‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 57 sur 191 · PART. II, CHAP. I, ART. III · texte numérisé non relu

PART. II, CHAP. I, ART. III

lui le Clergé réuni, puis l’image principale et l’aide à se déshabiller.

12. S’il y a des Chapiers, le Cérémoniaire a soin que le premier d’entre eux accompagne l’Officiant du côté droit, et l’encense.

13. Si, en outre de l’autel du Chœur, on doit encenser quelque autre autel, par exemple, celui du très-saint Sacrement, qui alors doit être encensé en premier lieu, on observera ce qui suit. Pendant l’hymne, le Cérémoniaire invitera deux ou quatre des plus dignes du Chœur à assister à l’encensement (1).

14. :Il a soin qu’aussitôt après l’intonation du Magnificat on se trouve devant l’autel dans l’ordre suivant : les Acolytes avec leurs chandeliers, le Thuriféraire au milieu d’eux, les deux ou quatre plus dignes du Chœur derrière les Acolytes, la face tournée vers l’autel.

15. Le Cérémoniaire accompagne à l’autel l’Officiant, qui marche au milieu des Chapiers. ÆEn arrivant, il fait la génuflexion avec les autres, et, après avoir salué le Chœur, ils vont tous faire l’encensement en cet ordre :

16. Le Thuriféraire marche le premier ; les Acolytes le suivent; puis viennent les Chapiers de chaque côté de l’Officiant et relevent sa chape. Ils marchent couverts de leurs barrettes.

17. Lorsqu’on est arrivé à l’autel du saint Sacrement, ou à te: autre autel que l’on doit encenser, tous font la révérence convenable. Les Acolytes et les Chapiers se rangent sur une ligne, devant l’autel, au bas du dernier degré. Ensuite l’Officiant monte avec deux Chapiers sur le marchepied pour faire l’encensement, et les autres attendent debout et immobiles.

18. L’encensement terminé, ils font tous ensemble la révérence convenable, et s’en retournent dans le même ordre qu’ils sont venus. En arrivant dans la Chœur, les Acolytes se nartagent,ainsi que les Chapiess : le Thuriféraire prend le côté droit, et lorsque l’Officiant est arri-

(1) Sily a de Chapiers, on peut se dispenser d'inviter d’autres Ecclésiastiques, surtout si le trajet pour aller à l’autel du saint Sacrement n’est pas considérable.

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19. Les Acolytes reposent aussitôt leurs chandeliers, et s’en retournent à leurs places. Les autres se rangent comme pour l’encensement du premier autel. Pour cet encensement, on ne met pas de l’encens une nouvelle fois.

20. Cet encensement fini, ils font tous la révérence convenable à l’autel et au Chœur. Les Chapiers conduisent l’Officiant à son siège, et ceux du Chœur, qui sont venus pour assister à l’encensement du premier autel, s’en vont à leurs places après s’être entre-salués.

[F ARTICLE IV

Des Chapiers et des Chantres.

1. Les fonctions de Chantres peuvent, du moins en beaucoup de circonstances, être exercées par des Chapiers ; ainsi le supposent Merati, Catalan, Baldeschi. Mais cependant il ne faut pas confondre ces divers offices.

2. Les Chapiers sont, comme nous l’avons dit, avant tous les Assistants de l’Officiant. Lorsqu'ils ne sont que deux, il est au moins convenable qu’ils remplissent cette fonction exclusivement et laissent celle du chant aux Chantres en surplis. Mais s’ils sont six où même quatre Chapiers, il suffit à la rigueur que les fonctions de l'assistance soient remplies par les deux premiers ; et les autres, d’après un usage devenu à peu près général, peuvent remplir celles de Chantres.

3. Dans les cas donc où il n’y a que deux Chapiers, ils ne délaissent point leurs fonctions d’assistance, et alors les antiennes sont annoncées, et les psaumes sont entonnés par deux Chantres en surplis.

4. Quant à ia place des Chantres, le Cérémontal ne l’'assigne pas positivement ; il dit simplement qu’ils entonnent les psaumes în medio Chori; mais, d’après une réponse du Préfet de la S. Congrégation des Rites

(1) On suppose que le Chœur est devant l’autel, ou que du moins lon passe dans le Chœur. 9

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(3 octobre 1851), ils ont leurs sièges au milieu du Chœur.

5. Les Chapiers, après s'être revêtus du surplis, aident l’Officiant à s’habiller, et, aidés par les Acolytes, ils prennent ensuite eux-mêmes leurs chapes, qui doivent être convenables et uniformes. Ensuite ils se couvrent en même temps que l’Officiant.

