‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 35 sur 168 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des Vêpres solennelles en présence de l'Eveque.

1. L'Êvêque peut assister aux Vêpres comme àia Messe solennelle, ou avec les ornements pontificaux, le rochet, l'amict, l'aube, la ceinture, la croix pectorale, l'étole, la chape, la mitre et la crosse 5 ou simplement avec l'habit ordinaire de chœur. Dans le premier cas, il occupe le trône, et il est toujours accompagné du Prêtre assistant et de deux Diacres d'honneur en habit ordinaire de choeiir ; ils ne se revêtent des habits sacrés qu'autant que l'Évêque officie lui-même (Cœrem.y lib. II, cap. I, n. 4, et cap. 11, n. 2).

2. Avant de commencer, l'Officiant en demande la permission à l'Évêque (lib. ii, cap. 11, n. 4) par une inclination.

3. Les antiennes sont annoncées par les Chantres ou les Chapiers à l'ordinaire, et non par celui qui les annonce lorsque l'Évêque officie (Ibid., n. 2 et 5).

4. Le capitule est chanté, non par l'Officiant, mais par l'un des Chantres (n. 7). C'est ordinairement dans le lieu où l'on chante les leçons.

5. Pour Magnificat, l'Evêque bénit l'encens à son ' ire comme pendant la Messe. Le Célébrant fait l'eniisement de l'autel à l'ordinaire. L'orsqu'il a fini, il

< -t encensé, non pas à son siège comme lorsque l'Évê- \e est absent, mais à l'autel même, de la même ma- «jre qu'à la Messe. 11 est encensé de deux couj)s seu- I lient par son premier Chapier assistant, et l'Evêque st immédiatement de trois coups après hii par le '•'••r - a^^^istiut ; ])uis rencensement se poursuit à l'orauire {lùid., n. 8 et 9).

PART. II, CHAP, V

6. Immédiatement après \e Benedicamus, et sans que l'on dise le verset Fideliumy PÉvêqiie donne la bénédiction solennelle de la même manière qu'a la Messe, la tête couverte de sa barrette, si n'étant pas paratus, il ne se sert pas de la mitre (Ibid,, n. 10.)

7. Si la bénédiction du très-saint Sacrement est donnée par l'Officiant et non par l'Evêque, le Prélat, accompagné de ses Assistants, vient se mettre à genoux sur un prie-Dieu prépptré devant le milieu de l'autel. L'Officiant, accompagné de ses Ministres, se met à genoux sur les degrés latéraux. C'est l'Evêque seul qui met l'encens et fait l'encensement : pour cela, il s'avance à chaque fois et se met à genoux sur le dernier degré de l'autel ; puis, l'encensement terminé, il retourne à son prie-Dieu. L'Officiant, placé à l'un des côtés de l'autel, récite l'oraison à l'ordinaire.

(tj- CHAPITRE V.

Hes petites Meures^ et eai particulier des Compiles.

1. Les petites Heures ne sont jamais solennelles, si ce n'est Tierce, lorsque l'Evêque officie {Cœr, Ep., lib. II, cap. vixi), et Compiles, à certains jours dans certaines églises (Ibid.y cap. iv, n. 3).

2. Le Chœur est debout, tourné vers l'autel, pendant le Pater et VAve, qui se disent à voix basse avant de commencer ; pendant le Deus in adjutorium-^ le capitule, le répons bref, les petits versets, l'oraison et le Benedicamus. Pendant l'hymne, on est debout, tourné en Chœur, et pendant les psaumes, on est assis et couvert. Lorsqu'on dit les prières, et qu'on ne doit pas les dire à genoux, on est debout, tourné vers l'autel. Si on les dit à genoux, celui qui préside se lève pour l'oraison.

3. Celui qui préside à l'Office commence Deus in adjutorium, l'hymne et l'antienne svant les psaumes, dit le capitule, l'oraison, le Benedicnmus et le verset Fidelium» Ceux qui font l'office de chantres commencent le premier psaume, les répons brefs et les petits versets. De jeunes Clercs ou des Enfants de Chœur les remplacent très convenablement dans les deux derniers cas.

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