DES PROCESSIONS EN GÉNÉRAL
8. Si le Prêtre duit porter à la Procession une croix ou un reliquaire, ou l’image de la sainte Vierge ou de quelque Saint, et qu’il n’y ait pas un Diacre ou au moins quelque Clerc pour lui présenter l'objet sacré, il aura soin de le préparer lui-même à l’avance: car il serait très inconvenant qu’il fût apporté par un laïque, surtout s’il n’est pas revé'u d’un surplis. L’Officiant devra porter l’objet sacre avec révérence, sans tenir en même temps à la main niun livre, nisa barrette, ni rien autre chose.
4, Au moment que la Procession doit partir, le Porte- Croix et les deux Acolytes se placent devant le milieu de l'autel, près de la sortie du chœur ou du sanctuaire. Ils ne font de génuflexion ni en sortant ni en rentrant. Lorsqu'on se met en marche, ceux du Clergé ayant fait la génuflexion deux à deux avant de quitter le sanctuaire ou le chœur, selon la disposition des lieux, suivent la croix sur deux rangs, les plus jeunes les premiers, sans regarder ni saluer personne. La place ordinaire du Cérémoniaire vst derrière la croix ; mais comme il doit veiller à ce que chacun garde l’ordre exactement, il est à propos qn'’il se porte avec modestie dans tous les endroits où sa présence peut être utile. Ceux qui sont revêtus de chapes marchent par rang de dignité immédiatement devant les Officiers sacrés. L’Officiant vient le dernier, et s’il est revêtu de la chape, ses Ministres en lèvent les bords.
5. Lorsqu'une Procession se fait dans l’intérieur de l'église, le Clergé reste découvert, à l’exception du Célébrant, du Diacre et du Sous-Diacre, et de ceux qui seraient parafi. Ceux-ci sont converts (Cærem. Ep., lb. n, cap. int, n. 1, et Memorial. Rit., tit. 1, cap. n,$ nt), à moins que ce ne soit une procession du saint Sacrement. Lorsque la Procession se fait en dehors de l’église, tout le Clergé se couvre, chacun à mesure qu’il sort de l’églse. On excepte le Thuriféraire, le Porte-Croix et les Acolytes, qui ne se couvrent jamais; le Cérémoniaire ne peut non plus se couvrir que d’une calotte, ce que la S. Congrégation des Rites a déclaré permis le 17 juillet 1734 Dans les Processions du très-saint Sacrement, il
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n’est permis à personne de se couvrir ni de la barrette ni de la calotte.
6. En passant devant une église ou devant uue croix, on se découvre; si l’on passe devant le saint Sacrement, soit exposé, soit entre les mains d’un Prêtre qui fait lé. lévation, qui l’udministre au peuple ou qui le porte aux malades, tous font deux à deux la génuflexion, quand ils sont vis-à-vis ; après quoi ils poursuivent leur chemin, Si l’on passe devant le tabernacle où est le saint Sacre. ment, on fait de la même manière la génuflexion, mais d’un seul genou; devant le grand autel où n’est pas le saint Sacrement, et devant une relique insigne exposée à la vénération, parce qu’on en ferait la fête, on devrait faire une inclination profonde. Mais dans une Procession du très-saint Sacrement, on ne ferait aucun salut, parce qu’on est ën actu adoralionis.
7. Les confréries qui marchent en Procession précédent le Clergé. Quant au reste du peuple qui désire aussi y prendre part, on suit les usages des lieux (1).