VI IJ
on puisse quelquefois distiogaer jusqu'à 4 disques réunis.
J'espère donc » Monsieur le Ministre , que TAcademie d'après ces nouveaux éclaircissemens» applaudira elle-même à la décision que je réclame de votre sagesse , comme seul moyen de terminer conrenablement la question que j'ai soulevée.
J'ai l'honneur d'être avec respect,
Monsieur le Ministre ,
Votre U'«s humble et obéissant serTÎteufi
DEMONYILLE .
De In Société des Sciences Notiirellos àe FrancOi
PETIT COCBS
Pour donner une idée générale et exacte du Vrai Système du Monde en moins de deux heures^ je ne dois pas m'arrêter à discourir sur rhistoire de l'astronomie, ni à réfuter la théorie de Copernic dont je désirerais que mes auditeurs n'eussent pas la moindre connais* sance : car il est plus facile de graver la vérité sur une table rase que sur une surface rayée de mille lignes et cercles en sens contraires. Je ne prétends point par là rabaisser le mérite des CoperiUciens : leur génie n'en est que plus admirable d'avoir su, à force de tours et de détours, arriver, sans en connaître la voie directe, au but qu'ils cherchaient, les règles exactes des apparences. Quant à moi qui, n'ayant pas l'étendue de leurs connaissances, ne pourrais me tirer d'un pareil labyrinthe,
(i) J*ai cra devoir faire imprimer mon cours tel que je le prononçais*
pareille influence. Ainsi les deux côtés obliquement opposés de chaque hémisphère ont l'hiver dans le même temps, ont Técé dans le même temps » et les deux côtés parallèlement opposés 4e chaque hémisphère ont l'hiver en tenips opposé , ont l'été en temps opposé.
Le Soleil et la Lune circulent journellement sur le plan qu'occupe l'équateur terrestre au solstice de décembre où la Terre est sur son a^e; la Lune à une distance de t25o lieues, le Soleil à une distance de i5oo et avec une vitesse double de celle de la Lune. Le bouton de la, sphère mécanique opère régulièrement cette marche diurne des deux astres, et par conséquent celle de Mars, réflexion de laLune, de Mercure, Vénus, Jupiter, réflexions du Soleil, et de Vesta, Junon, Cérès, Pallas, réfl^exions de Vénus et Mercure. La marche de Saturne y est aussi figurée à égale distance du Ciel et du pôle, et l'orbite d'Uranus, réfi^exion de Saturne , s'aperçoit immédiatement a,u-dessous de la circonférence céleste.
lia sphère mécanique donpe, en outre, une partie du plan écliptique, huit images ou réflexions du Soleil, dont deux sur sou même plan à 4^ degrés de chaque côté, trois sur le plau du 4^ degré de latitude boréale, çt trois sur le plan du 4^^ degré de latitude
(■5) australe, ce qui forme trois orbes solaires à 45 degrés l'un de l'autre. Il y a aussi huit images ou réflexions lunaires : a à 90 de^ grés de la vraie Lune et dans son même orbe; a sur le plan du 67® degré de latitude boréale, séparés toutes deux, par 160 d'un côté et par aoo de l'autre; 1 à 90 degrés au-dessus de l'équatèur, se trouvant au milieu des deux ci-dessus dans leur plus grande distance. Ces trois dernières réflexions ont également lieu pour le pôle austral, mais je n'ai pu les figurer dans mes sphères.
Du CieL
Le Ciel ou firmament, dans lequel les étoiles se trouvent placées, n'est pas sphérique , n'enveloppe pas la terre ; il est sur un plan droit parallèle à l'écliptique-
11 n'y a de réel que le Ciel supérieur ou boréal; le Ciel inférieur, ou Ciel vu de l'hémisphère austral, n'est que la réflexion du premier à travers le plan écliptique.
Sans l'action attractive du Soleil et de Taxé de gravité terrestre, les étoiles se réfléchiraient perpendiculairement sur le miroir que forme le plan écliptique, mais cette action , dirigeant leurs fayous en sens oblique, toutes
les. constellations comprises dans réclîpticjue fiennent se peindre sur le plan inférieur au-delà de l'orbe solaire, tandis que celles nui sont au-deU de l'écliptique viennent $e peindre entre l'orbe solaire et Thorizon terrestre , sans pouvoir arriver dans le centre parallèle au cercle équatorial, centre vide conuit ^US le nom de nuages de Magellan.
