DES MESSES CHANTÉES NON SOLENNELLES
6. En approchant de l'antel, ils se mettent de chaque cùté du Célébrant pour lui laisser le milieu : le premier reçoit sa barrette, avec les baisers ordinaires ; puis, après avoir fait la génuflexion avec son compagnon, il la porte sur le siège du Célébrant. Le second Acolyte, ajirés la génuflexion, se met à genoux à la gauche du Prèîre, un peu derrière lui ; le premier se met à genoux à sa droite, et tous deux répondent.
7* Aux paroles Domine exaudi oralionem meam, après la confession, ils se lèvent tous deux, afin de relever Taube du Prêtre pendant qu'il monte à l'autel. Ensuite ils se mettent à genoux sur le dernier degré, et répondent comme doivent le fxire les servants.
S. i^près que le Célébrant a terminé le Kyrie^ s'il . . ut aller s'asseoir, ils se lèvent, se rapprochent devant le milieu de l'autel, font la génuflexion surleipavéj ainsi qu'ils doivent la faire toujours, et s'en vont près du siège du Célébrant, le premier à droite, le second à gauche, ils relèvent la chasuble du Prêtre pour qu'il ne s''asseye ])as dessus, et ensuite le premier lui donne sa barrette avec les baisers accoutumés. Ils se tieinient là sur le
I pavé tous les deux debout, les mains sur la poitrine, tournés presque en face l'un de l'autre, de manière à
I ne pas tourner le dos à l'autel (1).
t 9. Lorsqu'on chante le dernier Kyrie, le premier I Acolyte avertit le Célébrant de retourner à l'autel, re- ;• çoit de lui la barrette, et la pose sur le siège ; puis, pre- I nant le Célébrant au milieu d'eux, tous deux s'en vont i avec lui, font la génufléxion in piano, relèvent son aube, et se mettent à genoux à leurs places ordinaires.
J^ota, Ils doivent se comporter de même lorsque le Célébrant va s'asseoir pendant le Gloria et pendant le Credo. Ils seront attentifs, et se lèveront aussitôt que te Prêtre commencera à faire l'inclination avant de
(l) En France, il est assez d'usage que les Acolytes s'asseyent ^ lorsque le Célébrant est lui-même assis. Mais nous ferons remar- , quer : 1^* qu'ils ne peuvent jamais s'asseoir que dans ce cas ; 2^ qu'il ' inconvenant qu'ils s'asseyent sur la même banquette que le Cédant . La S. Coni^ré^ation des Rites, consultée sur ce point, a ,Kjndu, lo 18 décembre 1779 : Quando Celebrans et Ministri sacri knt, jjoîsunt etiara in gradibus presbyterii sedere Acolythi et etiam J rurif^rariui, quando non gerit vicem Cœremoniarii,
PART. I, CHAP. XIV
quitter l'autel. Lorsqu'on chante des versets auxquels on doit s'incliner, ils s'inclinent tournés vers la croix, et le premier Acolyte avertit le Célébrant lorsqu'il faut se découvrir ou se couvrir. Pendant le Credo, lorsque le Chœur chante Et incnrnatus est, ils se mettent à genoux, tournés vers l'autel (1).
10. Lorsque le Célébrant dit la dernière collecte, les Acolytes vont au côté de l'épître. Le second assiste le Célébrant, debout près de lui ; le premier prend le missel sur la crédence, et va se placer d'abord derrière le Célébrant sur le pavé ; puis, à ces paroles de la conclusion Jesum Christum, il s'incline vers la croix, se rend au milieu, fait la génuflexion, et s'en retourne à sa première place chanter l'épître. Il la chante debout, posément, avec les modulations convenables. Quand il a fini, il fait à l'autel la génuflexion, et, sans baiser la main du Célébrant {Rubr. Miss,, part, n, tit. vi, n. 8), il reporte le missel sur la crédence, et retourne se mettre à genoux à sa place.
JVota» Si après l'épître il y a une prose ou un trait qui doive être long, le Prêtre, après qu'il aura fini, ira s'asseoir comme pendant le Kyrie, et aux derniers versets, il retournera à l'autel per breviorem pour dire le Munda cor meiim (2).
11. Le second Acolyte, en temps convenable, change de côté le missel par le chemin le plus long, et se remet à genoux en sa place. Quand le Prêtre commence l'évangile, ils se lèvent tous deux. A la fin, ils répondent
(1) C'est line coutume abusive introduite dans beaucoup d'églises, que les Ministres se connportent en tout comme le Célébrant. IJ est des cas où les Ministres même sacrés doivent faire une génuflexion, tandis que le Célébrant ne fait qu'une inclination. Les Acolytes et les autres Ministres non parati doivent toujours se mettre à g-enoux au verset Et incarnatus est. Il est tout-à-fait inconvenant et contre toutes les règles que des enfants ou de jeunes Clercs restent assis à côté du Célébrant, pendant que tout le reste du Clergé et du peuple fléchit les genoux.
(2) Nous pensons que, dans cette circonstance, il faudrait retourner à l'autel fer longiorem, puisqu'il faut aller au milieu pour dire Munda cor mewin. Les Auteurs géiiéral.rrnf nt ne permettent le ïqtour à l'autel joer 6rez;iorm que quand le Célébrant doit rester au coin de l'épître sans aller d'abord au milieu. On peut se reporter à la note de la page 77.