LA TERRE ET LE TRAVAIL
D. La terre produit-elle d'elle-même ce qui est nécessaire à la vie des hommes, des an imaux et des plantes?
R. Non, la terre qui ne serait pas cultivée redeviendrait à l’état sauvage.
D. Que faut-il à la terre pour qu'elle produise ce qui est nécessaire à la vie
R. Il faut qu’elle soit travaillée, c'est-à-dire que l’homme lui donne son application et son travail, mais un travail intelligent et éclairé.
D. Qu’arrive-t-il quand la terre reçoit le trarail de l’homme ?
R. La terre pousse des plantes en grande quantité et les troupeaux sont nombreux.
D. Le travail donné à la terre est-il quelquefois inutile ?
R. Non, il n’est jamais inutile quand il est donné à propos.
bit © © at ER ST. ester ae dd SR Re
D. Comment appelez-rous le travail nécessa à la terre?
R. On l'appelle de différents noms : culti de la terre, travail de la terre, travail agrico C'est l’agriculture.
D. Ainsi l'agriculture est nécessaire?
R. Oui, c'est l'agriculture qui fait vivre monde.
” On a dit avec beaucoup de raison que l'agriculture la vraie nourricière des peuples, leur principale source richesses ; c'est dans la terre que se trouve la fortune rée d'une nation, fortune stable et certaine comme la bonté Dieu, fortune qui ne cesse jamais complètement deŸse | nouveler et qui subit beaucoup moins de ces désastreu: fluctuations qui affectent si souvent et si fortement le co merce et l’industrie.
” C'est par elle surtout que l'homme nous apparaît cc comme le roi de la nature, comme un prince qui exerce souveraineté dans ses domaines, qui y fait chaque jo de pacifiques conquêtes et qui y affermit son incontestal domination pour la gloire du Souverain Maitre et l’ava tage de ses semblables (Gen. 1). D'après nos Livres Sain c'est Dieu lui-même qui a institué l’agriculture et qui no ordonne de l'aimer: Non oderis laboriosa opera et ru ticationem creatam ab Altissimo (Eccli. VII, 16) ; c’est 1 qui donne au sol sa fécondité merveilleuse : fécondité qu accorde comme récompense de la soumission etde la fid lité. ‘“ Le Seigneur, nous dit la Sainte Écriture, condu
écessaire
culture agricole.
vivre le
ulture est source de une réelle bonté de deŸse reastreuses it le com-
araît com exerce sa que jour ntestable t l’avanes Saint:
qui nou:
a el Tusc’est lu:
dité qu’il e la fidé- condui:
2son peuple dans des lieux abondants en gras pâtur
ages 4dlans une terre vaste et étendue, tranquille pour la culture det d'une admirable fertilité. (T Paral, IV, 40, Et ail
leurs : "Le Seigneur vous comblera de bien< dans toutes des œuvres de vos mains, dans tout ce qui naîtra de vos 2 troupeaux, dans la fécondité de votre terre et par une : zrande abondance de toutes choses ‘ (Deut. XXX, 9,
* Nous n'ignorons pas, qu'une espèce de fièvre de jouis- 4 -ance et de liberté, s'est emparée de nos populations ru- % rales et les entraîne vers les grandes villes. On est fatigué, sennuyé de la vie simple et paisible des champs ; on veut + sortir d'une position modeste, se procurer des jouissances, litre quelque chose dans le monde. On <e précipite follement vers les Babylonnes modernes : on chere le bonheur, on trouve la ruine. (Cette désertion des campagnes
jui s'est effectuée depuis quelques années à été pour nous mme pour tous les peuples de l'Europe un immense “alheur : elle porte une grave atteinte à la prospérité purique : elle est, surtout ans l’ordre moral, un véritable ‘iésastre. Dans les grandes villes, dans les usines. l'hômme ‘es champs se trouve bientôt en contact avec des cory-
phées de l'impiété, avec des cœurs pervertis : 1] perd peu à
peu l'esprit de foi et de religion qui l'avait animé jusque là :
ses Cr
oFances et ses mœurs font un triste naufrage. et il ne
recueille pour sa vieillesse que !a misère et le ‘léshonneur
Extrait de la lettre pastorile de Nos Seigneurs les Arche-
“ques et Eréques de la Province annonçant la fondation de
fÆEurre des Missionnaires agricoles, én janrier 1N94