Du Soleil et de la Lune*
Le Soleil et la Lune circulent jour par jour sur un même plan autour de la Terre; la Lune à une distance de aSo lieues, douzième du diamètre de la Terre; le Soleil à i5oo lieues, demi-dianfiètrç de la Terre y compris la Couch.(> atmosphérique. Le diamètre duSoleil est la huitième partie dç celui de la Terre; celui delà Lune la sixième partie du diamètre solaire et la quarante-huitième du diamètre terrestre.
Les distances ci^lessu^ fixées assignent à ^ l4Une une orbite ou cercle de révolution de io,Çoo lieues; au Soleil une orbite de i8„ooo Ueu^s; m^^is le Soleil est doué d'une vitesse douille : il fait loo lieues pendant que la Lun^ en parcourt 5o. Attendu cette diffi';rence dç marche, 21 orbites lunaires égalant juste 18 orbites solaires, les intersections périodiques
(7) des deux astres^ c'e$jt*à-dire leurs rencontre^ ou conjonctions, leurs sépaj^aûons coniplè.t«8. ou oppositions doivent se reproduire tous les ]8 ans au même point donné, ainsi qiie le veut le nombre d'ar ou la belle période qui ramène les éclipses au bout de ce laps de temps.
Ces intersections périodiques se reprodui-*.
sent même tous les ^^ jours y puisque jour par jour le Soleil parcourt son orbite entièrement/ et que la Lune parcourt la ^enae à un vingtq.uatrième près pour les habitans de Téquateur. C'est ce que montrerait ma spbèr» en faisant faire aux deux astres a4 révolutions. Mais pendant a4^ jours l'oscillation de la Terre a changé la position du point choifit) et quoique Tintersection ait lieu, elle n'eAt ^as' aptparente pour ce point, Cest done à Finelinaison périodique des pôles tous les si^ ixiois^ qu'il faut rapporter l'irrégularité apparente de périodicité de l'intersection des deux astre».
S'il faut une période de i8 années pour ra-^ mener des éclipses parfaitement idétitiques^ moins d'une année suffit pour en présenter d'à peu près semblables. Les Coperniciens font beaucoup valoir leur sagacité à découvrir les éclipses futures, leur mérite à nous en donoet d'avaace une nomenclature étendue.
(8) Mais avant eux on les annonçait aussi exactement, et je vais faire voir que je pourrais sans peine préciser les intersections périodiques jusqu'à la consommation des siècles.
En effet, puisque la différence entre les orbites lunaire et solaire est de i,5oo lieues attendu la vitesse double du Soleil, ne sâis-je pas que si les deux astres sont en conjonction ils doivent, au bout de 162 jours, se trouver en opposition : car lôa par 1 5oo donnîent 24^,000 qui contiennent 1 3 orbites et demi de 18,000 lieues; ne sais-je pas aussi que si les deux astres sont en opposition , ils doivent au bout de 355 jours s'y trouver également , car 355 par i,5oo donnent 532,5oo lieues qui contiennent juste 29 orbites de 18,000 lieues et un de io,5oo.
162 jours entre la conjonction et Fopposition, 355 entre chaque opposition, voilà donc les élémens de toute prévision d'éclipsé , et pour les précisera une minute près, il suffit alors d'évaluer : i* le surcroît annuel de 5 h, 48 m.; 2** l'avancement et le reculement en longitude du point donné pour Téclipse à cause de l'inclinaison du pôle de 23 degrés et demi en six mois, ce qui fait environ une heurfe et demi d'un solstice à l'autre pour le Soleil, et deux heures pour la Lune j 3® lava^»
(9) cernent ou reculement en longitude causé par la rotation insensible de la Terre qui n*est que de neuf minutes de degré par an , et ne peut ainsi apporter une minute de différence dans l'éclipsé.
