‹ Petit cours d'astronomie; ou, Courte exposition du vrai système du monde, suivi d'un mémoire surChapitre 1 sur 14 · DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

AfoNSIBVB LE MiNiSTRB >

J'ai rhonneur de vous adresser l^exposition de ma Théorie AstrcHtix^inique » reconnue inattaquable par l'Académie des Sciences » autant que pouvait lui permettre sa position (i). Mais si cette adoption tacite peut paraître suffisante pour l'honneur particulier du Corps Académique , en est-il de même pour l'honneur national? Ne se trouverait-il pas compro» mis si mon système étaîl universellement adopté dans toute l'Europe ^a^ant^ d'avoir obtenu une approbation formelle » é^pi^fésse d'une autorité compétente en France? Cette pensée m'engage , Monsieur le Ministre , à vous prier d'autoriser l'enseignement' public de ma Théorie , concurremment avec celle de Copernic , et en conséquence de m'assîgner unlocal où j'en puisse faire l'expoèition par des coursréguliers à certaines époques.

(1) Voir ma Pol^miqve, page 83,

Ea lisant mon ouvrage , Monaienr le Ministre , TOUS reconnaître* ainsi que tout le Conseil d'Instruction publique dont je vois avec satisfaction que M. Poisson fait partie , car il y a loin de l'homme qui préjuge a?ant tout examen, à l'homme qui est forcé d'examiner pour énoncer une opinion ; vous reconnaîtrez que mon système est prouvé logiquement, physiquement et mathématiquement, et que 1 explication de tous les phénomènes en découle sans exception, tandis que toutes les objections faites à la Théorie de Copernic , sont restées sans répon^ ses valables. J'en ai réuni quelques-unes sous le titre a Incohérences Copernîciennes, page 74.

J'ajouterai en outre que j'infirme :

1* La Théorie de la conicité des ombres, contraire au principe de la divergence des rayons , mais imaginée pour donner à la Lune un dianvètr&de 781 lieues , page 47 ;

2* La preuve de la rotation de la Terre, tirée de lâ transmission progressive de la lumière , que Galilée démontre expérimentalement être instantanée^ et ce que ne détruisent nullement les immersions dea satellites de Jupiter, page 22 ;

^ 5* Le principe de la mesure du diamètre et de la distance des astres par ouverture d'angle, comme non applicable au-delà de l'atmosphère, principe qui a fait évaluer à 34 millions de lieues des distau'* ces réelles de i5oo lieues, page 52;

Qu'on ne s'imagine pas ici que je veuille mettre! en question les théorèmes de la géométrie! Je né prétends nullement nier que la somnie des trois an* gles d'un triangle soit égale à deux angles droits, je ne viens contester aucunes vérités mathématiques, mais signaler seulement leur fausse application. De même que pour un pâté de lièvre , il faut d'abord un lièvre , ainsi pour un calcul de parallaxe , il faut pouvoir former un triangle : or » attendu que des

pas Ip même soleil» piais depx soleils différepf» #|6r parés par go degrés , je ne Tois pour cet astre 91^ cuoe possibilité de parallaxe ; c^r, point de tn^ngle, puî^qu'^ucun aomnoet , 91 ce p'est un sonom^t égal à )a base » c.e qui peut coq^pter pojur un çairré* Pa effet» j'ai prouvé» page 11, que par e^j^t^ d^ rér flexion 9 n 7 a $ pr))e9 ^^laires à ^i degrés Tun 4p ^'aufre» l'un sur leplan de l'équa^isur^ \p^ dpqx aatre$ $ur les plaiis des 4^" degrés de iatjtu^e • 4pQC ^^observateur de Berlia voi^ )e ^oiei| fJM 44' de.gr^ 4e latitpde boréale , qMa94 Tpbservateur du C^p 4e Bonne- ]Sspérap|ce inspecte cpiqi du 4$' degffS d^ U*^ ^it^i^de australe 9 séparés tous depx par gp degrés QU ^uart de cercle. Ce qui n'es^ ppint pbose é\m^ nante pour moi , c'est qif'en retranchant 4^5 $4 mil' lions dp lipues » ce quart 4e cercle piles 8 fecon4es, famsse^ ^ase? des calculs de par^ll^xes^ |1 reslp juste la distance que j'aj fixée pour ie Soleil : car étant à )5oo lieqes de l'équateup, il se trouve pour te 4&* deeré de latitude» 4'^^^!^^ ^e 1876 liepes qui» multipliées par go degrés ou 9,^5q lieues • doppent d'abqrd 4*^^89750, et epsuite 35,7$Q,poo h capse 4e la seconde erreur des &"i e^ comme ice chiffre mpnte» seioQ qpe le^ observajteifr^ placés au«4p09U9 4u 45'' de latitude, sp trouvent h plus 4^ 1*875 lieues dp Solejl , j'ai l'av^ptage non seulep^eat de Of^cf^iu^ sur ce pojntavec Ijbs Cpperniciens » mais apspi de (es mettre d'accord eptrp eiix sur h différence des 4i0* tfpçes trouvées « ce qui tient au lieuf do Tp^f^rvalion.

