DE LA MESSE SOLENN, EN PRES. DE L'ÉVÊQUE
tf CHAPITRE XIII.
De la Messe Solennelle en présence de l’Eveque (1).
1. L’Evêque, dans son diocèse, peut assister à la Messe solennelle en chape et en mître; alorsil se revêt, pardessus le rochet de l’amict, de l’aube avec la ceinture, la croix pectoraie, et l’étole sous l:1 chape (2). En ce cas, il se place toujours à son trône, où il est accompagné du Prêtre assistant et des deux Diacres d’honneur,tous trois en habit ordinaire de Chœur (Cærem., lib. 11, cap. 1x, n. 2 et 4). L’Evêque peut aussi assister à la Messe solennelle étant lui-même en habit ordinaire de Chœur, simplement avec la barrette, et alors il se place le plus ordinairement à sa stalle. Dans l’un et l’autre cas, un Clerc en surplis doit tenir un missel prêt pour le présenter ouvert en temps convenable au Prélat. Régulièrement, il y a en outre un autre Clerc pour porter le bougeoïir (Cær., Ep., lib. 1. cap. «x, n. 1). Ilne fait guère porter la crosse que quand il assiste à son trône vestitus sacris indumentis.
2. Lorsque l’Evêque assiste à la Messe solennelle sur son trône, on doit lui préparer dans le sanctuaire, devant le milieu de l’autel, un prie-Dieu couvert d’un tapis vert ou violet, selon le temps (16., cap. xur, n. 8),
(1) ‘“ Cum Episcopus, rei divinæ peragendæ causa, ad Ecclesiam venturus erit, sive ipsemet celebraturus sit, sive alter, debent Canonici omnes in eorum ecclesiastico et canonicali habitu, appropinquante hora, ad illum accedere, eumque cappa indutum comitari et deducere.” (Caerem. lib. 1, cap. xv,n.1.) Les Chanoines sont-ils donc tenus d’aller chercher l’Evêque lorsqu’il veut se rendre à la Cathédrale ? S’il est revêtu de la cappa magna, oui ; ils doivent et l’aller chercher avant l’Office et le reconduire après (S. R. C., 10 décemb. 1740). Mais si l’Evêque vient sine cappa, cum mozzetta tantum, ils n’y sont pas tenus (10 maii 1642).
(2) Voici le texte du Cérémonial des Évêques :‘* Valde.. probandum esset si in solemnioribus festivitatibus Episcopus, etiam non celebraturus, procederet ad Ecclesiam ; ettam Vesperis, quam Missæ interesset, amictu, alba, cingulo, cruce pectorali, stola, pluviali, et mitra paratus * (lib. r, cap. xv,n. 10). ‘ In solemnioribus festivitatibus Episcopus erit semper cum pluviali... Poterit tamen, si magis placuerit, hujusmodi Missæ in festis minus solemnibus cum sua cappa pontificali interesse” (lib. 11, cap. 1x,n. 4).
sur lequel il ira se mettre à genoux dans les temps de la Messe où l’on doit s’agenouiller. Lorsqu'il est à sa stalle, il s’y met à genoux sans se déplacer.
3. Toutes les fois que l’Evêque est présent de l’une de ces deux manières, il doit être salué en particulier, et non par un salut commun à tout le Chœur. Le Cérémonial assimile partout le salut à l’Evêque à celui qui est dû à la croix de l’uutel ; c'est-à-dire qu’à l'exception des Chanoines et. du Célébrant, qui lui font une inclination profonde, tous les autres devraient faire une génuflexion (1).
4. L’Evèque, en entrant dans l'église, reçoit l’aspersoir du plus digne de ceux qui l’ont accompagné ou qui sont venus pour le recevoir à l’entrée, lequel le lui préseute avec les baisers ordinaires. Ilse donne d’abord de l’eau bénite à lui-même, puis il asperge tous ceux qui sont présents ; ensuite il se rend à l’autel du saint Sacrement pour y faire sa prière avant de se rendre au trône ou à sa stalle. Ilest très-convenable, au moins les jours de fêtes, que l’on touche de l’orgue aussitôt qu’il entre à l’église (Ceær., Ep. lib. 1, cap. xv. n. 3. et 4.)