6. Ausigne du Cérémoniaire, ils descendent, et ayant fait, la tête découverte une inclination à l'image de la sacristie, ils se couvrent de nouveau et se mettent en marche derrière le Clergé, ayant l’Officiant au milieu d’eux, et relevant sa chape de chaque côté (Caærem. Episc., lib. n1, cap. mm, n. 1.)

7. En entrant au Chœur, ils se découvrent ; et, arrivés à l’autel, ils font la génuflexion tous ensemble, rangés en droite ligne, puis ils se mettent à genoux sur le dernier degré pour dire l’Aperi Domine (Ibid., n. 2.) Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent et, ayant fait les révérences convenables à l’autel et au Chœur (Zhid., n. 8), ils accompagnent l’Officiant à son siége, et ils

restent là un peu devant, de manière à ne pas tourner le dos entièrement à l’autel, jusqu’à ce que celui qui doit le faire ait annoncé à l’Officiant la première antienne (n. 5et 6) (1).

8. Les Chantres vont au milieu, où ils doivent entonner les psaumes, faisant les révérences convenables tant à l’autel qu’au Célébrant, s’ils passent devant lui

(1) Un Cérémoniaire, surtout dans les Offices solennels, peut avertir et accompagner chaque fois celui qui doit annoncer une antienne. Tandis qu'aux Offices moins solennels, lorsqu’il n’y a que deux Chapiers, les Chantres iraient annoncer les antiennes seuls, sans être ni avertis ni accompagnés par le Cérémoniaire. D’après une réponse du Préfet de la S. Congrégation (3 octobre 1851), le Cérémoniaire peut conduire même les simples Chantres en surplis. Aux doubles, l’antienne devant se chanter en entier avant le psaume, le Chantre qui l’annonce doit rester auprès de celui qui doit l’entonner et tourné vers lui jusqu’à ce qu’il ait fini l’intonation ; mais aux semi-doubles le Chantre, aussitôt après avoir annoncé l’antienne, peut s’en retourner pour l’intonation du psaume. Les Chantres ou Chapiers, avant de quitter leurs places, s’entre-saluent ; ils saluent celui à qui ils vont annoncer une antienne, d’abord en arrivant auprès de lui, puis encore avant de le quitter.

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(1). Après qu’ils ont entonné le psaume, ils s’asseyent sur les tabourets qui sont préparés et disposés pour eux dans le milieu du Chœur, devant l’autel (Cærem. Ep. ibid., n. 6 et 7).

9. Lorsqu'ils sont assis, et non auparavant, ils se couvrent et continuent le chant avec le Chœur, chacun de son côté (2).

10. Le premier psaume terminé, les deux Chantres ou le Chapier vont annoncer l’antienne au premier du Chœur du côté de l’évangile (3). Lorsque celui-ci a repris l’antienne, les Chantres entonnent le psaume au milieu du Chœur, ce qui se pratique alternativement de chaque côté (Cærem. Episc., ibid., n. 8). Pendant ce temps les Chapiers-Assistants restent assis (4).

11. Lorsque tous les psaumes sont chantés et qu’on a répété la dernière antienne, les Chapiers assistent au

(1) Nous ne parlons que des Chantres qui d’après le Cérémonial doivent entonner les psaumes in medio Chori, parce que les Chapiers assistants ne quittent point le Célébrant, et n’iraient au milieu qu’autant que celui-ci y serait lui-même placé. Mais si son siége est au coin de l’épître, sa place naturelle, les Chantres seuls vont in medio Chori.

(2) Dans plusieurs églises de France, les Chapiers se promènent dans le Chœur. Cet usage est contraire au Cérémonial romain, dont l'esprit repousse ces mouvements inutiles. La S. Congrégation des Rites a d’ailleurs déclaré, le 31 juillet 1665, que cette pratique était contra usum ÆEcclesiæ Romane.

(3) IL est d’usage général que chaque Chantre ou Chapier aille. alternativement annoncer seul lantienne de son côté. Après que les Chantres ont entonné le psaume jusqu’à la médiante, le côté du Chœur où l’antienne a été annoncée continue le reste du premier verset.—Il n’est pas nécesssaire d’annoncer l’antienne au premier des stalles : il suffit de commencer de manière à ce que les antiennes suivantes soient annoncées à de moins dignes, et qu’on aille toujours en descendant. C’est ainsi que nous comprenons le Cérémonial des Evêques (lib. 11, cap. 1, n. 8). On peut, aux grandes solennités, commencer tout-à-fait par les plus dignes ; aux solennités moindres, commencer seulement aux Chanoïines honoraires ou aux simples Prêtres, et les autres jours se borner aux Diacres ou aux simples Clercs,

(4) On suppose que les assistants ne sont pas placés à côté des Chantres de manière à former un même corps avec eux ; car dans ce cas quand un Chapier est debout pour son office, tous doivent également être debout, contormément aux dispositions du Cérémonial des Evèêques (lib. 1, cap. xvrrr, n. 8 et 9).

