‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 17 sur 168 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Instructions pour le Cérémoniaire à la Messe des Morts? avec qïi.elqii#^s points particuliers qni concernent les antres Ministres (!)•

] . On prépare à la sacristie les ornements noirs, et, comme à l'ordinaire, toutes les choses nécessaires.

(1) Les Cérémoniaux de France disent généralement qu'aux Offices des morts on ne salue pas le Chœur, et dans beaucoup d^églises on étend ce principe jusqu'à ne saluer personne. La Rubrique est absolument muette sur ce point. Merati, qui développe et commente si bien la Rubrique (part, ii, tit. xiii), ne fait non plus aucune observation sur cet article ; seulement, in accessu et recessu Celebrantis, il recommande les révérences à l'autel, sans parler du salut au Chœur. Notre Auteur, ne faisant en aucun cas aucune observation particulière relativement à ces saluts, paraîtrait supposer qu'ils se font à l'ordinaire. Le Cérémonial des Évêques met, pour ces Offices, quelques restrictions aux règles communes ; mais il ne pose pas le principe général et absolu des Cérémoniaux de France. Dans le chapitre vu du livre m, ayant pour titre: De mutuis Reverentiis inter ecchsiarum Antistites et Prœsidem sive Guher nato rem aut Vice-Legatum., après avoir rappelé la manière dont l'Evêque salue les Chanoines en les bénissant, il ajoute : Oportebit ut Archiepiscop^is

DES MESSES DES MORTS

2. La banquette des Ministres sacrés doit être nue (^Cœrem, Episc, ]ib. ii, cap. ii, n. 1).

3. A l'autel, les parements, le tapis du marchepied, doivent être de couleur violette (1). Le tapis doit cou-

seu Episcopus capîtis inclinatione Prœsidem vel Gubernaiorem aut Vice-Legutum i^alutct, quoties ad sedem suain ascendere, seu ab illa descendere incipiat : eiquc Prœses sive Gubernator vel Vice-Legatus protinus bircio deposito assurgens mutuam rependet salutationem, caput simiïittr inclinando. Aces règles il met ces restrictions : Quos quidem reverentiales mutuos actus omittere necesse erit in Maiutinis Tenebrarum, per integrani Feriam sextam in Parasceve, ac Sabbaio Sondo usque ad sole m ne m Missam exclusive: sicut etiam. in singulis mortuorum Officiis, quœ obvenire fortasse poterunt. Consentaneum quippe hoc erit Icgi, et praxi usque adhuc servatœ, abstinendi in prœfatis conventibus etiam a benedictionibus tuni solemnibus, tum privatis, et Cleri in ferioris, et populi circunistantis, utpote quœ sunt actus potesiatis et soleniniiatis, luctuosis hisce aciionibus répugnantes. Concionator vero salutationem hujusmodi nunquam prœtermittet, sive eadem Feria sexta in Parasceve sermonem de Passione, sive de Laudibus alicujus defuncti post mortualem Missam sit facturus. Puis il renvoie au livre second, chapitres 11 et 25. Or, dans ces chapitres, où il est traité au long de l'Office des morts et de l'Office du Vendredi saint, à la vérité il n'est point question de saluts solennels au Chœur accessu et recessu, mais, dans le détail des cérémonies, il est plusieurs fois mention des debitœ reverentiœ dans des circonstances où cela ne paraît pas se rapporter uniquement à l'autel. Et notre Auteur, comme on peut le voir en son lieu> veut qu'aux Offices des morts et aux Offices de la semaine sainte on fasse des saluts au Chœur en certaines circonstances, lors, par exemple, que le Sous-Diacre va chanter l'Epître,ou lorsqu'un Clerc viendra au milieu du Chœur chanter une lamentation. De tout cela nous concluons qu'aux Offices des morts et à ceux de la semaine sainte dont parle le Cérémonial des Evêques, on doit omettre les saluts qui sont comme actus potestatis et solemniiatis. Ainsi, par exemple, le Célébrant omettra le salut au Chœur in accessu et recess-u ; mais nous croyons que les simples Ministres, lorsqu'ils n'accompagnent pas le Célébrant, et les autres Clercs, doivent faire les saluts à l'ordinaire. Ainsi ils doivent, dans les circonstances, saluer l'Évêque, le Célébrant, le Chœur, lorsqu'ils y entrent, l'Office commencé, etc. Notre Auteur, qui ne retranche pas les saluts au Chœur dans les Offices des morts, et qui même les détermine en certaines circonstances à ceux de la semaine sainte, les interdit absolument lorsque le saint Sacrement est exposé. C'est que dans ce dernier cas tous les honneurs sont dus à Notre-Seigneur, tellement qu'on ne s'occupe plus de personne, tandis que dans les autres cas on ne veut qu'óter un peu de solennité à l'Office. Quant aux saluts qui accompaiment l'encensement dans cette circonstance, voir ci-aprés la note de la page 197.

