LE PROGRÈS
D. Qu'appelez-vous progrès ?
R. Le progrès c’est l'amélioration, c’est l'a- Vancement vers un état plus parfait.
D. Direz-vous qu'il y a progrès quand la richesse publique augmente ?
R. Oui, ily a progrès quand la richesse publique augmente.
D. Est-ce que l'établissement d'une manufaclure nouvelle dans un village est toujours un progrès et un signe que la richesse publique augmente ?
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même un
R. Non, ce n'est pas toujours un progrès ni ; et par
À un signe que la richesse publique augmente.
do D. Quelles conditions faut-il pour que ce soit eurs ea s ifeste par 2ù Ut progres à
R. L'établissement d'une nouvelle manufacpératrice # ture est un progrès si le travail des ouvriers de-
ae hom- vient plus régulier et plus constant, et si leur sa- . . laire est assez élevé pour leur assurer un bien- / re-
A 00 74 7. » au res être plus grand, en un mot sil établissement ré
pond au besoin général de la localité.
D. Est-ce que cela n’arrive pes toujours ?
R. Non, trop souvent des cultivateurs succombent à la tentation de laisser leurs terres pour devenir ouvriers de manufactures. Par là les ouvriers sont de plus en plus nombreux, leur bien-être n’est pas plus grand et la production du sol diminue. Il n'y a pas de progrès si la production du sol diminue.
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* IT ne faut pas cesser de le redire : notre race est une race agricole. C’est donc vers l’agriculture que le peuple Canadien-français doit se porter, s’il veut conserver son “aractère distinctif, On ne saursit crop | engager à suivre les destinées que Dieu lui a tracées.
Un sociologue franufac- sais a remarqué que partout où l'élément français s’est DTO- 5 implanté dans le monde, au Canada, à la Louisiane, en ente ? Afrique, il a subsisté par l'agriculture ; il a reculé ou dis-
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paru avec elle. Cette ConStalalion devrait nous attach Pour toujours à la culture des champs.
” D'ailleurs l'agriculture donnera à notre peuple la vra supériorité, Par elle, déjà, nous nous sommes refaits (
&Vons pris place au premier rang. Par elle encore, no acquerrons cette vigueur physique et morale qui not rangera parmi les peuples forts. Un philosophe n'a-t-
pas écrit que le meilleur peuple est celui qui est form d'agriculteurs? (Ce philosophe à raison ; le travail de ] terre fortifie le Corps et donne à l’âme une salutaire viri lité. Il ne faut pas hésiter à le dire, nulle part ailleur que dans la carrière agricole on ne trouvera plus de forc. et de santé, plus de sang pur et de poitrines puissantes Nulle part ailleurs aUSSI, on ne rencontrera plus de garan ties pour la pureté des mœurs, pour la dignité de Ja vie pour la fidélité à la religion. 11 semble que l'agricultur: soit, comme l'âme humaine, naturellement chrétienne. ” En effet, l'homme des champs est près de Dieu Dal travaille avec lui. Il sème, et c'est Dieu qui donne à son grain la fécondité : Dieu fait croître, mais c'est l'agriculteur qui émonde et prépare la moisson. Pour tout son travail, il se sent dans la main de Dieu. C’est de Lui qu'il attend les fécondantes rosées, les jours ensoleillés, un: germination favorable, une abondante récolte. Et ains VOUS tous, courageux laboureurs de nos Campagnes, her reux semeurs de blé, vous êtes les collaborateurs de Dieu Soyez fiers de votre vocation ! Dieu vous aime et vou. bénit, parce que Vous avez conservé pure et vigoureuse milieu de nous, la foi de nos pères.” S. G. MGR A.-X. BErvar:
Etréque de St-Hyacinthe.
— Lcttre pastorale.
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