TROISIÈME PARTIE
Celles-ci s'étendant en profondeur- au lieu de s'étendre en IargeuT, il en résulte non-seulement que plus de plantes peuvent profiter sur une infime superficie, mais encore que ces plantes profitent mieux du fumier qui a été donné à la terre:
2B3. Lorsque l'eau a pénétré une terre tres-forte (argileuse), elle en a lié les parties les unes aux autres, ce qu'on exprime en disant qu'une telle terre fait pdte ou a du liant. Plus tard, l'eau venant à s'évaporer, les parties argileuses qui n'ont pas été séparées les unes des autres par l'introduction de l'air entre elles, se serrent et forment des molles de terre compactes et dures. Qui ne
et C D, celle où l'eau est stagnante. Dans la fïg. 13 on suppose
que les drains F fi ont fait descendre jusqu'en C 0 la conclie duau stigoante, et que di>s lom les rjcincs, au lieu Je s'étendre ea largeur, se sont allongées en profondenrj
AHÉLIOHATION DES SOLS.
comprend que dans un tel milieu, où les plantes sont tantôt noyées dans un sol piteux, et tantôt resserrées -dans une terre durcie, elles ne peuvent vivre en bon état, de même que les graines n'y peuvent pas bien germer? Voilà un des inconvénients auxquels le drainage doit plus spécialement remédier f.
264. Sous le rapport chimique il n'est pas moins essentiel. L'air ne pouvant pénétrer dans les terres dont nous venons de parler, il en résulte que l'humus ne peut être rendu propre par lui à alimenter les plantes. Nous avons dit aussi que l'acide carbonique dissout la plupart des substances que les racines doivent absorber et conduire dans la plante, pour qu'elle se développe; or nous savons que l'oxygène de l'air peut former de l'acide carbo-
1 II serait dangereui de chercher à faire connaître aui élèves trop de faits physiques concernant le drainage; mais le maître doit au besoin savoir, en outre de eu que nous avons dit, quelques .théories que nous allons lui exposer. La chaleur du soleil n'agit pas également sur toutes les terres ; c'est ce qu'on exprime vulgairement en disant que les unes sont froides et les autres chaudes. Mais ce que tout le monde ne sait pas, c'est que pendant l'été !a couche superficielle de la terre est à une température plus élevée que celte de l'air. 11 faut en conclure que les pluies refroidissent le sol si l'eau qu'elles donnent reste à la sur- ' face,: et que, au contraire si Iob couches inférieures l'absorbent, l'équilibre est rétabli. — Le drainage augmente donc la température moyenne d'un sol. — Il y a plu?, il l'augmente encore en diminuant la quantité d'eau qui s'évapore a la surface de ce sol. Toute évaporatiou d'eau ne peut se produire que par la chaleur, et de même que l'eau qui bout dans nos foyers prend sa chaleur au feu que nous avons allumé, de même celle qui s'évapore de nos champs prend sa chaleur dans la terre qui l'enveloppe, et abaisse la température de celle-ci. — Le drainage, en augmentant l'écoulement des eaux et en diminuant Le volume de celle qui s'ivaporej tend à consaner.au aol une plus grande partie de sa chaleur.