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Quand on a constaté la nécessité de drainer nne

i On a proposé de leur donner diverses formes et notamment la forme ovoïde {fig. 14) qui a, dit-on, l'avantage de mieux égoutter t'eau quand il n'y en a pas une grande quantité. La difficulté de poser ces tuyaux a en outre conduit à leur faire, soit un empattement (fig. 15), soit une base plane; mais ces formes, qui peuvent compliquer le travail du potier et rendre le prii des tuyaux plus élevés, sont reléguées maintenant dans les théories abandonuées pour la forme la plus simple et la plus facile à exécuter, c'est-à-dire pour. le simple tuyau cylindrique (fig. 16).

On a proposé de joindre ces tuyaux par des colliers ou maueboirs en terre cuite; ou bien de terminer leurs extrémités par des lignes courbes qui puissent s'enchevêtrer les unes dans les aulres. 11 faut aussi abandonner tous ces systèmes, qui n'avaient pour but que d'assurer l'égouttement des eaux, alors qu'on ne voyait dans le drainage qu'une opération d'assèchement.

H faut, par un autre motif, reléguer aussi parmi les inventions inutiles les colliers criblés de trous, et qu'on a préconisés comme servant à faciliter l'introduction de l'eau dans les tuyaux. L'expérience a démontré que l'eau trouve toujours assez d'issues dans les joints imparfaits des tuyaux, et que cette imperfection ellemême sert à laisser aussi filtrer l'air, ce qui n'est pas, comme nous le verrons plus loin, une des moins importantes conditions du drainage.

Fig. 16.

AMÉLIORATION DES SOLS

lerre, on en fait le nivellement afin de savoir dans quelle direction les tuyaux Beront posés. C'est là un travail que nous ne décrirons pas et qu'il faut généralement confier à un homme spécial.

271. Les lignes des drains doivent être plus ou moins espacées, selon le degré d'humidité des terres à drainer. La moindre distance est de S a 6 mètres; la plus grande de 12 mètres.

272. Quant à la profondeur à laquelle on doit placer les tuyaux de drainage, il est regardé généralement qu'on 'ne doit pas dépasser 1 mètre à 1 mètre bu. Cette dernière cote ne doit môme être atteinte que dans les cas où l'on renconfre au-dessous de I nielrc des sources ou des nappes d'eau. 11 faut, en toute circonstance, que la profondeur soit telle que l'écoulement des.eaux puisse se faire à la partie la plus basse du terrain drainé '.

1 Les drains peuvent s'obstruer par quatre causes : 1° les dépots calcaires; 2° les dépôts ferrugineux; 3° les racines des arbres; i" les animaux souterrains. On évite le premier de ces inconvénients qui se manifestent dans les terrains calcaires ou trèschaulés, en employant des tuyau.ï bien unis intérieurement, et dont la pente est tellement bien réglée que l'eau n'y séjourne pas. — Pour ce cas et pour le second, on peut encore boucher momentanément les drains à leur partie inférieure et les déboucher quand «a les croit remplis; on fait alors comme dans une écluse de chasse. Les racines du saule, du frêne, du marronnier d'Inde, etc., s'introduisent parfois dans les drains et y forment un chevelu semblable à une queue de renard, qui finit par les boucher; le meilleur préservatif est de ne pas établir de drains à moins de 13 ou 18 mètres des rangées de ces arbres. Les pommiers, les chênes, la luzerne elle-même et la vigne ne paraissent pas offrir cet inconvénient. — Enfin, les Uupes, les rats, les souris, les grenouilles et les crapauds peuvent envahir les drains. On les prémunit contre cet inconvé-

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