Toutefois, la Lune ayant une lumière propre comme je le développerai plus loin, ce n*est pas parce que la Terre lui masque le Soleil qu'elle nous parait obscure, mais parce qu'à certaines distances entre le Soleil et la Lune , leur action nécessaire sur l'air atmosphérique pour produire la lumière ne peut avoir lieu , cette action n'étant plus dans les proportions requises; ce qui arrive pareillement dans les nouvelles lunes.
De la Terre.
La Terre au centre des orbites de la Lune et du Soleil, n'a d'antre mouvement essentiel qu'une inclinaison des pôles de 2i3 degrés et demi, seizième de sa circonférence. Lorsque l'axe de la Terre (son diamètre en hauteur d'un pôle à l'autre) concorde avec l'axe du monde, nous sommes en hiver, car le pôle est dans sa position la plus éloignée du Soleil ; mais du 21 décembre au 21 mars le pôle s'incline de 1 1 degrés trois quarts , trente-deuxième de la
( lo)
circonférenee terrestre, et nous place au printemps, car le pôle s'est approché du soleil.
Du ai mars au ni juin il s'en approche d'un autre trente-deuxième , et nous avons l'été.
Le pôle s'arrête à ce point pour retourner progressivement à sa première place. On appelle solstice le moment où le pôle cesse de s'abaisser; on devrait l'appeler /70/^^/ce, puisque c'est le pôle qui rétrograde et non le Soleil qui continue sa route autour de la Terre sans aucune interruption. Du polstice d'été ou de sa position à a3 degrés et demi de l'axe du monde , le pôle met trois mois à retourner au point qui a donné le printemps et qui donne alors l'automne, et emploie trois autres mois pour nous faire éprouver les frimas de décembre, à la position d'où il est parti et qu'on nomme polstice d'hiver, parce qu'il s'y arrête de nouveau.
L'inclinaison des pôles, combinée avec la révolution diurne du Soleil et de la Lune sur le même plan, rend compte des saisons et de»
climats comme de l'accroissement et du décroissement progressif du jour pendant Tannée d'une manière plus satisfaisante que dans le système de Copernic.
On voit en effet qu'au polstice d'hiver où l'axe de la Terre est toat-à^fait droit, les pôles
se trouvent plus loin du Soleîl que lorsque inclinaison au polstice d'été a descendu le pôle de 33 degrés et demi : ils doivent donc éprouver une plus grande cbaleur, et par le rapprochement de Paction solaire, et par sa pro* Ipngation , puisque le jour croît au fur et à mesure que s'opère cette inclinaison. Ceci mérite d'être expliqué. Si le jour devient plus long en été pour Paris^ ce n'est pas tout-à-fait parce qu'il s'approche de l'orbe solaire; car à l'équateur les jours sont égaux aux nuits.
Essayons de dévoiler ce mystère scientiGque.
On m'a reproché de rapetisser la nature ^ en rapprochant les dist luces, en mesurant au compas et sans télescope le ciel et les corps planétaires, et toisant pour ainsi dire la grandeur de Dieu. Loin de moi cette détestable pensée : produire de grands effets par de petits moyens, par des atomes, voilà le privilège exclusif, voilà le véritable cachet de la puissance infinie : ce sont les hommes qui ont besoin d'un Soleil de 3i5 mille lieues, pour éclairer un point dans l'espace, un globe de 3,ooa, et nous allons reconnaître qu'un astre de 36o lieues de diamètre, mais à une distance de i5oo lieues est exactement tout ce qu'il faut.
Le Soleil se réfléchit sur toutes les courba-
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res de la couche atmosphériquie; là, à ce point unique où il vient frapper Tatmosphère pour en ressortir aussitôt, parce que Tatmosphère cesse par sa courbure d'être dans la direction du rayon, à ce point unique d'un milieu plus dense entre deux diaphanéités qui en forment un miroir* Vu la distance du Soleil et le rétrécissement des cercles de Téquateur aux pôles,' huit points s'offrent à sa réflexion: deux sur le cercle équatorial à 45 degrés est et ouest du méridien - qu'il traverse ; ces deux réflexions renvoient l'image un peu en arrière de l'orbe solaire en passant par le quarante-cinquième degré est et ouest du Soleil (fig. i) : deux sur les parallèles du quarante-cinquième degré de latitude nord et sud de ce même méridien ; ces' deux réflexions renvoient l'image à 4^ degrés verticalement au-dessus et au-dessous de luimême nord et sud : quatre en ligne oblique entre les quatre points d'incidences verticales et horizontales ; ces dernières réflexions renvoient l'image un peu en arrière des orbes boréal et austral en passant par le trentième degré est et ouest des images verticales. Voilà donc neuf soleils dont un seul véritable.
