‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 31 sur 168 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des Vêpres Solennelles.

ARTICLE I

Instructions pour les Acolytes,

1. Les Acolytes, ayant posé leurs barrettes à leurs places du chœur, vont allumer les cierges de l'autel (3), puis ils allument les cierges de leurs chandeliers, et se rendent au Chœur de la même manière que pour la Messe.

(1) On est tourné vers l'autel pendant le Deus, m adjutorium, le capitule, les oraisons, les petits versets et répons, et le Benedicamus ; et en outre,à Complies, pendant les prières qui précèdent le Co Ai/ï/eor, et au verset Converte nos. Le reste du tenfips, lorsqu'on est debout, on se tient en chœur. Telle est, du moins, la pratique conforme à différents Cérémoniaux.

(2) De plus, au Gloria Patri on fait une inclination profonde.

(3) On suppose qu'ils remplissent cet office, qui est bien le leur, mais qui ordinairement est laissé à un Sacristain.

PART. Il, CHAP. II, ART. I.

2. Lorsque POfRciant arrive à l'autel, ils font la génuflexion en même temps que le Prêtre fait la révérence convenable (1). Puis ils vont aussitôt, chacun de son côté, poser leur cierge au coin de l'autel sur le degré. Ils les éteignent {Cœrem. Episc, lib. ii, cap. m, n. 2) et s'en retournent à leurs places (2).

3. Vers la fin du dernier psaume, ils posent leurs barrettes et vont allumer leurs cierges, ayant soin, lorsqu'on chante le Gloria Patri, de s'arrêter et de se tourner vers la croix. A Sicul erat, ils prennent leurs chandeliers (3), et descendent devant le milieu de l'autel, où ils font ensemble la génuflexion in plano^ puis se rendent vers l'Officiant (^Cœrem, Episc.^ ibid., n. 9).

4. Ils le saluent en arrivant, et se tiennent devant son pupitre (4), tournés en face l'un de l'autre, jusqu'à ce qu'il ait entonné l'hymne ; et si c'est Vjîve, Maris Stella, ou le Veni Creator, jusqu'après la première strophe, pendant laquelle ils ne se mettent pas à genoux. Ils s'en retournent à l'autel, après avoir salué l'Officiant à l'ordinaire, ayant soin de se retourner de manière que chacun se trouve de son côté. En arrivant à l'autel, ils font la génuflexion, replacent leurs chandeliers, sans les éteindre, et s'en vont eux-mêmes à leurs places {Cœrem. Episc, ibid.).

5. Après le Gloria Patri àw Magnificat ils reprennent leurs chandeliers, et s'en vont comme la première

(1) C'est-à-dire la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle, et, dans le cas contraire, seulement une inclination profonde. Mais les Acolytes, même dans ce dernier cas, font la génuflexion à la croix.

(2) D'après le Cérémonial des Evêques, les Acolytes vont porter leurs cierges sur le degré de Pautel ou tout à fait sur le pavé, super gradu vel piano inferiori. Cotte version du Cérémonial est la véritable, et les éditions qui portent piano interiori sont fautives (Rép. du Card. Fréf. de la 8. Congr. du 3 octobre 1851).

(3) Comme l'autel doit être habituellement couvert d'un tapis, hors le temps de la Messe, les Acolytes, avant de prendre leurs chandeliers, commencent par le découvrir, repliant le tapis également contre les gradins (Cœrem. Jip., lib. ii, cap.i, n. 13).

(4) On suppose que l'Ofliciant a un pupitre sur lequel est posé son livre pendant qu'il chante les oraisons, les mains jointes.

(5) Il est bon d'observer que les Acolytes n'assistent pas à l'encensement de l'autel du chœur.

