : c'est la ruine, c’est le dénouement lamentable d'une belle épopée, c'est la chute d'un rempart où s'abrite notre foi. Depositum custodi ! SG. MGR PAuL-Eucèxe Roy, Arch. de Séleucie.
ierce et AS irré- L] e, c'est est la Dositum 3 À UCie.