DES VÊPRES DES MORTS
cap. XvIm,n. 3). Ilse rend ensuite derrière les Chapiers, lesquels, après avoir chanté le Benedicamus Domino, font tous ensemble la génuflexion à l’autel et le salut au Chœur, et vont à la sacristie déposer ieurs chapes; les Acolytes les précèdent les mains jointes.
5. Après le Benedicamus Domino, l’Officiant, sans dire Fidelium animæ (Bauldry, ibid., n. 6), quittera la chape blanche, et on lui en mettra une noire. Les Clercs désignés pour cela ôteront à l’autel les parements blancs, et les remplaceront par des noirs, à moins que les noirs ne soient dessous, Ils feront de même pour la banquette de l’Oficiant et le pavillon du tabernacle,
6. L’Officiant revêtu de la chape noire, et tout le monde étant debout, les Chantres chantent l’antienne Placebo Domino sous le rit double (C'œrem. Episc., Lib. 1, cap. X,n. 3) (1), et, après qu’ils ont entonné ie psaume, tous s’asseyent, et l’on demeure assis jusqu’au commencement de Magnificat.
7. Lorsqu'on entonne Magnificai, tous se lèvent, et alors les Acolytes allument leurs cierges. Le cantique terminé, tout le monde s’assied jusqu’à ce que le Chœur ait répété l’antienne, pendant laquelle les Acolytes prennent leurs chandeliers, et, après avoir fait la génuflexion devant le milieu de l’autel, vont devant l’Officiant (Cærem. Episc., ibid., n. 4).
8. Lorsque l’antienne est terminée, tons se mettent à genoux, à l’exception des Arolytes. L’Officiant, à genoux, commence le Paler nosler, que l’on continue à voix basse. L’Officiant reprend : Ef ne nos inducas, etc., et dit les autres petits versets. Après Dominus vobiscum, il se lève, et dit l’oraison Fidelium, après laquelle il ajoute : Requiem ælernam, etc. (Ibid).
9. Les Acolytes, ayant fait devant l’Officiant le salut accoutumé, vont devant le milieu de l’autel, font la génuflexion, posent leurs chandeliers à leurs places, les y laissent, retournent au milieu; et après que les Chantres ont chanté le Requiescant in pace, ils font la génu-
(1) Ilest à remarquer qu’aux Offices des morts on ne va pas annoncer les antiennes : les Chantres les commencent eux-mêmes.
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flexion, et s’en retournent les mains jointes à la sacristie, en précédant le Clergé du Chœur et l’Officiant (1).
tf CHAPITRE IV.
De l’Absoute pour les défunts.
ARTICLE I
Ds Cérémonies de l’Absoute, le Corps présent.
1. Il est à remarquer d’abord que tous les défunts, Prêtres où laïques, sont portés de la maison à l’église et de l’église au cimetière les pieds devant.
2. Mais à l’église les Prêtres et les laïques ne sont placés ni au même lieu ni de la-même manière. On met les laïques dans la nef, les pieds tournés vers lautel ; et les Prêtres dans le chœur, les pieds vers le peu-
le.
3. Pour l’Absoute, le Porte-Croix se met toujours à la tête du défunt, tournant le crucifix vis-à-vis l’Offciant, qui se place toujours aux pieds. Aux funérailles d’un laïque, le Porte-Croix se met donc en face de l’autel; tandis qu’à celles d’un Prêtre, la place de la croix est entre la bière et l’autel. On interprétait diversement ce point de la Rubrique ; mais la S. Congrégation des Rites l’a expliqué clairement en ces termes: In exequiis defuncti Sacerdotis, præsente corpore, locetur crux ad caput defunctè t:ter feretrum et allare (Décr. 3 sept. 1746). |
4. Cette différence dans la manière de placer à l’église la bière d’un Prêtre et celle d’un laïque, et par conséquent dans la position que doivent occuper la croix et le Célébrant, n’a lieu que quand le corps est présent. Lorsqu’on fait les cérémonies de l’absoute, le corps non présent, les pieds de la représentation sont, pour tous les cas, censés tournés vers l’autel, ainsi que nous allons le dire dans l’article suivant.
(1) On suppose que le Clergé du Chœur se rend à la sacristie avec lOfficiant,
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