DES VÊPRES SOLENNELLES

fois devant l'Officiant, où, après l'avoir salué, ils se placent comme nous l'avons dit dans le numéro précédent (^Cœrcm. Episc, ibid., n. 13). JJs y restent jusqu'à ce qu'il ait chanté toutes les oraisons. Lorsqu'elles sont finies, et que le Célébrant a dit Dominus vohiscum^ ils le saluent, et s'en retournent devant le milieu de l'autel, où, l'un à côté de l'autre, ils attendent l'Officiant. Ayant fait la génuflexion en même temps que lui et salué le Chœur avec lui, ils s'en vont à la sacristie (1).

JSTota, Si le Clergé doit aussi sortir du Chœur; ils ne font pas la génuflexion lorsque l'Officiant arrive à Tautel, mais ils attendent et restent debout jusqu'à ce qu'on ait récité Tantienne qui doit terminer l'Office. Alor:.^ après le Divinum auxilium, ils font la génuflexion, et s'en retournent à la sacristie de la même manière qu'aprés la Messe.

ARTICLE II

Instructions pour le Thuriféraire,

1. Le Thuriféraire aura soin qu'on tienne prêts, en temps et lieu convenables, du feu, l'encensoir avec sa navette, garnie d'encens.

2. Il ira au Chœur avec les autres, et prendra une place d'où il lui soit facile de sortir lorsqu'il devra le faire. Après que l'hymne est entonnée, ou un peu plus tôt s'il n'y a pas d'hymne, comme cela arrive pendant l'octave de Pâques, il fait la génuflexion à l'autel, et va préparer son encensoir.

3. Lorsque l'Officiant, après l'intonation du Magnificaty arrive à l'autel, le Thuriféraire s'en approche, et, ayant fait la génuflexion, il fait mettre et bénir l'encens

'1) Si l'on doit donner la bénédiction du très saint Sacrenaent, après \'épres, et que le Célébrant ne doive pas alors s'en retourner à

-cicristie, les Acolytes ne l'attendent pas, et vont tout de suite !i(irp des flannbeaux. Mais si l'Evêque est présent, connme il doit lier la bénédiction après le verset Bcncdicaïuus, ils ne quittent pas de l'autel avant que cette bénédiction de l'Evêque ne soit ter-

106 PART. Ili CHAP. II, ART. II.

à l'ordinaire (1). Après qu'il a remis l'encensoir à l'Officiant, et qu'il en a reçu la navette, il passe aussitôt à sa gauche, sans faire aucune génuflexion ni aucun salut en passant au milieu, parce qu'il doit le faire aussitôt qu'il est arrivé à la gauche de l'Officiant. Pendant l'encensement, il élève la chape, et fait toujours la génuflexion, aussi t)ien que le Cérémoniaire, toutes les fois qu'en passant au milieu de l'autel l'Officiant fait la révérence convenable, soit une génuflexion, soit une inclination.

4. L'encensement de l'autel terminé, il reçoit au coin de l'épître l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et pose la navette sur la crédence (2). Il rend l'encensoir au Cérémoniaire, lorsque celui-ci doit encenser l'Officiant. Il se tient à la gauche du dit Cérémoniaire pendant cet encensement, ayant soin de faire avec lui un salut convenable avant et après. Il reprend ensuite l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et encense le Clergé de la manière que le Diacre le fait à la Messe.

5. Après que le Clergé est encensé, il encense d'un coup le Cérémoniaire, puis il va encenser le peuple de la même manière qu'il a été dit dans son Office pour la Messe. Ensuite il va ôter le feu de son encensoir, et retourne au Chœur, ayant soin de faire la génuflexion à l'ordinaire, tant en s'en allant qu'en revenant.

JYota I, S'il y a des Chapiers, le Thuriféraire leur laisse le soin d'assister l'Officiant pour l'encensement de l'autel. En ce cas, c'est au premier Chapier qu'il appartient d'encenser l'Officiant ; et s'ils sont plus de deux, le dernier encense le Chœur. Le Thurifé-

(1) Si PEvêque est présent, il bénit l'encens pendant Pantienne avant Magnificat. Voici le texte du Cérémonial des Evêques : " Dum cantatur per Chorum ant. ad Magnificat, dignior Canonicus ex Presbyteris, accedente Acolytho Thuriferario, offert naviculam incensi Episcopo, qui imponit ét benedicit incensum more solito." (Lib. ii, cap. II, n. 8.)

