CRA
-vienne (Je ne le désire pas). Je ne crains pas qu'ion le trouve mauvais (Je ne le désire pas).
Ke craignez pas qu'il ne vienne point (votre désir et le mien est qu'il vienne). Je ne crains pas qu'on ne le trouve pas bon (Je désire qu'on le trouve bon). — Employé à la fote négativement et sous la forme interrogative, il exige toujours la négation ; et, dans ce cas encore, comme dans le S 1er, si Pon ne désire pas la chose, on met simplement ne, et ne point ou ne pas si on la désir*». Ne craignezvous pas que mon ami ne meure? "^e craignez-vous pas que ce fripon ne soit pas puni?
CRAINTE (DE). De crainte que veut le verbe suivant au subjonctif avec la négative ne, si l'on ne désire pas que la chose soit, et ne pas ou ne point si on le désire. CacheZ' lui votre dessein, de crainte quHl n'y mette obstacle. Ne lui dites pas cela, de crainte que, se fâchant, il ne veuille pas . // ne veuille plus appuyer ma demande.
De crainte de s'emploie devant un Infinitif et sans négation. Une sort Jamais la nuit, de crainte d'être surpris. — Devant qn substantif on peut supprimer le premier de : Crainte de malheur ^ crainte d'accident (Acad.).
CBAMOISI, lE. adj. Velours cramoisi. Soie cramoisie. (Voy.
Couleur,)
CRAQUER, v. n. ou intransit. 11 se dit Pour exprimer le bruit que font certains corps en se frottant violemment ou en éclatant. L'Académie fait re-
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marqner , en outre , qu'U se dit populairement pour Mentir, hâ- Dler, se vanter mal à propos.
Elle enregistre aussi less suJjs-»
tantife craqufrie^ Mepterle, bAblerie, et craqueur ^ craqueuse. Menteur, hAbleur, en avertissant toujours qu'Uasont populaires; elle aurait pu de même indiquer le mot craque, plus usité cheï le peuple que craquerie. Nous n'en parlons Ici que pour prévenir le lecteur de s'abstenir de ces expressions, de mauvais goût.
CRASSANE ^Qlr CreJiane,
CRATÈRE, s. m^ Espèce de tasse à boive chez les ancfensi Romains. Bouebe d'un voUmiu.
CRAVATE, a. m. Cheval de Croatie. Se disait aussi ancien-neraent Des soldats de certains régiments de cavalerie l^rère.
CRAVATE, a. f. Pièce d'étoffe qui se met autour du cou. Ornement de soie, brodé d'or ou d'argent . que l'on attache au haut de la lance d'un drapeau.
CRÉATEUR, adj. Le fém. est eréatiice,
CRÉDIT, s. m. On ne fait P9s sentir le /.
CREDO. 8. m. On prononce çpédo. Le plor. est arado,
CRÈME, s.f. La partie la plus grasse du lait. Nom de certaines liqueurs. (Voir Cbeêmb.)
CRÊPE, s. m. Sorte d'étoffe de soie ou de laine. An Sauré , Obscurité, ténèbres : Le crêpe lugubre des nuits»
CRÊPE, a. f. PAte culte dans la poêle.
CRO
CRESAN£« a* t Socte depQtee.
On dit aussi plus exaotemenl:, mais plus rarement A crasifiane (Acad.).
CRESCENDO. adv.T. de Musique. Il s'emploie aossl substantl;\'ement;demém»quA adisUh aUéffFOi lept«i>iet doit être erêsgendaf* (Voir jéda^io*)
GRÉSUS. s. m. On fait sentir le s.
CRÉTIN; s. m. Il n'a point de fém. correspondant
GRÊVE-COEUR. s. m. L'Académie ne donne point d'exem^ pie du pluriel, mais tous les grammairiens écrivent avec raison des crèvercoiur
CRIAIiT. part. prés, du t.
crier. U est adl^ verb. dans le sena de Qui exeite k se plaiDdre h^titement. Utie ii^ttsHee criante.
CRK.s. m. Sorte de machine.
On ne prononce point le c final.
(Voir CaiD.)
CRIC f CRAC. Onomatopée que l'on peut faire rentrer dans la classe des Interjections- On fait sentir le c à la fin de cbaque syllabe.
CMB. s. m. Poignard dies Malais. On dit aussi, mais «Imsivement, cric,
CRITERIUM, s.. m« On prononce critiriome (Acad.). Ce mot ne s'cmp:ole pas au plur.
La marque à laquelle on reconnaît la vérité.
CROASSER, v. n. ott intrans.
n se dit Du cri des eorbeavJB.
(Voir Coasser.)
CROC. s. m. Communément le c final ne se prononce point (Acad.). — GROG, espèce d»«d-
CRO
vethe^ dont on se sert dans ïe langage familier pour exprimer le brait que les choses sèches et dures font quand on les mange : Ceia fait croc sous la déni. Le c final se prononce fortement.
CRAC^N^JAMBC «. m» Le
c fiaal de eroç se prenone« fortement. UAcadéœie n'Indique pas le pku-iel. Hom pensons qu'on doit écrire crocs'^ftrMfHbe, et pronoaeer comine s'il n'y avaU point de *, de même que dans at^s-ett-^iel. (Voir ce mot.j
CRQIVlE. V. a- ou transit, et irrég — indic. Prés. JecroU, tu crois , il croit i nous croyons, nfQus croyez, ils croient. — Impartit Je croyais,, ti^ croyais^ il croyait; nous croyions, 'vous croyiez, ils croyaient. — Passé déf. Je crus, tu crus, il crut; nous crûmes,, ntous crûtes, ils crurent. — Futur. /<? croirai^ tu croiras, il croiras nouscroi}rons, ofous croirez, ils croiront.
