‹ Petit catéchisme agricole [microforme]Chapitre 20 sur 30 · L'HABITANT DU PAYS · texte numérisé non relu

L'HABITANT DU PAYS

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chemi- D. Qu’entendez- vousquand vous dites que olutes Jos cultivateurs sont maîtres du sol et que chacun qu'une à p .

mn: deux est chez lui ?

r de la R. J'entends que le cultivateur cultive un tésin- Æ sol qui lui appartient ; il donne ses soins à des

hélas: © troupeaux qui lui appartiennent, il se sert de

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machines et d'outils agricoles qui sont à lui, il habite une maison qui est la sienne, qu'il embellit, où il passe sa vie, où ses enfants sont nés. où ils grandissent et qui sera nour eux la maison paternelle qu'ils aimeront toujours. Le cultivateur est vraiment l'habitant du pays. C’est lui faire honneur que de lui dire qu'il est l’habitant. Pour lui et ses enfants, l’église paroissiale est le centre et le cœur de la patrie.

D. Est-ce que les cultivateurs seuls ont des maisons qui leur appartiennent ?

R. Non, à la campagne les familles d'ouvriers habitent leurs maisons et ils ont un jardin qui est à eux, mais il en est autrement dans les villes et les grands villages où le grand nombre des familles, familles d'employés de commerce et autres et les fan:lles d'ouvriers surtout, habitent des maisons qui ne leur appartienent pas. dont ils changent souvent, allant d’un endroit à l’autre sans demeure fixe. Leurs enfants ne connaissent pas la maison où ils sont nés : on dirait qu'ils n’ont vraiment pas de maison paterrelle.

“On a dit bien des fois, et je suis heureux de le répéter après tant d’autres, que la province de Québec est esser-

ui, il emnés, aison -ulti- C'est habi-

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tiellement et avant tout agricole, et que c'est dans l'agriculture que nous devons chercher l'accomplissement de nos destinées. C'est dans nos campagnes que naît et grandit la majeure partie de notre population. (C'est dans les familles de cultivateurs que surgissent, pour la plupart les hommes qui, avec le temps, deviennent les chefs de la nation, parce que c'est dans l'atmosphère pur des champs, dans l'éducation austère des travailleurs du sol, que se forment le mieux ceux qui, plus tard, € .ns l'église, dans les professions libérales, dans toutes les classes de la société deviennent Jes âmes dirigeantes de notre vie nationale .. ® Dès les premiers temps de la colonie de la Nouvelle- France, nos ancêtres avaient mis en honneur la profession ces travailleurs du sol, et il existe une ordonnance de l’un ce nos intendants qui établit que nos vaillants défricheurs ttaient fiers de leur titre ** d'habitants ‘* et l'ordonnance iéfend à toute personne qui n'est pas cultivateur en possession d'une terre en culture, de se prévaloir faussement : titre “ d'habitant ” Continuez, messieurs, à chérir la noble profession que ‘ous tenez de vos ancêtres C'est vous surtout qui donez à la patrie les cardinaux, les évêques, les prêtres et les igieux, les lieutenants-gouverneurs, les ministres, les magistrats, les savants, les chefs de nos grandes industries +: de notre commerce.”

Extrait du discours de Son Honneur le M aire de Québec, *# HE. Larigueur, aux lauréats du Mérite Agricole, 1916.

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