(2) Si PEvêque est présent, l'Officiant est encensé à l'autel, et alors le Thuriféraire ne reprend l'encensoir qu'après. Il est bon de remarquer que ce n'est pas le Thuriféraire qui encense l'Officiant, mais que celui-ci doit être encensé ou par le Cérémoniaire, ou par le premier des Chapiers, s'il est assisté par des Ecclésiastiques en cha- j pe (Cœrem, Ep,, lib. ii, cap. m, n. 11). i

DES VÊPRES SOLENNELLES

raire Paccompagne de la même manière qu'il accompagne le Diacre dans l'encensement du Chœur à la Messe, relevant la chape sur le bras droit pour la commodité de celui qui encense. Lorsque le Chapier a encensé les Ecclésiastiques du Chœur et les autres Chapiers, il rend l'encensoir au Thuriféraire. Celui-ci après l'avoir encensé de deux coups au coin de l'épître, encense le Cérémoniaire d'un coup, et enfin le peuple, de la manière qui a été dite.

J^'^oia IL Si l'on doit encenser un autre autel, on se conformera à ce qui sera réglé par le Maître des Cérémonies (1).

ARTICLE m.

Instructions pour le Céreînoniaïre.

1. Le Cérémoniaire, après avoir préparé tout ce qui est nécessaire et disposé les signets du livre de l'Officiant, aide celui-ci à se revêtir du surplis ou du rochet. Il a l'attention d'avertir le Clergé des Vêpres que l'on va chanter, des mémoires à faire, et de ce qu'il y a de

: particulier à l'Office ; et, quand tout est prêt, il fait signe au\ Acolytes de partir.

2. Lorsque le Clergé est en marche (2), il invite : l'Officiant à s'y mettre à son tour. Il se met près de lui pour aller à î'autel, et lui présente l'eau bénite. En arrivant à l'autel, il fait la génuflexion in piano, à la droite de l'Officiant ; et, après avoir dit à genoux 1'*/^- 'pcn, etc., il se lève et avertit l'Officiant de se lever.

; 3. A-yant fait de nouveau la génuflexion, en même •temps que l'Officiant fait la révérence convenable il saine le Chœur, d'abord du côté de l'évangile, puis au de l'épître (3) ; ensuite il accompagne l'Officiant à iége où il se tient à sa droite pour en recevoir et i *'ndre sa ijarrette en temps convenable, ce qu'il fait j les baisers accoutumés 5 pour tourner les feuillels |de son livre, lui indiquer du doigt les psaumes, les an- !

i (1) On peut consulter ce qui est prescrit ci-après dans son Office.

1(2) On suppose une entrée solennelle.

(3) Noua avoQS fait observer précédemment, page 27, quePordre

PART. Il, CHAP. II, ART. III.

tiennes, tout ce qu'il doit réciter ou chanter, et soulever sa chape quand il doit faire le signe de la croix ( Cœrem, Episc.y lib. II, cap. m, n. 5).

Il s'assied sur un siège particulier à proximité de l'Officiant, quand celui-ci n'a pas un besoin actuel de son assistance, notamment pendant qu'on chante les psaumes. Il lui fait signe quand il faut se découvrir et se recouvrir. Il en avertit également le Chœur, si personne autre n'est chargé de le faire.

5. Il avertit les Acolytes d'allumer leurs cierges vers la fin du dernier psaume, de venir devant l'Officiant pendant qu'on répète l'antienne, et de s'en retourner quand il en est temps.

