TROISIÈME PARTIE
273. Certains agriculteurs font aboutir leurs tuyaux dans un drain collecteur qui les déverse non pas à ciel ouvert, mais dans un puits perdu, espèce de boit-tout, ou de perd-eau. Cette pratique est mauvaise, parce qu'alors l'air ne peut facilement entrer dans les draras par leur partie inférieure, et que c'est là une des conditions essentielles de la fertilité que doit procurer l'opération '.
274. En effet une terre drainée devient meilleure pour le fermier soua tous les rapports, et on peut ainsi résumer les avantages de cette méthode. Le drainage élève la température du sol, augmente la porosité de celui-ci, et rend la terre bien moins dispendieuse à labourer. Grâce à lui les principes nutritifs du sol sont augmentés et mieux appropriés aux racines des plantes; les matières
nient en posant entre le dernier et l'avant-dernier tuyau un grillade formé tout simplement de gros fila de fer recourbée, de façon à ne laisser entre eu* que des intervalles de 1 cent. (V. fig. 17.) 1 Quand ud drainage vient d'être pratiqué dans une terre argi- 'iuse, l'eau a d'abord de la
veiles pluies ne surviennent pas, quelques fentes se manifestent a la partie supérieure du sol.— Quand le drain b ne coulera plus qu'a moitié (fig. 19), l'air s'introduira dans l'espace laissé vide par l'eau, et tendra à dessécher la terre avec laquelle il sera en contact; il se Formera donc des fissures dans celle-ci, auprès des drains; Fig. 18. l'amélioration du sol se fera
par en haut et par en bas. Peu à peu les drains continueront à se
AMÉLIORATION DES SOLS
nuisibles sont transformées par l'action décomposante de l'air et de l'eau; enfin les récoltes deviennent plus abondantes et plus assurées, et couvrent largement les dépenses que l'on a faites.
vider, et bientôt toute la terre, entre eux et le dessus du fendillée, comme
sol.
voit (fig. 20). Alors l'air y circulera librement et sera pompé à la surface par la chaleur du soleil; il traversera le soi et y formera de l'acide carbonique.
Les pluies viendront à leur tour chasser des tuyaux l'air qui aura perdu une partie de son Olygène, et l'eau s'écoulant à son tour, l'air se renouvellera dans les drains, pour recommencer le rôle qu'il a déjà joué.
- ggMj^gjWAUSS^ Ainsi se complète ce que nous
■ . . .. ,. ,s avons dit de la théorie chimique
Fi S- 19. du drainage. Ajoutons, pourter-
i qui a rapport à son action physique, que l'air, en past sant des drains vers la par- - tie supérieure du sol, prend aux couches inférieures de celui-ci leur excès d'humidité, et l'apporte aux cou- ■ ches supérieures où vivent les racines. Le drainage rafraîchit donc pendant les sécheresses, eu lieu de contribuer, comme on pourrait le croire, à augmenter leurs effets. Au contraire, pendant la nuit, l'air intérieur se refroidit et diminue de *''&• 30 - volume, ça qui appelle l'air
extérieur à le remplacer. Or cet air extérieur pénètre dans le sol