‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 30 sur 168 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Rcgrles particulières à observer au Cliœur pendant les Vêpres et les Compiles*

Les Ecclésiastiques qui assistent aux Vêpres observeront ce qui suit, en outre des règles générales déjà exposées au sujet de la Messe.

1. Aux Vêpres, on ne doit pas entrer au Chœur pendant qu'on chante Deus in adjutorium, Gloria Patri, les oraisons, le capitule, pendant qu'on entonne l'hymne ou qu'on en chante la dernière strophe. On ne doit pas non ])lus entrer pendant toute la première strophe de VAve, Maris siella, ou du Veni, Creator, ni pendant les deux dernières du Pange, lingua, ou du Vexilla Régis prodeunt.

2. Aux Complies, on n'entre pas pendant les prières de la confession. Si, dans les temps que nous venons de dire, (|uelqu'un se trouvait au Chœur, hors de sa place, il resterait au lieu où il se trouve, en prenant la position du Chœur, c'est-à-dire en se tenant à genoux ou debout comme ceux qui sont à leurs places.

3. On doit se mettre à genoux pour dire VJlperi aussitôt que l'Officiant est arrivé à l'autel ; pendant la première strophe de VAve, Maris stella, et du Veni^ Creator ; pendant la strophe Tantum ergo du Pange, lingua, lorsque le saint Sacrement est exposé'; pendant la strophe 0 crux ave, spes unica du Vexilla régis (suivant le décret de la S. Congrégation des Faites du 31 juillet I6t)f3), même dans le temps pascal, ainsi que l'enseignent communément les Auteurs ; pendant les prières fériales ; pendant l'antienne de la B. Vierge, qui termine l'Office, et le Pater, VJlve, et le Credo, à l'ex-

PART. If, CHAP. I.

ception des samedis depuis les Vêpres (1), de tous les dimanches et du Temps pascal : car alors on ne se met à genoux que pour le Sacrosandœ,

4. Tout le monde est debout pendant qu'on récite le Paier et V*dve, et reste dans cette position jusqu'à l'intonation du premier psaume. Lorsque quelqu'un entonne une antienne, tous ceux qui sont au Chœur du même côté que lui, se lèvent (2). Sur quoi il est bon de remarquer que, lorsqu'il y a des Chapiers pour chanter (3), on se lève aussitôt qu'ils se présentent pour annoncer l'antienne. On est également debout pendant le capitule et l'hymne ; et on reste dans cette position jusqu'à la fin des Vêpres, excepté pendant que le Chœur chante et répète l'antienne de Magnificat : car alors on est assis, pourvu, toutefois, que l'encensement soit ter-

(1) Ce que l'on doit entendre pour les temps ordinaires seulement ; car pendant le Carême, lorsqu'on dit les Vêpres avant midi, l'antienne Ave Regina Cœlorum , comme V Angelus à midi doit se dire à genoux {Manual. ecclesiast., seu Collect. Décret, authentic. S. R. C. n. 309).

(2) Voici sur ce point le texte du Cérémonial des Evêques : Surgente Canonico qui prœintonatur antiphona, Canonici et omnes

alii in Choro présentes surgunt ; sed quando praeintonatur alicui ex Assistentibus Episcopi, surgunt tantummodo coassistentes " (lib. ii, cap, I, n. 9). Et on trouve les mêmes dispositions, cap. m, n. 8» Voici donc ce qui sur ce point est conforme au Cérémonial. Lorsqu'un Chanoine entonne au Chœur une antienne, tous ceux du Chœur se lèvent, à l'exception de l'Officiant. Lorsque l'antienne est entonnée par un autre Prêtre, les Chanoines ne se lèvent pas, mais seulement tous les autres Prêtres et autres ecclésiastiques. Enfin, lorsque l'antienne est entonnée par un ecclésiastique qui n'est pas Prêtre, tous se lèvent également, à l'exception des Prêtres. Enfin, lorsque c'est un des asssitants au trône qui entonne une antienne, les autres assistants sont tous debout, mais le Chœur reste assis ; et, au contraire, lorsque c'est quelqu'un du Chœur, les assistants au trône ne se lèvent point.

Nonobstant ce texte, qui règle qu'au chœur tous ceux qui sont de dignité égale ou inférieure à celui qui entonne une antienne se lèvent en même temps que lui, néanmoins l'usage le plus général est conforme à l'enseignement de notre Auteur, appuyé d'ailleurs par des autorités fort recommandables : le côté du Chœur où siège celui qui entonne l'antienne se lève seul; de l'autre côté on reste assis,

(3) D'après le Cérémonial des Evêques, les Chapiers sont les assistants de l'Officiant, et non pas précisément les Chantres. Ceuxci sont simplement en surplis, et entonnent les psaumes in medio ChorL Cependant les Chapiers annoncent les antiennes (lib. ii,cap. III, n. 6 et 7).

DES VÊPRES SOLENNELLES

miné. On est donc debout pendant l'oraison et les mémoires jusqu'à la fin (1).

5. A Compiles, on se tient debout pendant l'intonation du premier psaume, et depuis l'intonation de l'hymne jusqu'à la fin. Dans toutes les circonstances où Vvii ne doit pas être soit debout, soit à genoux, comme nous l'avons marqué, il faut demeurer assis.

On doit s'incliner, et par conséquent se découvrir au Gloria Patri (2), lorsqu'on prononce le saint nom de Jésus, elc, ainsi qu'il a été expliqué ailleurs, à la dernière strophe de Thymne ciim in ea datur gloria Deo ; à Sit jYomen Domine benedidum du Laudate ^ pueri Dominum, et au Confiteor des Compiles.

tJ- 7. Au commencement de Magnificat tout le Chœur doit, aussi bien que l'Ofiiciant, faire le signe de la croix (Rép. du Card. Préfet de la S. Congrég. des Rites du 3 octobre 1851).

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