DEL
vant le nom de la chose man-
VÉSexnmn. s. m. L'Académie reconnatt que plusieurs écrivent déjeuné, «als dans tous les exemples qu'elle doane elle adopte déjeuner,
nAëWmak. t. a. oa transti.
il ne se dit que des proMs ou des desseins nuisibles. Od ne dira donc pas : THjouer une entreprise utile, déjouer un det^ sein honorable: mais on dira :
Béjoner une intrigue, un complot, de mauvais desseins.
DELÀ» prép. S'écrit en un seul mot, c-ù-d. sans trait d'union entre de et là. Delà la rivière, delà les monts.
De là, en ùcxix mots, est la préposition de et Va <1 verbe là.
De là à la villes il y a un kilomètre; c.-à-d. De cet endroit-îà à la mille, etc.
Delà , prcp., est qiieîq\iefois précédé de l'une des prépositions de et par. Il est de delà les monts, par delà le cap de Bonne- Espérance. Dans ce sens, toutefols, on dit de préférence au <fe/â des monts, au delà du cap.
Au delà et par delà sigroifient aussi encore plus, encore damantage» Il m* a n^emlu une j^èce de quinze mètres et au delà s Je Coi satisfait et p€ir delà.
Deçà et etelà^ de etté et <t^utre. J*ai perdu ma bourae. Je rai eherehée deçà et delà.-^ EHe ^tait à ohevaî Jambe deçà.
Jambe delà, c^-à-d, à eaUfour»
DÉL
£i» délai plus leio.
MÊIiAGER. ▼. a. •« traitSlt4 Retirer un lacet qui Mt passé éÊMs% les oellietB d'an canet.
d'une robe. Son corset esttnp serré, il faut le délacer.
IIÉLAS8KII. V. a. on trAMlt.
Oter la ]assitade»U Caire oeascr.
Le sommeil /Ulmeee. Om se délaese tTum trueuUpar nn mmtre travail.
DÉLATEUR- «. m. Au fêm.
délatrice. Les délateurs sont odiemec. Cette femme a été la délatrioe vte eompiot.
DÉLAYANT, s. m., part, prés, du V. délayer ttaày verb.
qui s*eTOp)ole aussi sulistantlveraent. Les délayants sont trèsemployés en médecine. On lui a fait prendre des boissons dé' layantes. On obtient la couleur ^erte en délayant du Jaune et du bleu.
DÉLA¥EB. V. a. ou transit II se conjugue coauue payer.
DELEATUR, s. m. emprunté à la latH^ue tattnc. On le proi>once en faisant sentir le r final. Il est iBTarlabie au plurlei.
Fmre un deleatur, faire des deieatKT. t. dlmprimerfe. C*e8t le signe par lequel on indique, dans Ineorrectiondeséprauves, ce qui dc4t être retranctië.
DÉLESTAGE, s. m. T. de Marine. Action d'enlever le lest d\in navire.
DÉLIBÉRANT, part ptiés^dn V. délibérer et adj. verb. Le sénat délibérant sur les affàirei de l'État. La chambre des efcputésdélibérantsur la poUéique extérieure. Les corps déUcé' r<ints, les assemblées déUH' rantes.
DÉLeiÉRBB- T. B. «u Aittanftlt. Qa «it: DéUbérer sur mu \ chose ou d'une choêc.Méiièérer
DÉL
sur une maeière, sur une af" faire. Délibérer sur ce que Von doit faire. On délibéra sur le sort de Jacques //, dans le conseil du prince d^ Orange (Voltaire). On délibère aujourd'hui de la nécessité ou sur la néces' site d'envoyer des secours en Allemagne (Voltaire).
DÉLICE. 8. m. C'est un délice, un grand délice. Au plur., ce mot est un substantif fém.
L'étude fait toutes ses délices.
La musique fait ses plus chères délices. Dans les champs Éty^ sées, les rois foulent à leurs pieds les molles délices (Fënelon). J. J. Rousseau a dit: Un de mes plus grands délices était surtout de laisser toujours mes livres bien encaissés,
DÉLIER, y. a. ou transit. Se conjugue comme prier.
DÉLINQUANT, part. prës. du V. délinquer, qui est hors d'usage, et adj. verb. T. de Jurisprudence que l'on emploie surtout comme subst. masc. Les délinquants ont été conduits en prison.
DÉLINQUÉ. part. p. d'un v.
n. ou intransit, qui n'est usité qu'au passé Indéfini : il a délinqué. Ceux qui ont délinqué seront traduits devant les tribunaux. C'est un terme de Jurisprudence qui a vieilli.
DÉLIQUIUM. s. m. On prononce délicuiome (Acad.).T. de Chimie emprunté à la langue laUne. Il n'est usité que dans cette locution : Tomber en déliquium, c.-à-d. en déliquescence.
DÉLIRANT, part. prés, «lu v.
rf^/w et adJ. verb. Une imagination déUrante,
DEM
DÉLIT, s. m. On ne prononce pas le /, à moins qu'il ne soit suivi d'un mot commençant par une voyelle. Délit capital, déUt énorme. T. de Jurisprudence.
Dans un autre sens, on dit :
Placer une pierre en délit. Les granits n'ont ni lit, ni délit. T.
de Maçonnerie. |
DÉLOYAL, ALE. adj. An pi.
masc. on dit déloyaux. Des procédés déloyaux.
DEMAIN, adv. de temps. An 1 mot matin l'Académie donne \ demain au matin et demain i matin, en ajoutant que cette ^ dernière locution est plus ordinaire. Elle est préférable à la première.