6. Quand on entonne Magnificat, il reçoit la barrette de l'Officiant (1) et l'accompagne à l'autel, ayant soin, avant de partir, de saluer le Chœur d'abord du côté de répître, et ensuite du côté de l'évangile (2).

7. En arrivant à l'autel, il fait la génuflexion in piano, à la droite de l'Officiant (3). Il monte à l'autel avec kii en relevant le bas de sa soutane et les bords de sa chape. Il fait approcher le Thuriféraire, et présente lui-même la cuiller à l'Officiant, et le prie de bénir l'encens, en lui disant: Benedicite^ Pater Reverende (4). Il a soin de présenter la cuiller avec les baisers ordinaires, qu'il prend garde de ne pas omettre toutes les fois qu'il a quelque chose à présenter à l'Officiant ou à recevoir de lui.

et la manière de saluer le chœur dépendent des usages et de la disposition des heux.

(1) Après avoir fait le signe de la croix qui est prescrit pour POfficiant, et que tout le Clergé doit faire également, d'après une décision du 3 octobre 1851.

(2) ^ On commence par saluer le Chœur du côté le plus digne. Dans certaines églises, c'est toujours le côté du plus digne du - Chœur; dans d'autres, c'est le côté où est placé le Chorus, L'officiant et les Chapiers se rendent à l'autel du Chœur, les mains jointes.

(3) Si l'Officiant est accompagné par des Chapiers, le Cérémoniaire ne se met qu'à leur droite, et leur laisse la place la plus rapprochée de l'Officiant. Ce sont alors les Chapiers qui aident l'Officiant à monter à l'autel, qui lui font bénir l'encens, qui l'accompagnent pendant l'encensement, etc.

(4) Si l'Evêque est présent, le Cérémoniaire fait bénir l'encens pendant l'antienne avant Magnificat, Et alors c'est le Prêtre assis-

DES VÊPRES SOLENNELLES

8. Aussitôt que l'Officiant a mis et béni l'encens, le Cérémoniaire reprend la cuiller, rend la navette au Thuriféraire et présente l'encensoir à l'Officiant (1). Pendant que celui-ci fait l'encensement, le Cérémoniaire soulève sa chape par le côté, et il fait la génuflexion, aussi bien le Thuriféraire, toutes les fois qu'en passant au milieu de l'autel l'Officiant la fait lui-même, ou s'incline profondément.

' 9. Lorsque rencensement est fini, il reprend Pencen- I soir et le remet au Thuriféraire ; puis il monte de noui veau sur le marchepied, et, ayant fait l'inclination à la : croix avec l'Officiant, il descend, fait la génuflexion ia piano , salue le Chœur, et accompagne l'Officiant à son j siège, où il l'encense de trois coups à l'ordinaire (2). \ Ayant ensuite rendu l'encensoir au Thuriféraire, il se , tient auprès de l'Officiant pour lui indiquer ce qu'il doit I lire ou chanter. Il est lai-même encensé après ceux du i Chœur.

10. Après que l'Officiant a dit Fidelium animœ, le Cérémoniaire lui rend sa barrette, et va avec lui à l'aui tel, après avoir salué le Chœur à l'ordinaire. Ils font j la génuflexion, puis le Cérémoniaire accompagne l'Offiiciant lorsqu'il retourne à la sacristie, j 11. Si l'on ne dit pas les Complies, après avoir fait îzénuflexion au pied de l'autel, le Cérémoniaire inle à l'Officiant l'antienne de la sainte Vierge, qu'il ;"it commencer, et qu'on dit debout ou à genoux, selon le temps. En s'en retournant àia sacristie, le Cérémojniaire se tient à la gauche de l'Officiant ; il salue avec