Ainsi « et je dojs io9i$);ef à cet égard : Le» dii^ tances cppernjcienpes pe jsool; pas prouvées matbémagiquement » tandis qpe ma preuve géométriquie 4e }'4 4istancp 4p 3oleil et dq U tune, page 48» resta ipi^^aqpée, est en outra confirmée par ce f{f4i

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iiâire et solaire avec le nombre d'or» page 6 *, par les révolutions des fausses planètes et leurs distances entre elles, page 71; par raccroîssement et le décroissement du jour de Téquateur aux pôles , page 12. Je vais maintenant prouver que la théorie des réfractions venue tout exprès pour justifier le Soleil de sa trop prompte apparition dans l'hypothèse copernicienne est complètement erronée.

« La réfraction est une déviation que souffrent « les rayons de lumière émanés des astres , en pas- If sant par notre atmosphère , et par laquelle ces « astres paraissent plus élevés au-dessus de Thori- < zon qu'ils ne le sont en effet. • Je me sers de la définition des astronomes , et je prends aussi leur démonstration. « Supposons T la Terre , tz l'épais- « seur de Tatmosphère^.S le Soleil placé au des- « sons de l'horizon Hh ; le rayon Se partant de cet « Bstre et arrivant à la surface de l'atmosphère , la- ■« -quelle a plus de densité que le fluide élhéré d'où « sort le rayon , se réfracte au point c , en s'appro- « chant de la perpendiculaire p p , et se rend en t , « où est placé l'observateur , lequel voit alors le So- « leil dans la direction es, qui est celle de Textré- « mité du rayon entré dans son œil.'»

Il y a dans cette proposition une erreur bien palpable : c'est de vouloir faire réfracter un rayon, un corps spkérique sur un autre corps sphérique» Quelle est la première condition de la réfraction? l'entrée oblique du corps dans un milieu de densité différente^ afin que la résistance soit inégale sur ce corps, lorsqu'il passe d'un 'milieu dans Pautre. Mais si ce corps est rond et que les couches de densité différente qu'il traverse* soient également sphériques , îl n'y a plus obliquité possible, îl n'y a plus inégalités d'obstacle sur les parois du corps entrant, dont la forme et celle du corps pénétré maintiennent la perpendicularité de l'un à l'autre. Donc la théorie des

réfractions en général n'est pas applicable par rap^ port à ratmosphèrc. Passons à un autre genre de preuve pour le Soleil. Dans la figure YII, S le Soleil étant un point, T la Terre a plus de loo fois son diamètre ; que si pour rétablir les choses , telles qu'on les admet » nous traçons un arc de cercle par S ; cet aire de cercle , tout inégal qu'il sera au disque du Soleil dans une proportion relative de 1 1 1 avec celui dç la Terre, suffit pour montrer l'absurdité de sa réfraction. Car on voit facilement que les rayons de d à S dardent toutes les parties d^ z, t, h, bien perpendiculairement.

Examinons maintenant la réfraction quant aux vibrations. Les ondulations lumineuses, ce sont les molécules du fluide lumineux mises en mouvement dans notre atmosphère , par l'attraction qui les unit au rayon solaire à travers l'espace dans une chaîné continue, qu'on peut cependant regarder comme nulle ou neutre, puisqu'elle est milieu entre le Soleil et la Terre; les ondulations lumineuses cesontl'attraction même, sans abstraction, l'attraction deve* nue corps. Cela prémis, il faudra reconnaître que rimage d'un astre, qui n'est pas en vue d'un point d'un autre astre ne peut s'élever, se placer par déviation quelconque autre que la réflexion , dans un plan où elle deviendrait visible pour ce point. Aucune réfraction n'étant possible avec un Soleil plus grand que la Terre ^ nous le supposerons un point comme S et le baisserons même encore sous l'horizon en SS pour qu'il ne soit pas vu de t, mais seulement de h à p oh il parvient par une chaîne directe d'ondulations. Dé SS à r et X il y a aussi chaîne directe d'ondulations, et par conséquent sur tous les points de la ligne l'image sera transmise entière sans dispersion ,* x , r verront SS comme ils en seront vus. Mais s'il est vrai que l'attraction, l'ondulation directe se propage, se communique jprogressivemeat de v^ni, il faiil recon-

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