DES PROCESSIONS EN GÉNÉRAL
3. Si le Prêtre doit porter à la Procession une croix ou iiii reliquaire, ou l'image de la sainte Vierge ou de quelque Saint, et qu'il n'y ait pas un Diacre ou au moins quelque Clerc pour lui présenter Tobjet sacré, il aura soin de le préparer lui-même à l'avance: car il serait très inconvenant qu'il fût apporté par un laïque, surtout s'il n'est pas revêtu d'un surplis. L'Officiant devra }X)rter l'objet sacré avec révérence, sans tenir en même temps à la main ni un livre, ni sa barrette, ni rien autre chose.
4. Au moment que la Procession doit partir, le Porte- Croix et les deux Acolytes se placent devant le milieu de l'autel, près de la sortie du chœur ou du sanctuaire, ills ne fout de génuflexion ni en sortaut ni en rentrant, j Lorsqu'on se met en marche, ceux du Clergé ayant fait lia génuflexion deux à deux avant de quitter le sanctuaire ou le chœur, selon la disposition des lieux, suivent 'la croix sur deux rangs, les plus jeunes les premiers, sans regarder ni saluer personne. La place ordinaire du Cérémoniaire est derrière la croix ; mais comme il idoit veiller à ce que chacun garde l'ordre exactement, ;il est à propos qu'il se porte avec modestie dans tous les 'endroits où sa présence peut être utile. Ceux qui sont
- tas de chapes marchent par rang de dignité immé- •.-ment devant les Officiers sacrés. L'Officiant vient •rnier, et s'il est revêtu de la chape, ses Ministres . cvent les bords.
I 5. Lorsqu'une Procession se fait dans l'intérieur de ■'église, le Clergé reste découvert, à l'exception du Cémt, du Diacre et du Sous-Diacre, et de ceux qui iOnt parati. Ceux-ci sont couverts (Cœrem, Ep., lib. ip. ni, n. 1, et Mémorial. Rit., tit. i, cap. n, § m), à lis que cene soit une procession du saint Sacrement. -<|ue la Procession se fait en dehors de l'église, tout ^ iergé se couvre, chacun à mesure qu'il sort de l'é- On excepte le Thuriféraire, le Porte-Croix et les -'Vtes, qui ne se couvrent jamais ; le Cérémoniaire "'Ut non plus se couvrir que d'une calotte, ce que la ' 'ungrégâtion des Pwites a déclaré permis le 17 juillet ' 1. Dans les Processions du très-saiut Sacrement, il
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n'est permis à personne de se couvrir ni de la barrette ni de la calotte.
6. En passant devant une église ou devant mie croix, on se découvre ; si l'on passe devant le saint Sacrement, soit exposé, soit entre les mains d'un Prêtre qui fait l'élévation, qui l'administre au peuple ou qui le porte aux malades, tous font deux à deux la génuflexion, quand ils sont vis-à-vis ; après quoi ils poursuivent leur chemin. Si l'on passe devant le tabernacle où est le saint Sacrement, on fait de la même manière la génuflexion, mais d'un seul genou 5 devant le grand autel où n'est pas le saint Sacrement, et devant une relique insigne exposée à la vénération, parce qu'on en ferait la fête, on devrait faire une inclination profonde. Mais dans une Procession du très-saint Sacrement, on ne ferait aucun salut, parce qu'on éét in adu adorationis.
7. Les confréries qui marchent en Procession précèdent le Clergé. Quant au reste du peuple qui désire aussi y prendre part, on suit les usages des lieux (1).