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capitule, chanté par l’officiant (1). Et, après qu’il a entonné l’hymne, qui lui est annoncée par le premier

d’entre eux, ils retournent à leurs places, où ils se tiennent debout et découverts (Cærem. Episc. ibid., n.

Nota. Si l’on chante l’Ave, Maris stella ou le Veni Creator, ilsse mettent à genoux jusqu’à ce que la première strophe soit finie (Cæœrem. Episc., cap. 1, n. 12 (2).

12. Après l’hymne, deux d’entr’eux chantent le verset, puis le premierayant annoncé l’antienne à l’Officiant, les Chantres entonnent le Magnificat. Après l’intonation, les Chapiers prennent l’Officiant au milieu d’eux pour le conduire à l’autel (Cærem. Episc., ibid., cap. mi, n. 10).

13” En allant à l’autel du Chœur, supposé qu’on ne doive pas aller encenser quelque autre autel, ils saluent d’abord le Chœur, ayant soin de s’accorder ; puis, arrivés au pied de l’autel, ils lui font la révérence convenable (3). Les deux premiers Assistants montent sur le marchepied avec l’Officiant, et les autres, s’il y en a d’autres, restent in plano. Le premier fait mettre l’encens dans l’encensoir (Cærem. Episc., ibid.) de la même manière que le Diacre le fait mettre à la Messe, et le second soulève un peu la chape par-dessus le bras droit de l’Officiant, afin que celui-ci puisse mettre l’encens plus commodément.

14 Pendant l’encensement, ils tiennent et relèvent la chape de chaque côté. L’encensement fini, ils retournent au milieu, font une inclination de tête à la croix, descendent ën plano, font la révérenceconvenable à l’autel, saluent le Chœur, et reconduisent l’Officiant à

(1) Lorsque l’Evêque est présent, c’est un des Chapiers qui chante le capitule (Cær. Ep., lib. 1, cap. 11, n. 7), au lieu où se chantent d’ordinaire les leçons. S'il s’avance au milieu du Chœur devant l’autel, il fait la génuflexion in accessu et recessu.

(2) Les Chapiers-Assistants se mettenten cette circonstance à genoux aux côtés du Célébrant, dans le lieu où il est d’usage que celui-ci s’y mette lui-même.

(3) Il est bon de remarquer qu’ils vont tous à l’autel les mains jointes. Avant de quitter leurs siéges, ils saluent chaque cête du Chœur avec le Célébrant. Et toutes les fois qu’ils doivent quitier le Chœur tous ensemble, ils le saluent de la même manière.

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15. Lorsqu’il a encensé le premier ordre de chaque côté, il encense les Chapiers de deux coups chacun (3); puis il encense le reste du Clergé placé dans les stulles inférieures. Enfin, revenu en sa place, il est lui-même encensé par le Thuriféraire.

16. Après l’oraison, les deux derniers Chapiers chantent le Benedicumus Domino (Cœrem, Episc., ibid.,n. 15) (4).

fl Après qu’ils ont chanté le Benedicamus, tous prennent l’Officiant au milieu d’eux pour aller à l'autel : ils saluent le Chœur, font la génuflexion à la croix, s’en retournent dans l’ordre qu’ils sont venus, la tête couverte, à moins qu’ils ne restent pour la récitation de l’antienne ordinaire (Cærem. Episc., ibid.).

18. Arrivés à la sacristie, si le Clergé est sorti du Chœur, ils lui font le salut convenable ; puis ils quittent leurs chapes et aident l’Officiant à se déshabiller.

Nota. Si l’on doit encore encenser un autre autel que celui du Chœur, ils se conformeront aux instructions données au chapitre du Cérémoniaire.

(1) À moins que l’encensement du Chœur ne soit fait par le Thuriféraire, ce que permet le Cérémonial.

(2) Lorsque l’Evêque est présent, l’Officiant est encensé, avant de quitter l’autel, au coin de l’épître, par le premier Chapier, de deux coups seulement ; mais, l’évêque absent, l’Officiant est encensé à son siége de trois coups. Le Chapier chargé de l’encensement doit ensuite le poursuivre de la même manière que le Diacre à la Messe.

(3) Si les Chapiers étaient Chanoines, il les encenserait les premiers.

(4) Dans beaucoup d’églises, le verset Benedicamus Domino et les petits versets, tant après l’hymne qu’après les antiennes des mémoires, sont chantés par des Enfants de Chœur.

PART. II, CHAP, Ille

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