* ■ t qui présente la cuiller au Prélat, et qui demande qu'il bénisse

) On suppose toujours que l'Officiant n'est pas assisté par des j'iers ; car alors ils font l'office qu'on attribue ici au Céréraoniai- Celui-ci présente la navette, l'encensoir, etc. aux chapiers, t-u de les présenter directenaent à l'Officiant î cela se fait sans ■ifi baiser à l'éi^ard du Chapier, cette nnarque de respect ne de- ;amaÌ8 avoir lieu qu'à l'égard de l'Evêque ou de l'Officiant. Si l'Evêque est présent, l'Officiant est encensé, non pas à son mais à l'autel, coname à la messe ; alors il est encensé de deux ^'Miî-'ment, et l'Evêque est encensé ensuite de trois coups par • ■ ' issistant. Quant à celui qui doit encenser l'Officiant, c'est, M<' du l'Auteur, le Cérémoniaire s'il n'y a pas d ' Chapiers assis- , auquel cas c'est au premier de ceux-ci. (Voir le n. 12 qui suit.)

PART. II5 CHAP. II, ART. III

lui le Clergé réuni, puis l'image principale et l'aide à se déshabiller.

12. S'il y a des Chapiers, le Cérémoniaire a soin que le premier d'entre eux accompagne l'Officiant du côté droit, et l'encense.

13. Si, en outre de l'autel du Chœur, on doit encenser quelque autre autel, par exemple, celui du très-saint Sacrement, qui alors doit être encensé en premier lieu, on observera ce qui suit. Pendant l'hymne, le Cérémoniaire invitera deux ou quatre des plus dignes du Chœur à assister à l'encensement (1).

14. |I1 a soin qu'aussitôt après l'intonation du Magnificat on se trouve devant l'autel dans l'ordre suivant : les Acolytes avec leurs chandeliers, le Thuriféraire au milieu d'eux, les deux ou quatre plus dignes du Chœur derrière les Acolytes, la face tournée vers l'autel.

15. Le Cérémoniaire accompagne à l'autel l'Officiant, qui marche au milieu des Chapiers. En arrivant, il fait la génuflexion avec les autres, et, après avoir salué le Chœur, ils vont tous faire l'encensement en cet ordre :

16. Le Thuriféraire marche le premier; les Acolytes le suivent; puis viennent les Chapiers de chaque côté de l'Officiant et relèvent sa chape. Ils marchent couverts de leurs barrettes.

17. Lorsqu'on est arrivé à l'autel du saint Sacrement, ou à tel autre autel que l'on doit encenser, tous font la révérence convenable. Les Acolytes et les Chapiers se rangent sur une ligne, devant l'autel, au bas du dernier degré. Ensuite l'Officiant monte avec deux Chapiers sur le marchepied pour faire l'encensement, et les autres attendent debout et immobiles.

18. L'encensement terminé, ils font tous ensemble la révérence convenable, et s'en retournent dans le même ordre qu'ils sont venus. En arrivant dans la Chœur, les Acolytes se partagent, ainsi que les Chapiejs : le Thuriféraire prend le côté droit, et lorsque l'Officiant est arri-

(1) S'il y ade Chapieis, on peut se dispenser d'inviter d'autres Ecclésiastiques, surtout si le trajet pour aller à l'auleldu saint Sacrement n'est pas considérable.

DES VÊPRES SOLENNELLES

vé avec ses deux Chapiers-Assistants, ils font tons la révéreii'-'e convenable au Chœur, puiè<\ à l'autel (1).

19. Les Acolytes reposent aussitôt leurs chandeliers, et s'en retournent à leurs places. Les autres se rangent comme pour Tencensemeut du premier autel. Pour cet encensement, on ne met pas de Fencens une nouvelle j fois.

j 20. Cet encensement fini, ils font tous la révérence convenable à l'autel et au Chœur. Les Chapiers con- ; duisent FOfficiant à son siège, et ceux du Chœur, qui i sont venus pour assister à l'encensement du premier autel, s'en vont à leurs places après s'être entre-salués.

ARTICLE IV

Des Chapiers et des Chantres.