Le vrai Soleil étant à 60 degrés de l'équateur et ayant un diamètre de 1 5 degrés, ne pourrait embrasser de ses rayons que le quart de la cir*
( x3 ) conférence terrestre. Par conséquent sur l'équateur le vrai Soleil n'éclaire à la fois que 45 degrés à sa droite et 4^ degrés à sa gauche. Il n y aurait donc que six heures de jour sur Féquateur; mais nous avons vu qu'une image le précède à 45 degrés, et le suit à pareille distance : la première ajoutant 4^ degrés ou trois heures à son lever , et la seconde trois heures au coucher; l'équateur a des jours égaux aux nuits, conformément aux observations astronomiques.
Celui qui a créé le vrai Soleil est le premier des mathématiciens. Il Ta si bien proportionné à la mesure et à la distance du globe qu'il doit éclairer , que ces trois soleils n'en font qu'un : leurs rayons viennent s'unir sur tous les points qu'ils parcourent , de telle sorte qu'à moins d'un phénomèneparticulier comme dans les parhélies^ ou ne peut les voir successivement ou séparément, mais tous les trois ensemble sous une même image à quelque distance ou quelque heure que ce soit. Quand le vrai Soleil passe à votre méridien, c est-à-dire quand il est midi pour vous, les rayons de Timage qui le suit passent au même moment, et vous apercevez encore ceux du vrai Soleil unis à son image, quand cette image se plonge dans l'horizon.
( »6) principal orbe lunaire, mais rentrée au dessus de Féquateur en ILB, ILB qui forment ainsi Forbite ILB, E,ILB fig. I : car, pour que la ligne ILB, C soit égale à CL, il fajit que ILB soit reporté lo degrés au delà de ILE dont le cercle est plus grand; d'où Ton voit que les images lunaires boréales ILB, forment du côté de la Lune uu arc de cercle de aoo degi*és, tandis que les images équatoriales ILE en forment un de 180 degrés seulement. Cette orbite ILB, £, ILB existant aussi pour le 67* degré de latitude australe, nous avons cinq orbites lunaires et nos huit images. I^ figure II montre les parties du globe éclairées au même moment par les différentes orbites, et ces orbites qui donnent une théorie com* plète du lever et du coucher lunaire, couforme aux observations astronomiques, expliquent en outre plusieurs phénomènes dont le système de Copernic ne rend pas compte d'une manière satisfaisante. Je veux parler de là Lune horizontale y ainsi appelée parce qu'elle est plus grande à Thorizon qu'au mé* ridien, où elle se trouve cependant plus rapprochée de la terre, et de la Lune d'automne et du chasseur qui se lève ou se couche pendant huit jours à la même heure.
J'ai fait remarquer que les images solaires
( »7) sont entre elles , par rapport à la terre à une telle distance, que leurs» rayons s'uoisseiit avant de frapper le point qu'ils éclairent, et que par conséquent on ne peut les voir séparément, mais toujours sous une seule et même image. Le contraire a lien pour les images lunaires. Séparées par des angles très ouverts, elles font succéder immédiatement Tune à l'autre leurs rayons, qui peuvent seulement s'uuir et encore très imparfaitement à ce point de succession. Or. c'est au point JIP, fig. I, que la réflexion ILE vient succéder à la vraie Lune ou se réunir à elle; et, comme il. n'y a ni fusion complète ni séparation abso* lue, les deux images en donnent une seule, qu'elles agrandissent chacune de leur côté plus ou moins régulièrement, et qui prend ainsi une forme elliptique , puisque le diamètre vertical reste le même. Telle est la cause de l'embonpoint extraordinaire de la Lune à l'horizon, embonpoint réel et non pas illusoire, comme on veut nous le persuader, parce qu'on n'en sait pas rendre raison (i).