(1) Le Cérémonial des Évêques, sur lequel l'Auteur s'appuie, indique la couleur noire. Mais nous croyons qu'il serait au moins

PART. I, CHAP. XI

vrir le marchepied seulement, et non les degrés {Cœrem, E])isc,, ibid.)

4. On couvre la crédence d'une petite nappe de toile qui tombe un peu par les côtés. Outre le calice, les burettes, etc., on met dessus les cierges à distribuer au Clergé. On ne la couvre pas du grand voile, puisqu'on ne doit pas s'en servir.

5. Pendant que les Ministres sacrés font la confession au pied de l'autel, le Cérémoniaire se tient à genoux in cornu epistolœ, in piano. Après la confession il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre, non pas de monter à l'autel, mais de se mettre unus post alium derrière le Célébrant : pendant que celui-ci baise l'autel, ils font la génuflexion, et s'en vont in cornu epistolœ pour assister à l'introït à la manière accoutumée, car on n'encense pas l'autel {Ruhr,, Miss., part, ii, tit. xiii, n. 2). Le Célébrant, en disant Requiem œternam au commencement de l'introït, pose la main gauche sur l'autel, en même temps qu'il fait avec la droite un signe de croix sur le missel. Ainsi Pa décidé la S. Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816 (1). "

6. Après avoir chanté Pépître, le Sous-Diacre ne se présente pas au Célébrant avec le missel, le baiser de la main et la bénédiction ne devant pas avoir lieu ; mais il salue le Chœur à l'ordinaire (2), et rend le livre au Cérémoniaire.

7. Quand on chante la prose, le Célébrant, ayant fini de la lire, va par le chemin le plus court s'asseoir avec le Diacre et le Sous-Diacre. Les Clercs qui en sont chargés distribuent au Chœur les cierges que l'on tient allumés pendant que l'évangile est chanté et depuis le >S'«^c/w5 jusqu'à la communion du Célébrant inclusive ÇRubr, ibid., n. 3).

convenable que le tabernacle ne fût jamais couvert de noir. Le Cérémonial des Evêques n'en parle points parce qu'il ne suppose pas qu'on fasse jamais ces Offices à l'autel du saint Sacrement.

(1) Question : An Sacerdosin Missa de Requieîïi p onere debeat manum sinistram super aitar dumfacit signuni Crucis ad introïtum. Réponse : Affirmative.

(2) Nous pensons qu'en effet, si le Chœur est devant l'autel, le Sous-Biacre doit le saluer, par les raisons données ci-dessus, page 74.

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8. Sur la fin de la prose, c'est-à-d're quand il n'en reste plus à chanter que cinq on six versets, le Célébrant, au signe du Cérémoniaire, retourne à l'autel />fr breviorem{\). Pendant qn'il dit au milieu le Mu da cor meum, le Sous- Diacre transporte le missel avec le pupitre in cornu evnngelii. Le Diacre porte en son temps, more solito, le missel sur l'autel, et, après l'avoir posé, il se met à genoux sur le bord du marchepied, où il dit le JMunda cor meum, sans demander la bénédiction au Célébrant et sans lui baiser la main (Rubr.^ ibid.).

9. Après que le Célébrant a fini de lire l'évangile^ comme on ne doit point alors mettre d'encens dans l'encensoir, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous- Diacre de descendre au milieu sur le pavé : les Acolytes s'y trouvent déjà disposés, les mains jointes et sans chandeliers {Rubr,, ibid.). On va ainsi chanter l'évangile.

10. Le Diacre n'encense ni le livre au commencement, ni le Célébrant à la fin (jRwèr., ibid.).

11. Le Sous-Diacre ne donne pas à baiser le commencement de l'évangile au Célébrant (Rubr,, ibid.) ; mais aussitôt que le Diacre a fini, il remet le livre au Cérémoniaire, et, tous ayant fait la génuflexion, chacun des Ministres s'en retourne à sa place.

12. Aussitôt que le Célébrant a dit Ore/Tîi^^ pour l'Offertoire, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la «ïénuflexjon, et va prendre à la crédence le calice, qu'il apport e à l'autel couvert de son voile avec la bourse par dessus, et qu'il pose in cornu episiolœ.

