‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 159 sur 581 · DlftCENCE, BIENSÉANCE, CONTBNANCB · texte numérisé non relu

DlftCENCE, BIENSÉANCE, CONTBNANCB

DécORITM.

La décence comprend les égards qu'on doit aux temps, aux lieux et aux personnes ; la bienséance a rapport aux mœura et aux usages de la société; la convenance, à des Tègles particulières, indifférentes au point de Yue de Thoii-

98 I>ÉGË — DËGI

DÂteté; le décorum a égaleravnt rapport à dM fhijié» toulet MDfeniioimelle», mais qui sanitat la pédanterie. La bonne eomipoffnie esnifâ dé la déceaca dans les ttpreuions ef Tm» térUur (BAaTHâ&iMT). Les bieiuéaaee» sont la sauvegmréêde la morale pxiblique (La Haepb). Que signifie ee sacHfiêê des convenances de la nature aux conyenances de l'opinion (J. J. Rou8aBAD)T2VtdMjr de garder demain le décorum philosophique un peu mieux qu'à votre ordinaire (J . J. Rous- MA9). Voir 317, 36^,

si7. oofiKCËtïCK, fiicHtrre, ttAxtrt.

La <t^e«noe comprend les égard» qu'on- doU au publie ; la dignidé, ceux qu'oa doit à sa place, au caractère public dont on est reyètu ; la gravitéf ceux qu'on doit auï cûrooastances ou à soi-même. Soutenir la maj4sté et la décence extérieure du culte (Massillou). EllemUs0 prêter esa^ monde avec toute la dignité que demandait sa grandeur (Bossuej). n conserve m dii^nMé, même dans ks fers (FièAcBiu). Frappé de V auguste gravité de ce vénérable pontife (Massillon). Voir 316, 7W, «0, 9d()f.

On décide une question, une oonteslaCion; aAJmgê im>ou vrage, vue persomie. I^édéer ioppose toujours un ms ex^ primé ; on peut f^tger en soi-même, sans Mre part' à «vtrai de son jugettenti Décider les oh de conuiemé dtune manièce /ûvoro&{érel^oommod(mli^(PiiâA]k).i)>>uged Vaven^ ture de toutes les actions des hommes (1^a8Cai<)v U f «peu de choses aont noux jugions bien (Yauvenargubs). Juger, e*est semtr (fiSLttnos). On ne peui juger du mérité d'un homme qu'après sa mort (Bonapabte). Voir 3 i d.

La décision est un acte de resprit, précédé d'an examen; Ja résolution est un acte dek yoieaté, iHnécédé-iruae déii*

DÊCI — DÉCO 99

béffiliwi. Uœ qÊiesiion H épineuse, ef ê^une H pénible décii < sid»4^$iiinrlEB). CofMrovfin re^t la dédsion du coneiîê unee retpeet { Bomvit). (T^Mt I9 résolullon qu*il avait prise dans sa demilàr^ maHaâie (Boflsvn). La faiblesse prend sowent des résolutions plus violentes que l'emportemsnâtVbm jm Ommua). Voir Zi%, »20.

Péeisimi(smi un t«nne génirtl qui comprend tous le» artieles déterpiinéa par les eonefles : les canons sont les déetnoAr jogaà cooetnient le dogme et la foi; les décrets sont lei dditst'M» qui (règlent la âsdptine ecclésiastique^ Voir

«^1. dAjcovtbrtE) i9TKQnno^

lA, 4é^^^px¥ ijovio à nos oonnaiMsnces, die est en dovmjm die la sc^en^; rin«£ntfoa nous donne de nouveaux seçoiAi^ 4e «ouveUÂs xyssourcas » é^ est du domaine de V9,n* f^ir^ 4^ déeottTertts an )»ftyMfU€, en astronomie iXçA^'), i^ prMienâu.es déoomveftes de filtre siècle tou-c]k(M la CKWto^An dm smng tMoLiànn). rinrention du bor«pi4lr« ^ ,(Iu« d PdfCdii .{JLcAD.). Si eu pewBais trouver gp^^Kf W(?e«ii«n fomr nw tir«r d« la peine où je suis

mohn^V v.oftr as».

yta* ikÉcovvmiE, TROVTBii, iimirrisR.

