‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 153 sur 520 · EGA · texte numérisé non relu

EGA

ÉDIT. s. m. On ne prononce pas le /.

ÉDITEUR, s. m. Il n^a point de fém. correspondant.

ÉDUCATION, s. f. Le verbe éduquer n'est point français; on d\t: Il est bien élevé, et non bien éduqué.

EFFENDI. s. m. Quelquesuns écrivent éfendi (Académ.J.

En se prononce comme dans moyen. Titre de dlvei-s fonction* naires chez les Turcs.

EFFORCER (8'). v. a. on transit, et pronomin. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède.

Ils se sont ^forcés de fvaus contenter.

Devant un Infinitif, s'efforcer, dans le sens propre, c.-à-d.

lorsqu'il signifie Employer toutes ses forces à faire quelque chose , ne pas assez ménager ses forces en faisant quelque chose , demande à ou de : S'efforcer de lever un fardeau. Ne vous efforcez point à parler. Il s'est s'efforce à courir (Acad.).

Au figuré, dans le sens d'Employer son Industrie ou faire tout ce qu'on peut poui venir à bout de quelque chose, pour arriver à un but, il prend de ; S'efforcer de parvenir. Efforcez'-vous de lui plaire. Il s'efforçait de paraître calme. Les poètes lui donnent quelquefois la préposition à s Laissez-moi m'efforcer, cruel, à wms haïr (Voltaire).

EFFRAYANT, part prés, du V. effrayer, et adj. verb. Dnt figure effrayante.

ÉGAL i ALE. adj. Le plur. m.

eaX égaux.

ÉGO

ÉGALER. V. a. on transit, «c Rendre égal. Égaler les parts, les portions. La mort égaie tous les hommes. »

« Il signifie aussi Être égal à.

La recette égale la dépense. »

« Il signifie encore Être ou devenir pareil , comparable à , atteindre au même degré. Ce prince égale Alexandre. Cet auteur a égalé les anciens, a

tt Égaler quelqu'un à un au»

fre. Prétendre qu *il lu! est égal. »

a Égaler signifie , en outre , Rendre. uni, plan. Cette allée est raboteuse, il faut l'égaler.

En ce sens. Il signifie plus particulièrement ^^a/wer.» (Acad.)

ÉGALISER. V. a. ou transit.

« Rendre égal. 11 ne se dit qu'en parlant Des choses. Égaliser les lois d'un partage. II signifie aussi Rendre uni , plan. Egaliser un terrain , un chemin. »

(Acad.) Ainsi, suivant l'Académie, égaler et ^g-a/wer signifient l'un et l'autre rendre égal, et peuvent se dire en parlant de parts, de portions, de lots. Il nous semble que le verbe éga»

1er ne s'emploie guère dans ce sens , et qu'on ne dit plus égaler les parts , les portions; ni la mort égale tous les hommes; pas plus que cette allée est ra^ boleuse, il faut l'égaler.

ÉGAYER. V. a. ou transit.

S*égayer. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède : Ils se sont égayés à vos dépens.

ÉGOSILLER (8'). v. a. on transit, et pronomin. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède:

Elle s'est égàsiliée à force de trier.

ÉMA

EHI Interj. d'admiration, de surprise. Eh! qui aurait pu croire cela? — HÉ I interj. qui sert principalement à appeler :

Hé.' l'ami! Il se dit également pour avertir de prendre garde à quelque chose : Hé! qu'allezvous faire ? U exprime encore la commisération : Hé! pauvre homme! le regret , la douleur :

Hé! qu'ai'Je fait? Hé! que Je suis misérable l l'étonnement :

Hé! vous voilà ! — On écrit Eh bien et Hé bien, sans point d'admiration : Eh quoi! et Hé quoi!

ÉHONTÉ, ÉE. adj. On dit aussi déhonté (Acad.).

ÉLECTEUR, s. m. Le fém.

correspondant est électrice.

ÉLECTORAL, ALE,ad|. Le plur. m. est électoraux.