DEMANDER, v. a. ou transit. Ce verbe , suivi d'un autre verbe à l'Inflnltlf, régit les prépositions de ou à suivant le sens : la préposition à lorsque l'action exprimée par chacun des deux verbes est faite par la même personne : // demande à entrer. Philoclès demanda au roi à se retirer. La préposition de dans le cas contraire : Je awus demande de m'écouter (Acad.) On ne vous demande pas de vous récrier : C^est un ch^- d'oeuvre (La Bruyère).
Combien de fois demanda- t-ette au ciel d'approcher sa fille du trône (Fléchier).
Demander, employé dans le sens neutre, régit qu^ avec le subjonctif. Les envoyés demandent qu'il leur soit permis de présenter leur supplique.
On dit bien : Demander grâce, demander pardon, mais on ne dit point demander excuse.
(Voir ce mot.)
DEMANDEUR. 8. m. Celai,
DEM
celle qui demande quelque chose, qui a Pbabitude de demander. Dans ce sens« il fait au fém. demandeuse.. On fuit les demandeurs. Les demandeuses sont insupportables. — "En T. de Procédure, il signifie Celui qui ftift une demande en Justice.
Pçns ce sens, il fait au fém. demanderesse. La demanderesse justifie de ses droits.
DE MANIÈRE QUE. Voyez
■ANIÈBE.
DÉMARQUER, y. a. ou transit. Il ne se dit point de la marque que Pon ôte, mais de la chose dont on enlève la marque.
Démarquer un mouchoir» Cette chemise est démarquée.
Il est aussi neutre, en T. de Manège, et se dit d'un cheval qui ne marque plus l'âge quMl a. Ce cheval démarquera bien' tôt.
DÉMASQUER, v. a. ou transit. Il ne demande qu'un seul complément, qui est direct. Dé' masquer un intrigant. Démas' quer une batterie. Quand une personne paraît en masque dans un lieu public, c'est une insulte que de la démasquer.
DÉMEMRREMENT. s. m. Ce mot ne s'emploie qu'au figuré.
. Le démembrement de la Polofne. Cette province est un dé' membrementde r ancien empire d'Allemagne.
DÉMEMRRER. v. a. ou transit. Suivant plusieurs grammairiens, ce verbe ne doit s'employer qu'au figuré; cependant ^Académie donne cet exemple :
Les bacchantes déchirèrent et démembrèrent Penthée.
DE MÊME QUE. Toy. MÊME.
DEM
DÉMENTIR. T. a. ou transit.
Il se conjugue comme mentir.
DÉMÉRITER, v. n. ou intransit. D'après l'Académie» on peut dire : démériter de quelqu'un, ou démériter auprès de quelqu'un.
DÉMETTRE, v. a. ou transit, et irrégulier. 11 se conjugue comme mettre. (Voir ce mot.)
DEMEURANT, part. prés, du V. demeurer et adj. verb. A monsieur un tel, demeurant à Paris. Il n'est d'usage au fém.
qu'en style de Procédure : La»
dite dame est demeurante. Les défendeurs sont demeurants.
Au demeurant, locution adverb. et familière signifiant Du reste, au surplus, yotre cousin est paresseux et étourdi, mais, au demeurant, c'est un aimable garçon.
DEMEURER, v. n. ou Intransit. Il importe de savoir dans quel cas on doit employer, avec ce verbe, l'auiUialre être ou l'auxiliaire avoir.
SI l'on veut faire entendre que le sujet n'est plus dans le lieu dont il est question, qu'il n'y était plus ou qu'il n'y sera plus à l'époque dont on parle, on emploiera le verbe avoir, parce qu'avoir été dans un lieu et n'y être plm, suppose tioe action. // a demeuré six mois en chemin. H a demeuré longtemps à Lyon. Il a demeuré quelque temps en Italie. J* ai demeuré captif en Egypte (Fénelou).
SI l'on veut exprimer que le sujet est encore au lieu dont L s'agit, demeurer prend l'auxiliaire être^ parce qu'il marque l'état et non l'action. // est Ue-
DEM
vieuré an ihemin, c.-à-d. î7 y est resté, EÏÏe est demeurée à Ihstrij pour sttifS son procès. N0»s sommes dOMurés d'accord sur <:ela (Mo«ère)v Im ▼•rbc demeurer, avec les aioU d^ooord, prend toujonis être*
DEMI, E. adi. singulier, sans pluriel , lie s»acc<M-de en firenre que lorsqu'il suit un substantff qui désigne une quantité entière. Z7nc heure et demie. Dmcx heures et demie. Une tasse et demie.
n est hnrarfafcle quaftd H précède immédiatement 6<m substantif. Demi'-iftre, demi-tasse»
demi-heure, demi-bain, demisolde. Ce ne sont que demisavants. Demi*mesure, demltetnte.
Demie, employé comme substantif fém., signifie demi-heure, et prend la marque du pluriel.
Cette horloge ne sonne que les heures et les demies.
A demi y locutioa «dverbiale.
A moitié, en pifrtie, imparfaitement. Faire les choses à demi.
S^Iiabilleràdemi.
DEMI-BAIN. S. m. Au pluriel, demi-bains.
DEMI-CERCLE, s. m. Au pi.
demi-cercles.
DEMI-CLARTÉ. 8. f. A» pi.
dmm'-ûèaTtàs. •
]»EMl-BIÉtf. s. m. An t>ltiT.
demi-dieux.
DEMI-FORÏUKE. s. t. Sorte de voiture t>«iLrgeoise à un seul cheval. Au plur. demi-fortunes.
DEBn-FIOgRE. 8. m. Au pi.
demi-frères.
DEHI-àctJR£. s. f. AU plur.
demi-heures.