1. Les fonctions de Chantres peuvent, du mom s en beaucoup de circonstances, être exercées par des Cha-

! piers ; ainsi le supposent Mera ti. Catalan, Baldeschi. I Mais cependant il ne faut pas confondre ces divers offices.

2. Les Chapiers sont, comme nous l'avons dit, avant tous les Assistants de l'Officiant. Lorsqu'ils ne sont que deux, il est au moins convenable qu'ils remplissent cette fonction exclusivement et laissent celle du chant

j- aux Chantres en surplis. Mais s'ils sont six ou même quatre Chapiers, il suffit à la rigueur que les fonctions de Tassistance soient remplies par les deux premiers ; et les autres, d'après un usage devenu à peu près général, peuvent remplir celles de Chantres, j 3. Dans les cas donc où il n'y a que deux Chapiers, ils ne délaissent point leurs fonctions d'assistance, et alors les antiennes sont annoncées, et les. psaumes sont entonnés par deux Chantres en surplis.

* 4-. Quant à la place des Chantres, le Cérémonial ne j l'assigne pas positivement ; il dit simplement qu'ils I entonnent les psaumes in medio Chori-^ mais, d'après , ' une réj)onse du Préfet de la S. Congrégation des Rites

I j (\) On suppose que le Chœur est devant l'autel, ou que du moins ! l'on pa&se dans le Ciiœur.

PART. II, CHAP. II. ART. IV

(3 octobre 1851), ils ont leurs sièges au milieu du Chœur.

5. Les ChapierSj après s'être revêtus du surplis, aident l'Officiant à s'habiller, et, aidés par les Acolytes, ils prennent ensuite eux-mêmes leurs chapes, qui doivent être convenables et uniformes. Ensuite ils se couvrent en même temps que l'Officiant.

6. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent, et ayant fait, la tête découverte une inclination à Timage de la sacristie, ils se couvrent de nouveau et se mettent en marche derrière le Clergé, ayant l'Officiant au milieu d'eux, et relevant sa chape de chaque côté (^Cœrem, Episc, lib. Il, cap. III, n. 1.)

7. En entrant au Chœur, ils se découvrent 5 et, arrivés à l'autel, ils font la génuflexion tous ensemble, rangés en droite ligne, puis ils se mettent à genoux sur le dernier degré pour dire VAperi Domine {Ibid., n. 2.) Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent et, ayant fait les révérences convenables à l'autel et au Chœur {Ibid., n. 8), ils accompagnent l'Officiant à son siège, et ils restent là im peu devant, de manière à ne pas tourner le dos entièrement à l'autel, jusqu'à ce que celui qui doit le faire ait annoncé à l'Officiant la première antienne (n. 5et6) (1).

8. Les Chantres vont au milieu, où ils doirait entonner les psaumes, faisant les révérences convenables tant à l'autel qu'au Célébrant, s'ils passent devant lui

(1) Un Cérémoniaire, surtout dans les Offices solennels, peut avertir et accompagner chaque fois celui qui doit annoncer une antienne. Tandis qu'aux Offices moins solennels, lorsqu'il n'y a que deux Chapiers, les Chantres iraient annoncer Jes antiennes seuls, sans être ni avertis ni accompagnés par le Cérémoniaire. D'après une réponse du Préfet de la S. Congrégation (3 octobre 1851), le Cérémoniaire peut conduire même les simples Cliantres en surphs. Aux doubles, l'antienne devant se chanter en entier avant le psaume, le Chantre qui l'annonce doit rester auprès de celui qui doit l'entonner et tourné vers lui jusqu'à ce qu'il ait fini l'intonation ; mais aux semi-doubles le Chantre, aussitôt après avoir annoncé l'antienne, peut s'en retourner pour l'intonation du psaume. Les Chantres ou Chapiers, avant de quitter leurs places, s'entre-saluent ; ils saluent celui à qui ils vont annoncer une antienne, d'abord en arrivant auprès de lui, puis encore avant de le quitter.

