DOU
ISS
du lait, du sucre. Douceur du temps, de l'air, du caractère, de la physionomie. —• Douceur, au pluriel et au figuré, s'entend généralement des Choses flatteuses qu'un homme dit à une femme dans l'intention de lui plaire. Cependant on dit bien aussi : La vie domestique a ses douceurs. Le mot est pris là dans un sens figuré. " Dans le sens propre, douceurs signifie des sucreries en langage du peuple ; mais l'Académie n'admet point cette acception.
BOCJLOUREUX, EUSEadJ.
Ne se dit que des choses. Une plaitite douloureuse. Des cris douloureux. Vn spectacle douloureux. Une mort doulou* reuse,
BOUTER. ▼. n. Quand ce verbe est suivi d'un infinitif, il régit la préposition de :
III n'oseat plua <U>uter de boos aToût •■tprit.
(CeBmi&ût.} Po«rriet-TOM na aoBent doaterdal'MCcp- (l.rf (Ricim.)
Ce verbe, suivi de que, régit le subjonctif: Je doute que celq soit. Je doute qu'il soit heureux, veut dire : Je soupçonne qu'il n'est pas heureux.
Quand douter est employé dans un sens négatif, on met ne dans la proposition subordonnée. Je ne doute pas que le successeur qui m'est destiné n'ait plus de talent et de capacité que moi (Fléchler). Je ne doute pas que la vraie dévotion ne soit la source du repos (La Bruyère). Aucun physicien ne doute aujourd'hui que la mer n'ait couvert une grande partie de la terre habitée (d'Alembcrt).
DRÀ
Lorsque douUr est enptoyé ilans le sens laterrogatlf, il veut également que le second verbe soJt précédé de m. Dou^ tez-vout qu'il ne vienne? Doutez-^ous gu'ii n'obéisse?
Néaumoliis, dans chacun de ces cas, ou peut supprimer n«> si le verbe de la propositioB complétive exprime quelque chose de positif, dHncontestable. L'homme de bien ne doute pas qu'il y ait un Dieu. Dou^ tes*^ous que Je sois malade?
(Acad.)
BOUX, DOUCE, adj. Devant une voyelle le x se prononce comme un z. Cet adJecUf régit de devant un verbe. Il est doux de vivre en paix avee tout le monde,
DOUZE, adject. numéral des deux genres.
Il s'emploie quelquefois dans le sens de douzième, Louis douze. Charles douze. Article douze. Chapitre douze. Page douze.
Il est aussi substantif masculin. Le nombre douze. Au douze.
Le douze du mois.
în-dauze. Voyez Ih.
DRACHME, s. f. On pro* nonce et même quelques personnes écrivent Dra^me (Acad.)
DBAMA.TIQUE.adj. desdeux genres. Poème dramatique.
Composition dramatique,
DRAMATI8TE. s. des deux genres. Peu usité. Celui ou celle qui compose des pièces de théAtre.
BAAMATUK6B. s. des deux genres. ns*einploieen mauvaise part , dans le même sens que le précédent.
DRO
DRAP. s. m. On ne prononce pas le p.
DRILLE, s. m. On mouille les /, n ne s'emploie guère <[ue dans les locutions famiUèrîss.
C'est un bon drille, c.-à-d. un bon compagnon. Un pauvre drille, c-à-d. un pauvre diable.
DRILLES, s. f. pi. On appelle ainsi de Vieux chiffons de toile qui servent à f^ire du papier.
On mouille les /.
DROIT, OITE. adj. On est quelquefois embarrassé de savoir sHl faut dire , en parlant à une demoiselle : Mademoi" selle, teneZ'Vous droite, on Mademoiselle, tenezr^ous droit.
Mademoiselle y marchez droite, ou marchez droit.
Pour résoudre cette questton, il faut examiner si Padjectif modifie le verbe; dans ee cas 11 est pris adverbialement, et 11 demeure invariable. Mais lor»> qu'il modifie le nom, il dnit prendre le genre et le DAmtNre de ce nom.
Dans la première phrase, U faudra dire : Tenez-^vous droite, parce que le pronom vous <pii y est exprimé est du féminin , et qu'il est évidemment modifié par Padjectif.
Dans la seconde phrase, il faudra dire : Mademoiselle , marchez droite, si l'on veut recommander de marcher le corps droit; mais 11 faudra dire :
MademoiseUe, marchez droit, si on entend lui recommander de marcher dans une ligne directe.
DRÔLE, adj. des deux genres.