(i) Le dimanche 6 septembre k sept heures et demi da soir, on a pu remarquer ce phénomène, les deux Lunes étaient visiblement superposées, parfaitement distinctes; les deux disques coupés l'un par l'autre (fig. 8).
Qusnt à la diminution de son ^elat an mëri- 4ieu à rhoriïon , cela peut souffrir difficulté daus le système de Copernic où la différence de distance de Tun à l'autre eat vraiment nulle , mais non dans le mien où la différence de distance est de plus de moitié.
Venons maintenant à la Lune éPautomne et du chasseur qui, pendant 8 jours au printemps et k rautomne se lève ou- se couche i l'heure de la veille. La figure II nous montre que les cercles éclairés sur le globe par f i« mage lunaire équatoriale ILE et par Timage lunaire boréale ILB, se coupent au point C vers le 34* degré de latitude où l'inclinaison nous place dans ces deux saisons. Or, comme TuDe précède Tautre sur Thorizon de lo degrés ou lo jours ou plutàt de 8 à cause de Tangte qu'elles forment, le point C qui, à l'automne par le redressement du pôle, passera du cercle ILE au cercle ILB, n'éprouvera, pendant 8 jours, aucun retard du lever lunaire, tout comme au printemps passant par' Finclinaison du cercle ILB au cercle ILE, il continuera de vmr la lune jusqu'à la même heure » puisque les deux angles étant de 8 degrés ou 8 jours, l'inclinaison qu le redressement fera glisser le nœud ou l'intersection des deux cercles sur l'ua ou l'autre pendant 8 jours^
Outra wn osdlUticm^ la Terre â un nou^ ▼etnem insensible de rotation qui ne s'eifeCtUe complettement qu'en a4oo années. Mais il «SI prouvé par la déviation progressive et rétrograde de laiguille aimantée; par les chatig»* mens de température et de propriété produc* tiVe que chaque point du glçbe éprouve aU bout de quelques siècles, par nombre de phénomènes géologiques^ entre autres les aiterrissemens et submersions de certaines càteiy et enfin par les observations astronomie ques Sur ta Nutatiou de raxe«
Les Coperniciens conviennent que tous les phénomènes qu'ils expliquent par la révolu^ tfon de la terre pourraient s'expliquer aussi bien par la révolution du Soleil. Mais ,. disenUi ils > le phénomène de l'aberration des étoiles nouvellement observé lève toute espèce de doute sur k système de Copernic ! Non , car rinclinaison des pôles produit le même effet; et puisque ta durée de cette inclinaison a lieu d'un polstîce à l'autre, elle rend parfaitement compte de ta courbe elliptique que parait décrire l'étoile tous les 6 mois. Elle en àanne raison d'une manière d'autant plus satisfaissanté qu'on n'a plus besoin alors de faire entrer pour élémens ni la mesure de la vitesse déf là lumière sur laquelle on n'est pas d'accord,
ni une vitesse quelconque de lumière quHl est bien plus raisonnable de croire instantanée.
Dans le retard de 8 minutes des Satellites de Jupiter aux immersions 4e la conjonction et dans Favance de 8 minutes aux immersions de l'opposition , on a cru voir la preuve de la transmission progressive de la lumière qui mettrait i6 minutes à traverser le diamètre de l'orbe terrestre; et les Coperniciens d'en inférer la rotation de la terre! car, à l'aide de la^ même logique qui, selon eux, nous fait voir le Soleil avant qu'il ne paraisse sur l'horizon, ils ont conclu que, « si la terre était immobile , ce on ne verrait pas les astres au moment de ce leur arrivée, tandis que, par l'èiFet du mouce vemènt de rotation , Vœil vient se placer sur « <c la ligne des rayons lancés par les aslres dea puis plus ou moins long-temps et arrivant ^ « en ce moment aux points de. l'espace que « traverse notre horizon. » Ici comme dans^ les réfractions, les astronomes s'embarrassent fort peu du déplacement de nos organes. C'est toujours l'oeir qui quitte l'observateur pour se poser où il y a urgence. Mais, avant tout, il fallait montrer dans cette circonstance que le mouvement rotateur du globe est égal à la vitesse de transmission de la lumière. Car il
(ai )
y a déception de nous l'opposer contre Kmmobilité de la terre, si, comme de fait, cette vitesse est 700,000 fois le mouvement de rotation, puisque, dit-on, la lumière fait 70,00 lieues par seconde et que la rotation n'est que de 10 lieues par seconde. Fallait-il donc nous arracher les yeux pour ,,/„, ■ de seconde. Tai voulu montrer que , même en admettant un temps quelconque de transmission de lumière, cela ne prouverait en rien la rotation du globe; examinons maintenant s'il y a ou non instan* tanéité.
