‹ Petit cours d'astronomie; ou, Courte exposition du vrai système du monde, suivi d'un mémoire surChapitre 9 sur 14 · MÉMOIRE SOUMIS PAR DEMONVILLB · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SOUMIS PAR DEMONVILLB

▲ I'eXAHEII DS x'jLCADiMIE DES SCIElfCBS^ LS hVtmi 4 SOYBKBRB l833.(l)

Un globe ne peut être éclairé partiellement par un astre dont le diamètre est 1400 mille. fois plus grand; car à quelque distance qu'on éloigne cet astre , les deux diamètres apparens diminuant dans des proportions égales ^ ou les deux diamètres réels restant dans le même rapport, l'astre 1400 mille fois plus gros englobera constamment de ses rayons le petit cercle sur tous ses points. La Théorie des réfractions ne peut donc pas trouver d'application dans le système de Copernic, puisque dans ce système les rayons solaires tomberaient constamment etjperpendiculairement sur toute la terre d'un pôle à l'autre. Mais me direz- vous ces réfractions sont réelles , puisqu'elles sont constatées par les observations. Cela prouve seulement que le soleil est plus petit que la terre , et je vais démontrer que ce qu'on prend pour une réfraction est une réflexion.

Le soleil lance ses rayons sur la partie de la couche atmosphérique en rapport avec sa distance et son diamètre. Mais là , à ce point unique où il vient frapper l'atmosphère pour en ressortir aussitôt, parce que l'atmosphère cesse, par sa courbure, d'être dans la direction du rayon , à ce point unique d'un milieu plus dense entre deux dia|)hanéités qui eiv forment un miroir, il laut bien qu'il se réfléchisse. Yu la distance du soleil et le rétrécissement des cercles atmosphériques deTéquatenraux pôles, huit points s'offrent à son incidence de réflexion: deux sur le cercle équatorial , à 4^ deg^ est et ouest du méridien qu'il traverse; ces deux incidences renvoient l'image un peu en arrière de l'orbe solaire ,

(t) C^mmhsAÎMs nommes i W«tt. Thotai-d , <ie Damoftraa lîtMhtlUn.

— a — en passant par le 45* degré est et ouest du soleil :deax ïï»T les parallèles da 4^* degré de latUode nord et sud de ce même méridien ; ces deux incidences renvoient Vimage à 45 ^cgràs verticatemcat aard «t êuà ^n-dessai du soleil : quatre en ligne oblique entre les quatre points d'incideiiocs verticales et horîzoalales « et ces quatre dernières incidences reuToient l'image un peu en arrière des orbes boréal «t aaatnal, an pasauit par le 3o® degré est et ouest des images verticales* Voilà donc neuf soleils , dont un seul l éikukh. »

Le vrai soleil avec un diamètre de i5 degrés et à une distance de 6o degrés de Téquateur, ne pourrait embrasser de ses rayons qu'un arc formant !e quart de la circonférence terrestre. Par conséquent sur l'équàtêBr le vrai soleil n'éclaire à la fois que 45 degrés à sa droite et 45 degrés à sa gaucbe. Il n'y aurait donc que 6 hearea de jour sur Téquateur; mais nous avons vu qu'une image le précède à 45 deg, et le suit à pareille distance. La première ajoutant 45 deg. , ou 3 heures , au Icf w, et la seconde 3 heures au coucher, l'équatenr a des jours égaux aux nuits.

Celui qui a créé le vrai soleil est le premier des «»tbcmaticiens. Il l'a si bien proportionné à la mesnre et la distance de globe qu*il doit éclairer, que ces ttois soleils n'en font qu'un : leurs rayons viennent s*unîrsw tous les points qu'ils parcourent , de telle sorte qu'on ne peut les voir successivement , mais tous les trois ensemble , sous une même image à quelque distance on quelque heure que ce soit. Quand le vrai soleil passe a voire méridien , les rayons de Tin) âge qui le suit passent au.ménie moment, et vous apercevrez encore ceux an vrai soleil unis à son image ^ quand cette image se plongera dans rhorizon.

Si sur Téquateur le jour est égal k la nuit , aux deux pôles la nuit est égale au jour, avec cette différence qu*ici c*est un jour et une nuit de six mois.

En effet, les soleils supérieurs répondant au 45* degré de latitude, ne peuvent élever leurs rayons que jusqu'au 79^. Le jour ne paraît donc au pôle, que lorsque Tïncfinaison l'a fait descendre jusqu'au cercle du 79* degré , qui , à cause de^on rétrécissement , se-tro»ve toUjoim couvert des rayons solaires. Le pôle a par con-

séqu«nt six mois de jour, puîsqn'U eit trois mois ji descentire jusqu'au 67* degré , et trois mois k remouler an 79'. ^

Ëifaroinons maintenant l'ancroissement et le dfcroissement du jour des ziaet tempérées. Les trois soleils supérieurs, vu ragrs.ndissement du cercle à la latitude de Paris, n'embrassent de leurs rayons que le tiers de ce cercle. Au polstice d'hiver le jour doit donc y élre de huit heutes. STais l'incliDaisou fesant descendre Paris jusqu'au a6° degré le ai juin, il éprouVe alors les actions combinées des trois soleits' supérieurs et des trots aolaiJs écliptit|acs < et pawieat k seize heitra» éi jooti AitisiAttàtii au dercle trojiîctft, radcrOisieméat «u Te décroissement du jour est une combiuaisoa de l'inclt^ naison du pôle et de l'action des six soleils.

S'il y a trois cercles de réOeiion pour le soleil, on sent qu'il doit y en avoir autant pour la lune, et que son rapprochementcompcnsant la petitesse de son diamètre, les huit réflexions doivent s'établir aux mêmes distances à' une très-légère différence près : je n'ai pas cru, indispensable de figurer les images lunaires.

Voilà de quelle manière seulement peuvent s'expliquer les observations astronomiques sur les réfractions lunaires et solaires, qui, comme on le voit, sont de pures réflexions.

Je dois un autre développement à l'un des secrétaires de la Sodictc royale de Londres, M. Roger, avec qui j'ai en l'avantage de faire route en revenant de Cambridge. Il me fit plusieurs questions sur là manière dont j'entendois la vue du ciel par rapport aux habitàns de rhémisphère austral, et parut regretter de ne pas voir dans ma sphcre le plan aima'nté ou miroir éthéréen, qui de l'équateur terrestre s'étend horiïontalemeiit àl'infihi. La marche dû soléit, de la luné et des planètes m'empéchoitdeje figurer jusqu' H' écliptrqw; muisj'al irJlTP!!' " le moyen de In réprésenter, partiellement à. parttride; l'orbesolairejusqu'aitslimiles visibles. J'ai aussi adapté" ' à ma spUère le ciel austral ou n'IV^iriion du ciel siiiié- ' rieitr 'Ct seul réel, à travers la toiiclic .iimospliiiriqucr.

Sans l'action attractive du soleil et de l'axe dé gra- Tité terrestre, les étoiles se ré(lc:chiraieut perpcndicu-. lairement sur le miroir qui forme le pian li-U''''*". . ^ «at une simple

^ 4 - Iftaifl cette action dirigeant leurs rayons en sens obliqne , les porte tons snr notre atmosphère, où ils se réfractent; et tontes les constellations comprises dans Técliptique viennent traverser la conche almosphérique pour se peindre sur un plan inférieur au-delà de l'orbe solaire, tandis que celles qui sont au-delà de Técliptique viennent se peindre entre Torbe solaire et Thorizon terrestre , c'est ce qui est représenté dans la planche ci*

jointe ,^. 4. (0

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