1.^. Le Diacre prend la bourse, et étend le corporal à l'ordinaire ; le Sous-Diacre ôte le voile, et le donne à l' Acolytc : il met l'eau dans le calice sans la faire bénir.

(1) Ce retour à Pautel per breviorem serait difficile à justifier en ado[itant la pratique induiuée par notre Auteur. En le suivant à la lettre, le Célébrant ayant réservé l'évangile pour la fin de la prose, se rendrait directement au milieu de l'autel pour y dire le Munda cor meuin ; mais alors pourquoi ne pas suivre la règle ordinaire et s'y rcfidre per loiigiorem? Les Auteurs généralement donnent une pratique différente ; le Célébrant dit more solito l'évangile imméditement après avoir lu la prose, puis il va s'asseoir. A la fin de la prose, il remonte per brecioreta et se trouve tout placé au coin de l'épitre pour entendre l'évangile chanté par le Diacre.

PART. I, CHAP. XI

ota. Quand on présente au Célébrant ou qu'on reçoit de lai quelque chose, l'encens, les burettes, le manuterge, ou toute autre chosej on ne baise ni la main ni l'objet (Rubr,^ ibid.).

14. Comme le Sous-Diacre ne doii pas tenir la patène pendant l'oblation du calice, le Cérémoniaire l'avertit de passer à la gauche du Célébrant: il fait alors une génuflexion seulement au milieu de Tautel.

15. Après l'Offrande du calice, le Diacre met la patène un peu sous le corporal, et couvre du purificatoire la partie qui dépasse. En temps convenable, il présente l'encens à mettre dans l'encensoir. Après l'avoir béni, le Célébrant encense les oblats et l'autel à l'ordinaire, les Ministres sacrés relèvent sa chasuble. Ensuite le Diacre encense le Célébrant seulement (Rubr,, ibid.).

16. Après que le Célébrant est encensé, le Sous- Diacre prend la burette d'eau et le bassin, qui lui sont présentés par un Acolyte ; le Diacre, de son côté, ayant rendu l'encensoir au Thuriféraire, prend le manuterge, qui lui est présenté par l'autre Acolyte, et ils donnent ainsi à laver au Célébrant. Ils vont ensuite se placer en flèche. A V Orate fratres, le Diacre répond: Suscipiat,

17 A la fin de la préface, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous-Diacre, qui montent, le premier à droite et le second à gauche du Célébrant, pour dire avec lui le Sanctus, Le Sous-Diacre redescend ensuite à sa place, et le Diacre passe à la gauche du Célébrant pour l'assister more solito.

18. A ces mots Quam oblationem, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de passer à la droite du Célébrant et il avertit le Sous-Diacre de se rendre in cornu ephtolœ. Celui-ci se met à genoux sur le degré le plus bas, et, tourné vers le côté de l'évangile, il reçoit du Thuriféraire l'encensoir, dans lequel on a mis d'abord de l'encens, et il encense le saint Sacrement de trois coups à chaque élévation ; et, ayant rendu l'encensoir, il retourne à sa place, fait en arrivant la génuflexion, et se tient debout au même lieu jusqu'à Pax Domini,

Mota. Les Acolytes demeurent à genoux avec les

flambeaux jusqu'à la communion du Célébrant. (Rubr,y ibid., tit. VII, n. 8).

19. Aux mots Dimiite nobis, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de montei à la droite du Célébrant pour lui présenter la patène : le Diacre fait la génuflexion avant de monter.

20. Un peu avant que le Célébrant dise ^gnus Dei, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion et monte à la gauche du Célébrant: il fait une nouvelle génuflexion avec le Prêtre et le Diacre, et, profondément incliné vers le très saint Sacrement, il dit VAo;nus Dei, sans se frapper la poitrine.

21. Après V Agnus Dei, comme il ne doit point y avoir de baiser de paix, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous-Diacre de chanoer de place : celui-là passe à la gauche, et celui-ci à la droite. L'un et l'autre font une première génuflexion avant de partir, et une seconde en arrivant {Ruhr,, ibid., n. 1). Le reste se fait à l'ordinaire.

22. Après le dernier Dominus vobiscum, le Diacre, averti par le Cérémoniaire, chante Reçiiiescont in pace, sans se retourner. Il le dit toujours au pluriel. Le Célébrant le dit aussi, tourné vers l'autel, ainsi que l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816. Il ne donne pas la bénédiction {Rubr., ibid.). Il dit le reste comme dans les autres Messes.

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