‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 267 sur 581 · FURBCR, FURUU · texte numérisé non relu

FURBCR, FURUU

La fureur marque un emportement violent, intérieur ou extérieur, et se prend souvent en bonne part ; la furie est toujours une agitation extérieure. Voilà ce qui me jetait dans des œeès de fureur et de rage qui m'agitèrent par degrés jusqu^au désespoir (J. J. Roussbàu). Du sein (jtun prêtre ému d'une divine horreur, Apollon par des vers exhala sa fureur ^BoiLBAu). Que la fureur de Dieu se déployât sur lui (Raginb). On les voit (les oiseaux-mouches) poursuivre avec furie des oiseaux vingt fois plus gros qu*eux (Buffoh). Leur effroyable décharge met les nôtres en furie (B088UBT). Barbare, qu*as'tu fait? avec quelle furie As-tu tranché le cùurs d^une si belle vie (Ràcinb)?5« commettre à la furie de VOeéan (BossubtI. Voir 567, 758.

tS67. FURIEUX, FURIBOND.

Furieux dénote particulièrement l'acte de fiireur ou l'accès de fiirie; furibond, la disposition & ces accès et leur fréquence. Furibond ne se dit guère en prose que des personnes. Il faut observer que ces deux mots changent souvent de sens, c'est-à-dire que furietuù désigne la disposition générale, et que furibond enchérit simplement sur furieux, et marque une fureur qui déborde , qui ne se contient plus. Cet homme, furieux d/s me voir filé dans mon infortune,

170 FOTO — GAI

perdit tout à fait la téte^ et se comporta comme %n forùtné IJ. J. RoussBÀU). Avant Vespasien, Vempire a«otl été mecessivement occupé par six tyrans également eruefo, tout forieux, et sowoetU imbéciles (HoHTBSQnnu). lli / montieutr Mtexsarage furibonde; sauveX'VOwl sauvex-vous (Rji* «HAU) 1 Voir 566, 758.

K68. FUTCB, A TENIR.

Futur marque quelque chose de plus certain, déplus nécessaire; à venir, quelque chose de plus incertain, de contingent. Le temps à venir est aussi j^lus éloigné, plus vaste que le temps futur. Et ton nom paraîtra, daVit la race future, Aux plus cruels tyrans une cruelle injure (Rauhk). Cette lenteur à comprendre, cette pesanteur (f tmo^natton est la marque d*un bon jugement à venir (MouiRB).

tS69. GAGER, PARIER.

Gager, c'est proprement mettre dans la main de son contradicteur ou entre les mains d*une tierce personne un objet, une somme que Ton consent à perdre, si ce que Ton soutient n'est pas ou n'arrive pas ; parier, c'est se promettre mutuellement une certaine somme, que le perdant devra livrer au gagnant. Dans l'usage ordinaire, ces deux termes se confondent, et ne sont plus distingués par aucune nuance.

»70. GAGES, APPOIKTEMENTS, HONORAIRES.

Gages se dit de la rétribution des domestiques; appointe* ments, de celle des gens en place; honoratrex, de ceUe des maîtres de sciences ou de littérature , des médecins, des avocats, etc.

»71. GAI, BNJOme, RÉJOUISSANT.

Où est gai par Thumeur; enjoué, par le caractère; f#-

GAIN — (JARA i7f

iouiisant, par les manières. Humeur gftie. Avoir un air gai. Cette, femme est Irés-enjouée. Sa conversation est toujours eijoiiée. C'est un homme fr^<-réjottissant (Acad.).

1(78. GADf, PROFIT, LVCaUB^ ÉMOLUMENT,

BÂnilrics.

Le gain suppose des risques et du hasard; le profit eft {dus sûr et résulte d'opérations habitueles ; le lucre marque la pasâon deTlntérêt; V émolument est tout ce qu'on retire d'une charge, d'un emploi; le bënéfiee se dit pUs ordinairement du produit de l'argent engagé dans une entreprise. On ne rencontre plus en ceux que le jeu et le gain ont illustrés la moindre trace de leur première condition (La Brdtèrb). Le profit lui semblant une fort douce chose, Il risqua d€ nouveau le gain qu'il avait fait (La Fontaine). Il a fait un grand profit dans le commerce. Il travaille moins pour le lucre que pour Vhonneur. Ce précepteur a de bons émoluments. Il a eu du bénéfice dans cette affaire (Acad.). Voir

Page 1