IX
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LECON XXIV
Dé la Communion.
On ne peut vivre sans manger, ni se bien porter sans manger souvent ; ainsi on ne peut avoir la vie spirituelle, qui est la grâce, sans recevoir quelquefois la sainte Eucharistie, et plus on communie souvent, plus cette vié est forte et vigoureuse. Mais d'ailleurs les morts ne peuvent prendre de nourriture , et celle qui profite aux personnes saines nuit aux malades : ainsi, pour communier utilement , il faut être exempt de péché mortel et dans de bonnes dispositions. Les principales sont: croire fermement tous les mystères de la Religion, particulièrement celui-ci; ne vouloir mal à personne ; être parfaitement réconcilié avec tous ses ennemis. Quiconque reçoit indignement ce Sacrement boit et mange sa condamnation , ‘ne discernant pas fe corps du Seigneur d'avec les viandes communes. (C’est pourquoi on ne le donne aux enfants qu'après qu’ils ont acquis l’âge de discrétion, et qu’ils sont bien instruits. On appelle ce Sacrement Viatique, quand on le donne aux malades près de mourir, pour être comme leur provision pour le grand voyage qu'ils vont faire.
Demande. Est-il nécessaire de recevoir la sainte Eucharistie ? Réponse. Oui , puisque c’est notre nourriture spirituelle, D. Qu’arrive-t-il à une âme qui la reçoit rarement ? R. Cette âme demeure faible et languissante, D. Mais la C°mmunion profite-t-elle à tout le monde ?
D. Elle ue profite qu’à ceux qui y sont bien disposés. D. Quelles dispositions sont nécessai-
res ? R. Premièrement, d’être en état de grà-.
ce. D. Pourquoi le péché mortel nuit-il à la Communion ? R. Parce qu'un mort ne peut prendre de nourriture. D. Dites tes autres dispositions ? R. La Foi, toute les vertus, et principalement la Charité envers le prochain. D. Estce un grand mal de communier indignement ?
R. C’est-manger sa condamnation. D. Qu'est-ce que le Viatique ? R. Cest la communion qu’on donne aux mourants.
ra qu rm on en LECON XXY. Du Sacrement de Pénitence. |
Après le Baptème et la Confirmation ; les Chrétiens ne devraient avoir besoin que de l’Eucharistie jusqu’à la mort. Mais il n’y en a guère qui ne tombent dans des péchés mortels qui tuent l’âme en éteignant la charité, et qui méritent la mort éternelle; et, pour guérir un si grand mal , il n’y a point d’autre remède après le baptéme, que le Sacrement de Pénitence. Celui qui veut le recevoir doit premièrement se repentir de ses péchés et en avoir une véritable douleur , fondée
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sur la foi‘etsur la crainte de Dicu ) avec une ferme résolution de se corriger, qui exclut tout à fait la volonté de pécher, ce qui renferme un commencement d’amour de Dieu ; et cette douleur qui brise le cœur du pénitent s'appelle contrition.
1i faut ensuite se confesser à un prêtre , lui déciarant n'aivement tous les péchés dont on se sent coupable, puis accomplir fidèlement la peine que le Prêtre impose pour la satisfaction des péchés. I1 y a donc trois chosesnécessaires de la part du pénitent : la contrition la moins imparfaite , la confession , la satisfaction. Les peines que l'on imposesont d'ordinaire ces trois sortes de bonnes œuvres: la Prière, le Jeûne et l’Aumône : et elles doivent être Proportionnées à la qualité du péché et à la force du pénitent.
Demande. À qui le Sacrement de Pénitence est-il nécessaire ? Réponse, À ceux qui ont commis quelque péché mortel après leur baptéme. D. Qu'est-ce que le péchè- mortel ? R.
C’estle péché qni est digne de la mort éternelle. D. Que doit faire je péchenr pour recevoir ce Sacrement ? R. Être contrit, se conlesser et satisfaire. D. Qu’est-ceque la contrition ? R. C’est la dou!eur d’avoir péché, avec la résolution de s’en corriger. D. Peut-on haïr le péché sans aimer Dieu? R. Il: doit 1 avoir au moins quelque commencement d’amour, D. Comment doit-on se confesser? R.
Sans rien céler ni rien déguiser. D. Qu'est-ce