Quoique, contrairement à Galilée, je dise de la terre, dans des circonstances & peu près semblables, eppuré non torna! je n'en rends pas moins justice à l'invention de sa lanterne munie d*un écran mobile qu'on pouvait faire tomber de manière à intercepter instantanément la lumière. J'admire son active et prévoyante sagacité à se transpo;*ter avec une lanterne de ce genre au sommet d'une montagne, tandis qu'une autre personne munie d'une lanterne pareille, placée sur une hauteur voisine, devait faire tomber son écran à l'instant mémeoùelle verrait la lumière de l'autre lanterne disparaître; sa conclusion que les rayons lumineux se meuvent instantanément, puisqu'il vit les deux lumières disparaître au
même instant, me parait éminemment Iq-* gique, et je suis loin dédire; gu^m comé^ quançe est erronée^ parce qu'il n'agissait pçs sur une assez grande échelle, Car Galilée concluait de science certaine, ea^érimentale ^ au lieu qu'avec la grande échelle on a conclu par hypothèse^ et en mettant de coté, parce qu^elles gênaient pour le moment, les autres hypothèses déjà admises, d'eliipticité desQfhea et de Téloignement ou du rapprochement de»
satellites suivant leur position par rapport la un autre astre d'une masse ou d'une attraelWa supérieure, ainsi qu'on nous l'eypUque pour U lune. Au surplus ce n'est pa$ là où est l'erreur.
Je prouve que le soleil passe 90us les douM signes du zodiaque tous les jours y ainsi que sa réflexion Jupiter dont l'orbite est à 60® au« deasus de la sienne, et que leur révolution si'« dérale est un effet de l'inclinaison et du re» dressement des pôles terrestres d un polstioe à l'autre. Il est reconnu qu'avant l'opposition de Jupiter, et pendant tout le temps qu'il passe au méridien le matin ou après minuit, les éclipses de ses satellites se font à i'ocoiclent, qu'après sou opposition et pendant le temps que Ju* piter passe au méridien le soir ou après midi, les éclipses se font à l'orient : donc, de l'oppo^
Bition à la conjonction Jtipitersuit une marche progressive dans le même sens que ses satellites, tandis que de la conjonction à l'opposition, il va au devant d'eux; et comme leur marche et la sienne, dans un même temps donné t sont identiques, il est rationnel que pour la durée de révolution des satellites, Tavance soit de huit minutes à Topposition, si le retard est de huit minutes à la conjonctioUt La marche identique de Jupiter et de ses satellites qui font 9i6 à 218 lieues par minute est appuyée sur les calculs astronomiques, puisque Jupiter emploie 4iS3o jours pourune orbite de 1,349^ i58,48o 'i^^^^ (partant, àla vérité, de sa plus grande distance ) et son premier satellite 1 jour 1 8 heures pour 555,^40 lieues.
La différence de temps des immersions, opposites ou conjonctives , ne décide donc rien en faveur de la transmission progressive de la lumière; et Texpérience de Galilée érant là^ il nous est encore permis de croire que le soleil ne nous envoie pas sa lumière tantôt après qu'il nous fait face ; tantôt avant , comme à son lever où nous aurions alors le singulier avantage d'apercevoir ses rayons, tout à la fois, avant sa présence en vertu de la réfraction , et après sa présence en vertu de la traus*
mission. Il faut convenir que, si telle était la mécanique céleste , Gara serait excusable de blâmer le grand ordonnateur, et n'aurait pas grand'peine à mieux faire.