ÉLECTORAT. s. m. On ne fait pas sentir le t final.

ÉLECTUAIRE. S. m. Sorte de préparation pharmaceutique.

ÉLÉPHANTIASIS. 8. f. On prononce le s final. Espèce de lèpre.

ÉLIRE. V. a. ou transit. Il se conjugue comme lire.

ELLE. pron. pers. féminin de //et de lui. (Voyez Ii., Lui, Eux et Eif.)

ELLÉRORE. s. m. Plante.

Ellébore blanc.

ÉLYTRE. s. m. Dans quelques espèces d'insectes, Alle^ supérieures et coriaces servant de fourreau aux ailes inférieures.

Quelques-uns, dit l'Académie, le font féminin.

ÉMAIL, s. m. Le plur. est émaux.

£MB

lÈMAlfCIPBR. T. a. on trans.

S'émanciper dfoiande «kdevaot on iBflDitlf. Le participe passé Vaee«rile tonjoun mrte le pro- MS qui le préeèdr. Us se sont émemcipés à W parterpûu rw* pectucHsement.

EMBAHAAS. s, va. On dit de quetqu^in Çif'rt fait bien de rembarras, pour signifier quMl se donne de grands airs , qu^f afdche de grandes prétentions.

Mais Faire son embarras, tt pait ses embarras, ne sont point de bonnes locations.

EMBARRASSANT- part prés.

U est adi. verh. dans le sens d'Incommode, gênant : Les bagagess«nt embarrassaïUâ dans une marche.

GlIRAUGHOIR. 8. m. L'Académie, en faisant observer que embauchoir se dit quekiwsfois pour embauehçir, semble préférer ce dernier.

SMBELUR. V. a. ou transit Il s'emploie aussi comme verbe neutre ou intransitif; il prend jiiors atnyir danases temps composés, al lV>n veut exprimer une action progressive, et être, ^ i c'est l'état actuel ; Cette Jeune personne a embeUi depuis quel»

ques mois. Cette jeune per»

sçnne est bien embellie.

EMBERLUGOQUBR (S'). T.

a. ou transit, et pronomin. Se ooiffer d'une opinion , s'en préoccuper tellement qu'on en iu^ aussi mal que si l'on avait la berlue. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède. Elle s'est emberlucoguée de cela.

EABLÊME . s. m. Un.emblème ingénieux.

ÉMI

BMBOIRE (S'), v.a. on trMH sit. et pronoariv. T.dePetatare.

Il se conjugue eomrae boire, et ne s'emploie qu'aux troAsI^aBes personnes de quelques tenps.

Le participe passé a^aecorda toujours avee le pronom qq| le précède. Les codeurs dec^tU'* bleam se sont embues.

EMBONPOINT, s. m. Oe ssot est un de ceux oh , par exoe^ tien , n se trouve devant jn.

BMBOUCHOIR. 8. m. Bout d'une trompette^ d*uji cor. — Embauchoir, en termes de Bottier, se dit quelquefois pour embauchoir ; Voyez ce mot (Acad.)

EMBROUII.LEMENT. s. m.

EmbarraSyConfusIon. Embrouillamini n'est point français.

(Voir BH017II>I.AHIlfI.)

iMÉTIQVE. s. m. VéméU»

que est emploffé comme 'vomiUf.

ËMETTRB. V. a. ou transit.

Se conjugue comme mettre.

ÉMIETTER- V. a. ou transit.

Ce verbe garde deux t dans toute sa c<mjuga{son.

ËMI6RER. v.n, ou latranslt U se conjugue avee l'auxUiaJre avoir, dit l'Académie. Cependant, si l'on veut piirler de l'état ou de la qualité de la personne, le participe passé se construit nécessairement avec être.

ÉMINENT, ENTE* adj. Haut, éle\'é; et au figuré, excellent, surpassant tous les antres : Vn lieu éminentfUn homme émtnent en doctrine, en piété. Cm mot a une acception toute partien- Hère dans cette location : A»»-

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