DES VÊPRES SOLENNELLES

(1). Après qu'ils ont entonné le psaume, ils s'ass?yent sur les tabourets qui sont préparés et disposés pour eux dans le milieu du Chœur, devant l'autel {Cœrem, Ep., ibid., n. 6 et 7).

9. Lorsqu'ils sont assis, et non auparavant, ils se couvrent et continuent le chant avec le Chœur, chacun de sou côté (2).

10. Le premier psaume terminé, les deux Chantres ou le Chapier vont annoncer l'antienne au premier du Chœur du côté de l'évangile (3). Lorsque celui-ci a repris l'antienne, les Chantres entonnent le psaume au milieiidu Chœur, ce qui se pratique alternativement de chaque côté ( Cœrm. Episc, ibid., n. 8). Pendant ce temps les drapiers- Assistants restent assis (4).

11. Lorsque tous les psaumes sont chantés et qu'on a répété la dernière antienne, les Chapiers assistent au

(1) Nous ne parlons que des Chantres qui d'après le Cérémonial I doivent entonner les psaumes in medio Chori, parce que les Chapiers

assistants ne quittent point le Célébrant, et n'iraient au milieu qu'autant que celui-ci y serait lui-même placé. Mais si son siège est au coin de l'épître, sa place naturelle, les Chantres seuls vont in medio Chori,

(2) Dans plusieurs églises de France, les Chapiers se promènent f^.xns le Chœur. Cet usage est contraire au Cérémonial romain, dont

prit repousse ces mouvements inutiles. La S. Congrégation des •s a d'ailleurs déclaré, le 31 juillet 1665, que cette pratique était .tra usum Ecclesiœ Romance.

^ i) Il est d'usage général que chaque Chantre ou Chapier aille niativement annoncer seul l'antienne de son côté. Après que les .ntres ont entonné le psaume jusqu'à la médiante, le côté du ; ur où l'antienne a été annoncée continue le reste du premier -i't, — Il n'est pas nécesssaire d'annoncer l'antienne au premier des l-s : il .suffit de commencer de manière à ce que les antiennes sui- . .;Jes soient annoncées à de moins dignes, et qu'on aille toujours ••'! descendant. C'est ainsi que nous comprenons le Cérémonial des • - flib. II, cap. III, n. 8). On peut, aux grandes solennités, '^r tout-à-fait par les plus dignes ; aux solennités moindres, '•(T seulement aux Chanoines honoraires ou aux simples Prê- . et les autres jours se borner aux Diacres ou aux simples Clercs, l) On suppose que les assistants ne sont pas placés à côté des ■ de manière à former un même corps avec eux; car dans ce i un Chapier est debout pour son office, tous doivent égale- . debout, conlormément aux dispositions du Cérémonial des •ques (lib. I. cap. xviii, n. 8 et 9).

114 PART. II. CHAP. II, ART. IV

capitule, chanté par l'officiant (1). Et, après qu'il a

entonné l'hymne, qui lui est annoncée par le premier d'entre eux, ils retournent à leurs places, où ils se tiennent debout et découverts (Cœrem, Episc, ibid., n. 9).

J^ota. Si l'on chante VJlve, Maris stella ou le Veni Creator y ils se mettent à genoux jusqu'à ce que la première strophe soit finie (Cœrem. Episc, cap. i, n. 12 (2).

12. Après l'hymne, deux d'entr'eux chantent le verset, puis le premier ayant annoncé l'antienne à l'Officiant, les Chantres entonnent le Magnificat. Après l'intonation, les Chapiers prennent l'Officiant au milieu d'eux pour le conduire à l'autel (Cœrem. Episc.y ibid., cap. m, n. 10).