On fait aussi valoir en faveur de la rota* tîon diurne de la Terre , les dernières expériences de M. Reich sur la déviation à l'orient de la verticale observée pour les corps tombans. Il s'en faut que ces expériences soient favorables à la rotation : i* Parce qu'elles ne donnent pas toutes un résultat identique, et que la rotation étant toujours de a4. heures, il n'y aurait pas disparité de quatre à huit lignes dans la déviation , si elle était un effet de la rotation; a® parce que cette disparité des expériences de la déviation trouve solution dans la gravité terrestre que je fais partir par une ligne oblique du centre à a3 degrés et demi Est du pôle boréal; l'Europe se trouvant dans cette direction les corps tombatis doivent dévier à TEst un peu plus, un peu moins suivant les temps, suivant les lieux, selon enfin que la gravité terrestre est à cause de l'oscillation plus ou moins combattue par lattraction de l'étoile pc laire qui sert de contrepoids à la gravité terrestre, et maintient le centre du globe invariablement fixe.
PaiNTS, PLANS ET CEBCX.ÉS
A CONCEVOIR ESSENTlELLBKEIfT.
POUR LE CIEL, 4 POINTS FIXES que je nomme les cardinaux stellaires, savoir:
le Vernal^ t EstWal A* Automnal tK VHiémal.
L'inclinaison du pôle parait faire changer la position du Soleil par rapport au Ciel. A Téquinoxe de Mars, il semble que le Soleil corresponde à la constellation des Poissons, et que de là oyxàxi point vemal^ il se place successivement sous le Bélier, le Taureau, pour se trouver au polstice d'été squs les Gémeaux ou point estival; qu'ensuite il arrive par le Cancer et le Lion sous la Yierge ou point au^ tomnaly et par la Balance et le Scorpion sous le Sagittaire on point hiémal, c'est-à-dire polstice d'hiver, pour se replacer au printemps sous les Poissons par le Capricorne et le Verseau. Voilà comment le Soleil parcourt, diton, le Zodiaque pendant l'année, mais tout cela est une simple apparence. En réalité le Soleil passe tous les jours soui les douze signes du Zodiaque : C'est le pôle qui décrit ces signes pendant les douze mois. L'inclinaison le porte successivement à l'équiaoxe Ue Mar9
SOUS les Poissons ou point i^ernalj au polstice d^ jnîo fous les Gémeaui ou pgif^t esiiwil^ à Téquinoxe de septembre sous la Vierge on point automnal ^txi polslice de déeembre sous le Sagittaire ou point hiémal.
POUa LA TERRE, QUATRE POINTS MOBILES: lbi caroutàux solaires, qui s^ succèdent constamment à 90 degrés ou qùarl^ de cercle l'un de l'autre sur tous les méridiens de Torbe solaire, et en conséquence sur touf les méridiens des cercles terrestres : V Orient, h Midi^ le Couchant y le Minuit. Il ne faut pas confondre ces quatre points ^ qui sont varia* bleS| avec les quatre points de compas ou de boussole que j'appelle vaciàuii latitubiitai* RES , parce qu'ils se trouvent aux quatre e^té» du globe , dans le sens de la latitude : le Nord^ If Est ^ le Sud et V Ouest.
QUATRE LIGNES : Vaxe polaire \ c'est le diamètre ou ligne imaginaire qui, d'uQ pôle à l'autre , traverse le centre de la terre ! au polstiee d'hiver l'axe polaire concorde avec l'axé du monde, et il s'en écarte de ^3 deg. \ au polstice d'été. Uasse équinoxial; c'est le diamètre ou ligne imaginaire qui traverse le centre de la terre en partant dés deux points opposés de Yéquateur copemicien, dans le sens de la colure équinoxiale, Vaxe poktieii
( »7 ) I c'0St la diamètre dans le sens des polstiees. Uax0 oscillateur ou de gravité] c'est la ligne oblique passant par le centre de la terre et aboutissant à ai degrés ^ au-dessous du pôle arctique du côté estival, et & %2 degrés 7 audessus du pôle antarctique du côté hiémal.
