‹ Petit cours de chimie agricole, à l'usage des écoles primairesChapitre 8 sur 116 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

17. Le résultat de cette combustion étant de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau, l'on comprend donc que l'air doit, indépendamment de l'oxygène et de l'azote, contenir de ces deux principes, que les animaux en respirant, et les combustibles en brûlant, lui fournissent sans cesse 1 ; et, en effet, il renferme de l'acide carbonique, mais en bien petite quantité, puisque dans 10,000 litres d'air il n'y en a que 4 litres environ, et il renferme aussi de la vapeur d'eau. L'acide carbonique est sans

L'eau de chaux se prépare comme il suit : oo met environ 10 grammes de r.haui dans an flacon, avec 400 à 500 grammes d'eau; on bducl:e; on agite, puis un laisic lu tout pendant $ à 3 jours. Au bout do ce temps, on verso le liquida dans un autre v.ue, en ayant soin de ne pa? remuer '■.<•. M-.r.C\\ blau: ■\u: ='est formé dans le premier. On houchi: le nouveau vase contenant l'cnu lie chaux limpide et on le conserve, en ayant soin de bien reboucher ce flacon toutes les fois qu'on y puisera de l'eau de chaux (voir n° 57, à la note).

1 L'instituteur expliquera ici qu'en chimie on nomme acides des corps composés résultant, comme les oxydes, de la combinaison d'un corps simple avec l'oxygène. Mais les acides se distinguent des autres par une saveur acre, dont le vinaigre peut donner une idée. L'acide carbonique, résultant de la combinaison de l'oxygène avec le charbon ou carbone, est un corps gazeui et produit moins dès lors cette saveur que s'il était liquide; cependant on peut se faire une idée de sa saveur aigre en goûtant ce que l'on nomme vulgairement l'eau de Seltz, qui n'est autre chose qu'une dissolution d'acide carbonique dans l'eau. — Le maître préparera

d'un tube recourbé déni paquets dits poudre de Févre*, et y

l'oxygène, et quand on aura obtenu ainsi un flacon plein de ce gaz, on y démontrera les propriétés qui sont ci-dessus indiquées comme étant caractéristiques de l'acide carbonique.

* Cette pondre, qui sert a faire l'eau gaieuse, est en deux paquets : l'un île bicarbonate de soude, l'antre d'acide tartriqae.

DE L'AIR ATMOSPHÉRIQUE ET DE l'eAU. 21

couleur, et il éteint les corps en combustion, comme le fait l'azote ; mais tandis que celui-ci est plus léger que l'aii', l'acide carbonique est deux fois plus lourd '.

18. Si l'acide carbonique qui sort des poumons des animaux restait dans l'air, il finirait par y être en bien plus grande proportion que nous ne l'avons dit ; mais les plantes l'y reprennent sans cesse et se l'approprient î ,

1 Celte différence est facile à démontrer si on laisse un flacon plein d'azote l'ouverture en haut et débouchée; on remarquera bientôt qu'une bougie, qui dans le commencement s'y serait éteinte,- pourra y brûler au bout de quelques minutes; preuve que l'azote, en ^crtu de sa légèreté, est sorti du llacon où l'air l'a remplacé. Si, au contraire, on opère de la même manière avec un flacon plein Je gaz acide carbonique, celui-ci Étant plus lourd que l'air, restera dans le vase, et l'on pourra, à un intervalle de quoique» minutes, constater qu'une bougie allumée s'éteint quand on l'y plonge. — Celte dernière expérience peut être faite dans un vase qui, étant d'abord plein d'oiygène, a servi à démontrer la combustion active du charbon dans ce gaz. En effet, le charbon, en brillant dans l'oxygène, a formé de l'acide carbonique qui s'est substitué au premier,

La présence de l'acide carbonique dans un vase se prouve, comme nous l'avons vu plus haut (n° il, à la note), en y versant un peu d'eau de chaus; on peut encore la démontrer en y introduisant une plume dont les barbes ont été trempées dans l'alcali volatil (ammoniaque liquide), H se forme immédiatement des vapeurs blanches, qui sont un carbonate d'ammoniaque, dont plus tard nous nous occuperons.

* Ce fait essentiel sera démontré de la manière suivante : On mettra quelques feuilles vertes dans un vase plein d'eau de fontaine, et on retournera celui-ci dans une terrine ayant assez d'eau elle-même pour que l'ouverture du vase y plonge (fi;.-. 6). On aura ensuite un peu d'acide carbonique dans un petit flacon, et oo en fera passer un peu dans le vase contenant les feuilles vertes, en le débouchant au-dessous de l'ouverture de celui-ci. Cela fait, on FIg. e. exposera le tout aui rayons du soleil, et, après une

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