13. En allant à l'autel du Chœur, supposé qu'on ne doive pas aller encenser quelque autre autel, ils saluent d'abord le Chœur, ayant soin de s'accorder ; puis, arrivés au pied de l'autel, ils lui font la révérence convenable (3). Les deux premiers Assistants montent sur le marchepied avec l'Officiant, et les autres, s'il y en a d'autres, restent in piano. Le premier fait mettre l'encens dans Pencensoir (Cœrem. Episc, ibid ) de la même manière que le Diacre le fait mettre à la Messe,' et le second soulève un peu la chape par-dessus le bras droit de l'Officiant, afin que celui-ci puisse mettre l'encens plus commodément.

14. Pendant l'encensement, ils tiennent et relèvent la chape de chaque côté. L'encensement fini, ils retournent au milieu, font une inclination de tête à la croix, descendent in piano, font la révérence convenable à l'autel, saluent le Chœur, et reconduisent l'Officiant à

(1) Lorsque PEvêque est présent, c'est un des Chapiers qui chante le capitule {Cœr, Ep», lib. i, cap. ii, n. 7), au lieu où se chantent d'ordinaire les leçons. S'il s'avance au milieu du Chœur devant l'autel, il fait la génuflexion in accessu et recessu.

(2) Les Chapiers- Assistants se naettenten cette circonstance à genoux aux côtés du Célébrant, dans le lieu où il est d'usage que celui-ci s'y mette lui-même.

(3) Il est bon de remarquer qu'ils vont tous à l'autel les mains jointes. Avant de quitter leurs sièges, ils saluent chaque côté du Chœur avec le Célébrant. Et toutes les fois qu'ils doivent quitter le Chœur tous ensemble, ils le saluent de la même manière.

DES VÊPRES SOLENNELLES

son siège. Le premier Chapier l'encense de trois coups ; après quoi le dernier, s'ils sont plus de deux, encense le Chœur (Cœrem. Episc , ibid., n. 1 1 et 12) (1) de la même manière que le Diacre Pa fait à la Messe, en commençant d'ordinaire par le còlè de l'évangile. Les autres Chapiers vont à leurs places (2).

15. Lorsqu'il a encensé le premier ordre de chaque côté, il encense les Chapiers de deux coups chacun (3) ; puis il encense le reste du Clergé placé dans les stalles

\ inférieures. Enfin, revenu en sa place, il est lui-même

i encensé par le Thuriféraire.

( 16. Après l'oraison, les deux derniers Chapiers chantent le Benedicamus Domino {Cœrem, Episc, ibid.,n. 15) (4).

17. Après qu'ils ont chanté le Benedicamus^ tous prennent l'Officiant au milieu d'eux pour aller à l'autel : j ils saluent le Chœur, font la génuflexion à la croix, s'en i retournent dans l'ordre qu'ils sont venus, la tête couver- I te, à moins qu'ils ne restent pour la récitation de l'anj tienne ordinaire (Cœrem. Episc,, ibid.). i 18. Arrivés à la sacristie, si le Clergé est sorti du i Chœur, ils lui font le salut convenable ; puis ils quittent I leurs chapes et aident l'Officiant à se déshabiller, j Nota. Si l'on doit encore encenser un autre autel que I celui du Chœur, ils se conformeront aux instructions don- [nées au chapitre du Cérémoniaire.

I (1) A moins que l'encensement du Chœur ne soit fait par le Thu- ' riféraire, ce que permet le Cérémonial.

^'1) Lorsque PEvêque est présent, l'Officiant est encensé, avant de -T l'autel, au coin de l'épître, par le premier Chapier, de deux s seulement ; mais, l'évêque absent, l'Officiant est encensé à son ' de trois coups. Le Chapier chargé de l'encensement doit en- ■ le poursuivre de la même manière que le Diacre à la Messe. (3; Si les Chapiers étaient Chanoines, il les encenserait les pre- I miers.

! (4) Dans beaucoup d'éj^lises, le verset Benedicamus Domino et les ' petits versets, tant après l'hymne (jii' îpres les antiennes des mémoire», eont chantés par des Enfants de Chœur.

PART. Il, CHAP. Iir.

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