On décfiy.vrp ce qui est çacbé ou secret, ef» qui, «ans 4liPe YisU;»}e pu «tjpparent, efUtaît réeUemenl tout foimé; on troupe PU ^w ne %ovî^e paa d« sd-niiémi soits lea 3f»a eu dapîs }*eipnt, ce q|U ^ail Ti^l# et appaiwal» »aia bm de la jporté9 actueUe de celui qui c][i#re^» Qo <|iii ^^^^^ «ous U forme d'éléments, de matériaux à cpo^iner-; «n ««tmife ce qui est nouyeau, ce qui n'existait pas, ce qui manquait DécottTrir une mine d*or, Bfiifvey a découTert la circulattofi du sang (Acad.). H découvre un passage assuré peur êêeeftÊmrs fBosnwr). ttovtfSKt U toInHon étun puiblèm. H

400 DÉCO — DÉCR

a tant chsrehé ce papier qu'il t'a trouvé (âcad.). Vamhttîon a fait trouver ces dangereux expédients (Bossuet).. Ces foudtes de hronfe que l'enfer a inTeatéi pour la destruction des komfMs (FticHiBB). Voir 821» 323.

SSS. DÂCOtTRIB, D£CBLBB, oéTOILEE, SATÉLItt, DÉ€LARBR, MANIFESTER, DITULGUBR, PUBUBR.

Découvrir, c'est instruire les autres de ce qui était caché four eux; déceler, c'est rapporter, faire remarq[aer ce qui était dissimulé ; dévoiler, éesX écarter le voile qui couvrait une chose, la rendre apparente ; révéler, c'est faire connaître ce qui était ignoré ou tenu secret; déclarer, c'est faire sa* Toit ce qui était inconnu, confirmer ce qui était incertain ; manifester, c'est faire pleinement connaître, mettre au grand jour ce qui était ignoré ou obscur; divulguer, c'est répandre ce que le plus grand nombre ne savidt point; publier, z*es\ porter à la connaissance de tous ce qui n'était point public et notoire. D' ordinaire le délateur découvre plus set propres vices que ceux des at((reff(MASSiLLOR). Il ne sera pas dit qu'impunément on m'ait mis en état de découvrir des secrets qu'il était bon qu*on ne sût pas (Vouârb). Si queU que infidèle, écoutant nos discours, allait nous déceler ^Bacink). On cache ses passions aux yeux du publie; une imprudence peut quelquefois les dévoiler (MASSiLioif). H ne m'appartient pas de révéler ce qui se passe dans le iOÊietfMire (Fléchibb). J'ai révélé mon eceur au dieu de tinnocence (Gilbbrt). Il n'est pas obligé de déclarer cette eireonstance (Pascal). Tous nos soins doivent se borner à tonnaître la vérité, tous nos talents à la manifester TMas- Alloh). Ils n*ont point de faveurs qu'ils n'aillent divulguer llfOLifcBB). Au nom de Dieu, gardex-vous bien D'aller publier ce mystère (La Fontainb). L'Évangile a été publié par touie la terre (Acad.). Voir 321, 322.

8S4. DÉCRET, LOL

Le décret règle quelques points particuliers ou quelques

DÉCR — DÉFA ^ i<M

détails d'exécution transitoires; la loi est générale et dur»* ble. Voir 820.

52». DÉGRISE, DÉGRÉDITBR, DISGAÉIMTBR.

Décrier f c'est attaquer Thonneur, la réputation; déeré^ diter, c*est faire perdre le crédit» l'autorité; diseréditir^ c'est ébranler le crédit, rendre le crédit difficile. Viieréài^ ter s'emploie surtout en termes de commerce. La fiaUerie corrompt la vertu , et la médisance la décrie (FL^isa). Qu'un froûi écrit asgofinme, QuHl ne faut que ee faible à décrier un homme (Molièrb). La vie de ee philosophe a été attaquée pour décréditer plus facilement ses opinions iSAiHT-SvEEMOiiD). Discréditer une marchandise , un pa^ pieV'-monnaie (Acad.].

SS6. SB HéDIRB, SB RÉTBÀCTBR.

On se dédit en revenant sur une parole légèrement don* née ou sur un jugement hasardé ; on se rétracte en détruisant un engagement sérieux ou une assertion fausse. Je ne m* en dédis point (Molièrb). Mais quand ce choix est fais, on ne s'en dédit pas (Gorneillb). Allons^ qu'on se rétracte (Moliâbe). Il a été contraint de se rétracter des choses qu*il avait avancées (Acad.).

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