— CONDIT. Prés. Je croirais, tu crointis, il crairaitf noMS eroirnmt, nwus croiriez, ils oroi" raient— iMPÉR.Crois£CP9yenfi, eKoyéf*— «JBJ. Prés, ifàe Je çroU, que tu croies, qu*il croiei que nous croyions , que nMius aroyitj , qu'ils croient^.. — . ho^ parfait. Que Je crusse, que tu crusses, qu'il crûti que nous crussions, que ^ous crussiez, qu'ils crussent.— PARTic^Prés.
Croyant. — Passé. Cru, crue.
Croire exige , selon indée que l'on vent exprimer, l»tndlcatlf ou le subjonctif dans la propotWon suivante : l'Indicatif, lorsqu'on admet la certitude, la possibilité de la chose, quand
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on la considère comme positive; le subjonctif, si l'on considère le fait comme douteux ou impossible : peu Importe, du reste , que croire soit accompagpé ou non d'une négation, qu'il solt ou non sous la forme Interrogatlve. Premier cas : Je crois qu'il arrivera demain. Vous ne croyez pas, que Je pourrai ré" sister à cette douleur, moi Je le crois. Croyez-^ous qu'il n'en sera pas mécontent? (Acad.) Second cas : Ne croyez pas que Je ^feuille 'VOUS tromper (Acad.).
(Padaeta comme impossible q«e je veuille vous tromper.) Cnoyez-ûtous qu'il itienne^iCela ea» dontevx.) Croit^n que dans ses Jlane* u» momstre m^ait perU} (Eadne.) (La c|»<»en»est pa» pMsiiklt^)
On dit do mâme, ironiquement : Croyefi-^ous qu'il reviendrai \\ n'y a là rien de douteux pour moi, le fait est oerteiik, il ne reviendra pas. Si je doutais, de la chosa, je dirato: Qroyen " ttous qu*il revleAae?
Devant uq InfluitK, croire rejetlfi la prépo^tiioi de : Il a cru deitoirlea prévenir. EUe crut entendre des. gémissements (Académie). On dira donc : Je crois bien faire, et non Je crois de Nen faire*.
Croire quelqu'un, «'est estimer que ce qu'il dit est vrai, juste, digne de fol; c'est aussi suivre ses avis, ses conseils. Croyez-^vous cet homme-là ? It ne croit point les médecins. Il s'emploie, en outre, dans le sens de penser, estimer que quelqu'un a telle ou telle qualité : Je le crois capable de tout.
— . Croire quelque chose, Cest
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la tenir pour véritable. Je crois cela. Les chrétiens croient tout ce que l'ÉgUse enseigne.
Croire à quelqu'un, à quel»
que chose, c'est y avoir conflance, 8*y fler, y donner sa croyance. Il croit aux astroloffues, il croie à leurs prédic" tions. II signifie aussi Être persuadé que certains êtres, certaines choses existent. Croire aux revenants, aux esprits, aux sorciers, à la magie.
Croire et accroire- (Voir AccmoiRE.)
CROISÉE. 8. f. L'Académie définit ainsi ce mot : Fenêtre, ouverture qu'on laisse dans le mur d'un bâtiment pour donner du Jour à rintérieur, et qui est quelquefois divisée par un montant et par une ou plusieurs traverses. Il nous semble que la définition serait plus exacte si Pou supprimait le mot fenêtre et le mot quelquefois.
Croisée ne peut pas avoir la même signification que/enétres et les gens de bonne compagnie disent toujours fenêtre, à moins qu'ils ne veuillent parler d'une ancienne espèce de fenêtre à montants et à traverses en maçonnerie ou en bots.
CROISSANT, part. prés, du v. croUre. Il est adj. verb. au figuré , dans le sens de Qui augmente. Une population croissante.
CROITRE. V. n. ou Intransit, et irrég. — iwnic . Prés. Je crots, tu crots, il croUi nous crois»
sons, ^ous croissez, ils crois»
sent. — Imparf. Je croissais, tu croissris, il croissait,- nous croissions, 'vous croissiez, ils croissaient. - Passé définL Je
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crûs, tu crûs, il crût; nous crûmes, ofous crûtes, ils crû»
rent. — Futur. Je croîtrai, tu croîtras, il croîtrai nous crot»
irons, ofous croîtrez, ils crot»
tront. — CONDIT. Présent. Je croîtrais, tu croîtrais, il croîtrait; nous croîtrions, *vous croîtriez, ils croîtraient, — mpÉR. Crots; croissons, croisa sez.— SUBJ. Prés. Queje croisse, que tu croisses, qu'il croisse i que nous croissions, que ntowtt croissiez, qu'ils croissent, — imparf. Que Je crusse, que tu crusses, qu*il crût; que nous crussions, que ntous crussiez, qu'ils crussent, — fart. Pr^.
Croissant, — Passé. Crû, crue, — Les temps composés prennent avoir ou être, suivant qu'on veut exprimer l'action ou l'état. En deux Jours la ri»
vière a cru de deux mètres. JLa rivière est crue (Acad.).
Les poètes ont quelquefois em< ployé crottrt activement pour accroître. Que ce nouvel honneur /i/a croître son audace!
(Racine.)
CROQUANT, s. m. Un homme de néant. Un pauvre croquant.
Ce mot vieillit.
CROQUANT, part. prés, de V. croquer. Il est adiect. verb.
lorsqu'il signifie Qui croque sous la dent : 'Tourte cro« quante.
CROQUE-MORT. s. m. L'Académie ne donne point le pluriel. On écrit généralement des croque-morts; on devrait l'écrire de même an singulier, car, selon l'Académie, un croque-mort est un homme chargé de transporter les morts au cimetière.