‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 79 sur 191 · DE L’ABSOUTE POUR LES DÉFUNTS · texte numérisé non relu

DE L’ABSOUTE POUR LES DÉFUNTS

ARTICLE Il.

’ ® Li LA Des Cérémonies de l’Absoute, le corps non présent.

5. Lorsqu’après la Messe solennelle des morts on doit faire l’absoute, le Sacristain fait mettre la représentation dans le Chœur, si c’est pour un Ecclésiastique ou pour tous les fidèles défunts, et dans la nef, si c’est pour un laïque. Elle est ordinairement couverte d’un grand drap noir, portant au milieu une croix blanche. La représentation, comme nous l’avons dit, est toujours censée avoir les pieds vers l’autel, quand même on ferait l'Office d’un Prêtre.

6. On range autour de la représentation six, ou quatre, ou au moins deux grands chandeliers, avec autant de cierges ; 11 convient qu’ils soient allumés durant la Messe. C’est aussi un bon usage de mettre aux pieds, sur un petit escabeau, le bénitier avec l’aspersoir.

1. Il y a deux manières de faire cette cérémonie, selon qu’on y met plus ou moins de solennité. On distingue l’Absoute trés solennelle du Cérémonial des Evêques, et l’Absoute solennelle du Rituel.

8. L’/bsoute très solennelle ou la cérémonie des cing Absoutes est réglée par le Cérémonial des Evêques (lib. 1, Cap. XI, n. 13 et seq.) (1). Dans ce cas, le Sous-Diacre qui purte la croix, et les deux Acolytes qui l’accompaguent, se placent ad pedes loci, et l’Officiant in capite loci (Cer. Ep., lib. u, cap. xt, n. 15) (2). Aux quatre angles de la représentation sont les quatre Prêtres qui doivent faire les quatre premières Absoutes. Le plus digne, celui qui doit faire la première Absoute, se place vers ce qui est censé l’épaule droite du défunt; le second, vers le pied gauche, le troisième vers l’épaule gauche, et le plus jeune ou le dernier vers le pied droit (Cærem., Ep., part. 11, cap. 11, n. 16 et seq.).

(1) Cette Absoute très solennelle a lieu pour le Souverain-Pontife, P'Evêque du lieu, le Souverain, et aussi le Métropolitain et un Cardinal (Cœrem., lib. sr, cap. xt, n. 15.)

(2) Nous entendons par ces expressions que le Sous-Diacre se place à l'extrémité la plus éloignée de l’autel, et le Célébrant entre l’autel et la représentation, Mais sile corps est présent, le Célébrantse met du côté des pieds, de quelque côté qu’ils soient tournés, et la croix est toujours à la tête (Cæœrem., ibid.)

138 PART. III, CHAP. IV, ART, Il.

9. .4bsoute solennelle. Après la Messe, le Célébrant, ayant quitté près de son siége la chasuble et le Mmanipule, est revêtu d’une chape noire par ses Ministres, qui laissent au même lieu leurs manipules. Le Sous-Diacre

rend la grande croix, les Acolytes leurs chandeliers, le

huriféraire son encensoir, et un autre Clerc le bénitier ; puis ils vont ensemble au lieu où doit se faire l’Absoute, précédant le Célébrant, qui marche derrière eux, le Diacre à sa gauche (Ritual. roman.).

10. Le Thuriféraire et le Clerc portant le bénitier s’arrêtent entre la bière et l'autel, du côté de l’évangile ; le Sous-Diacre et les Acolytes vont par le côté de l’évangile se placer à la tête, laissant un peu de distance entre eux et la représentation; le Célébrant, avec le Diacre à sa gauche (Rubr., part. n, tit. xx, n. 4), se met aux pieds, vis-à-vis la croix, dont l’image doit regarder l’autel. Quant au Clergé, il se range de telle sorte que les plus jeunes sont les plus proches de la croix, et les plus anciens auprès du Célébrant. Si la représentation était dans le chœur, le Clergé pourrait ne pas quitter les stalles.

11. Les Chantres commencent le répons Libera me, que tout le Chœur continue; puis ils chantent seuls les versets ; et le Clergé répète après chaque verset les paroles de la réclame.

12. Sur la fin du répons, le Cérémoniaire fait une inclination à l’autel et passe auprès du Diacre, dont il reçoit la barrette, et la donne à un Clerc. Le Célébrant bénit l’encens à l’ordinaire; et, la réclame finie, les Chantres entonnent Kyrie, eleison ; le Chœur poursuit Christe, eleison, Kyrie, eleison, et le Célébrant dit tout haut Pater noster. Pendant qu’on le continue, il prend l’aspersoir de la main du Diacre, lequel l’a reçu du Cérémoniaire, et, assisté de ce seul Ministre, qui relève le côté droit de la chape, il fait le tour de la représentation, commençant par la droite, l’asperge de chaque côté en trois divers endroits, et, quand il passe devant la croix, il la salue par une inclination et le Diacre par une génuflexion, (Rubr. ibid.). Devant le saint Sacrement, le Célébrant fait aussi la génuflexion (Rifual. roman.). Etant retourné à sa place, le Célébrant rend l’aspersoir,

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