REGLES POUR L'ACCENTUATION
1° i\ature de Taccent. Les mots trouvent leur unité dans Vaccent, centre et âme du mot. — Dans \e français, la dernière syllabe porte l'accent, à moins qu'elle nesoit muette. — Dans le latin, la syllabe finale est toujours adoucie ; il en est de même de la pénultième, si elle est brève prosodiquement. Mais l'accentne recule jamais au-delà de l'antépénultième.
La syllabe accentuée est à la fois une syllabe d'appui et une élévation : elle ne doit pas être prolongée.
2^ Place de l'accent, a) Les monosyllabes sont accentués, sauf les prépositions et les conjonctions, et quelques pronoms relatifs.
b) Dans les mots de deux syllabes, l'accent est toujours sur la première. Cependant le mot y^esiis et les mots hébreux indéclinables : Jacôb, Joseph, Amén... sont accentués sur la dernière syllabe.
c) Dans les mots de plus de deux syllabes, l'accent est sur la pénultième lorsqu'elle est longue, et sur l'antépénultième lorsque la pénultième est brève.
d) Les particules que, ne, ve, à la fin des mots, attirent l'accent sur la syllabe qui les précède. Exemple : armàque, pluitne.
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T Valeur de la péanlllf ne. a) Une diphton* guc est toujours longue cl par conséquent accentuée. Kx. : œ clans Judœa.
b) l'nc voyelle suivie d'une autre voyelle est presque toujours brève. Kx. : spiritui, gloria. — Il y a exception pour certains mots tirés de l'hébreu ou du grec. Ex. : Maria, platéa, bravium, prophetia^ litania...
r) l'nc voyelle suivie d'une consonne double \, z), ou de deux consonnes dont la seconde ii est pas /, ou r, est toujours longue. Kx. : baptiso, cruciftxus, dedtstis.
d) Les infinitifs des verbes ont tous la pénultième longue sauf ceux de la y conjugaison, amàre, monére, audire, mais on dit : légère.
e) Les imparfaits indicatifs des verbes actifs ont tous la pénultième longue : amabam, monébant, legébant.
/) De même la y^ personne du pluriel de tous les parfaits indicatifs des verbes actifs : amavérunt, legérunt.