VINGT-QUATRE MÉRIDIENS ou DEMI- CERCLES LATITUniN AIRES , partant d*un p^Q à Vautre et coupant Véquatenrcopernicien en anglea droits. Il y a autant de méridiens que de degréa^ et même que de points sur le ceroie longitudinairei mais parce que le Soleil, danâ.aa révolution journalière, coupe près de i5 degrés par heure, on les marque sur le globe d^ 1$ en i5 degrés, ee quvfait a4 pour 36q4 %W cea vingts-quatre, il y en a quatre prinoipauit» «avoir : celui qui part du cercle oscillateur Hiémal au 36o^ degré, et que fap-> p^lle Màri^m Hiémal^ ou Premier Méridien.
Pftr lit mémfi raison , je nomme méridien ejitiual r^tttfc demi^cercle oscillateur tom-baiU au |8ot degré; méridien vemal^ la partîe vernale du cerele oscillatoire qui passe par le 90* degré y et méridien automnal j r^ti^tre partie qui passe par le 170* degré.
Se même que le cercle Icn^itudinaire et tous S€S parallèles sont divisés en 36o degrés V ainsi «haquç méridien «t tous les demi-
cercles qu'on peut supposer dans le même sens, sont divisés en 90 degrés de latitude septentrionale, qui vont du cercle longUudinaire slvl pôle arctique , et en 90 degrés de latitude méridionale, qui vont de ce cercle au pôle antarctique.
UN CERCLE: le cercle horaire. Cést Tôrbite même du Soleil : il est divisé en 34 P^^* ties, les heures; chaque heure, répond à i5 degrés sur tous les parallèles de latitude , c'està-dire que le Soleil met uAe heure à parcourir quinze degrés, et six pour 90. Comme il sert principalement à indiquer la longitude, on l'appelle aussi Cercle longieudinaire.
Dans la Sphère-Pendule qui fait marcher tout mon système, et que je fais voir aux personnes qui assistent à mes cours, fai retidu véritable cercle de longitude mon cercle horaire , que j'ai divisé en 365* pour plus d'exactitude. Ce cercle horaire ou cadran de l'orbe solaire est divisé en heures d'une à q4«^^^^ 365 degrés commençant à l'Est du méridien hiémal qui se trouve être le 365« degré, et qui, passant par File Marguerite, traverse Féquateur à 116 degrés^ du méridien de Paris (i). Lorsque ce cadran marque la a4*
■'■!■■ Il ■ » I ■■ M .i ■iii^iiiaiii m ' ii I ■ I I !■ I. ■■ ■ ■■■ • ■■ I
3) Ce u'est pas sans motif que je qualifie le méffidieu
heure ou minuit.au méridien hiémal , chaque point du globe au polstice tShwer, fait face à sa ; véritable longitude marquée sur le cadran.
Hiémal de Premier Méridien. C'est sur lai qae roule Tos-^ ciUation, et qui la détermine par sa vertu essentiellement magnétique^ par son privilège de posséder le pôle magnétique du globe. M. le commandant Ross, dans sa belle enquête d*un passage à TOcéan Pacifique, ayant trouvé le pôle magnétique à 96 degrés de longitude, et 70 degrés de. latitude 9 il semblerait que je dusse maintenant placer mon. Méridien Hiémal au 98* degré et non au 1 16*. Mais il faut faire attention , que la différence entre sir James Boss et moi n'est pas aussi grande qu'elle le parait : i® il part de Greenv?ich et non de Paris, cela diminue d'abord a degrés et demi sur mes 116, dont il faut retrancher aussi I degré et demi, puisque j'ai divisé çn 365 au lieu de 360| reste donc 11 a degrés environ; a® pour peu que air James ait fait sa reconnaissance vers le temps des équinozes, le pôle magnétique était non seulement remonté en latitude a cause de son inclinaison du côté estival, mais par l'effet même de cette ascension, il aura aussi rétrogradé en longitude céleste , c'est-à-dire avancé vers- Greenwicb et Paris. Il est donc ptus que probable que le Méridien Hiémal ou oscillateur est à xia degrés du «méridien de .Greenwicb, ainsi que je l'ai fixé, et qu'il donne le vrai méridien du pôle magnétique ; qu'ainsi je puis laisser l'axe polsticiale ou solsticiale du globe, à X 16 degrés 3/4 de longitûda occidentale de Paris, sur le cercle de l'équateur, soit ii5 degrés si l'on divise en 36ov * .