‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 156 sur 520 · EMP · texte numérisé non relu

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vous employâtes. Us employé" rent. — Futur. J'emploierai, tu emploieras, il emploiera; nous emploierons, vous emploierez, t U emploieront. — condit. Prés .

J^ emploierais, tu emploierais, il emploierait; nous emploierions , nwus emploieriez , ils emploieraient, — mpéa. Émploie; employons, employez. — SCBJ. Prés. Que J'emploie, que tu emploies, qu'il emploie; que nou* employions, que vous employiez , quUls emploient. — imparf. Que /^employasse ^ que tu employasses,qu*il employât; que nous employassions, que, vous employassiez, qu'ils employassent. — PAaT. Prés. Employant. — Passé. Employé, employée,

EMPORTER, y. a. ou transit.

Remporter sur. Avoir la supériorité, prévaloir; le pronom /' rappelle l'idée de poids pris da ns un sens métaphorique. Le participe passé emporté est dans ce cas toujours au masculin, raccord se faisant avec le complément direct P onle: Elle l'a emporté sur ses concurrentes.

Mais on écrira, en faisant varier le participe : Où est sa robe?

Elle l'a emportée.

EMPREINDRE- T. a. ou transit. Se conjugue comme peindre.

EMPRESSER (S*), t. a. ou transit, essentiellement pronominal. Le participe passé s'ac- " corde toujours avec le pronom qui le précède : Elle s'est empressée. Ils se sont empressés.

— S'empresser signifiant Agir avçc ardeur, s'agiter, se mettre en avant pour faire réussir quelque affaire, concourir à

EN

produire un effet, demande la préposition à devant un infinitif : S'empresser à faire sa cour ( Acad.). Tout s'empresse à leur persuader qu'ils sont, etc.

(Massillon). Lorsqu'il se dit simplement ponr se hâter, il prend de : S'empresser de par* 1er, Je m'empressai de l'avertir (Acad.).

EMPRUNTER. Y. a. on transit. Au propre, c.-à-d. lorsqu'il signifie Demander et recevoir en prêt. Il exige à ou de devant le nom de la personne qui prête : Emprunter de quel' qu'un, à quelqu'un, J'emprunterai cette somme à un de mes amis. J'ai emprunté de mom oncle dix mille francs (Acad.).

— Au figuré. Il signifie Recevoir, tirer de, devoir à; le complément indirect nom de chose doit toujours alors être précédé de la préposition de :

Les magistrats empruntent leur emtorité du pouvoir qui les institue. La lune emprunte sa lumière du soleil.

On dit aussi figurément avec à ou de : Emprunter une pen^ sée à un auteur. Il a emprunté cela d'Homère, de firgile. Cette langue n'a presque rien «mprunté aux autres (Acad.). Dans ce cas, emprunter a le sens de Se servir, nser, tirer parti de ce qui est à un antre ou de ce qu'on autre fournit.

EN. ' pron. pers.' ou mieux pron. relatif, comme le dit l'A* cadémie, qui tient lieu de la préposition de et d'un mot déjà exprimé, ou bien d'une phrase, d'une proposition déjà énoncée qu'on ne veut pas répéter. Cette affaire est délicate i là succè*

EN

en est douteux, c.-à-d. le succès cfe cette traire est douteux.

L^emploI de en^ concurremment avec son, sa, ses, leur, leurs, dans le cas particulier où le possesseur est un nom de chose, présente des difficultés qui n'ont pas encore été résolues ; nous allons essayer de les lever.

I. On fait toujours usage de son, sa, ses, etc., et Jamais de en, dans la proposition qui a pour sujet Tobjet possesseur :

Le savoir a son prix (La Fontaine}. La campagrne a ses agréments. On ne pourrait pas mettre ici le pronom en, parce que, dans ces sortes de phrases, VAû\tclit son, sa, ses, etc., a une relation logique avec un sujet de la troisième personne , tandis que le pronom en se rapporterait logiquement à tout autre mot que le sujet : Le savoir en a le prix, signifierait que Le savoir a le prix de Polh- Jet précédemment énoncé.

II. Dans une proposition dont le sujet n'est point l'objet possesseur, on fait usage de son, sa, ses, etc., ou de en, suivant les cas.

1° S'il s'agit de déterminer par l'idée de possession le sujet d'un verbe-adjectif, on se .sert de son, sa, ses. Jamais de en :

La rivière monte toujours; ses eaux couvrent déjà la campagne. Ces arbres sont bien exposés s mais leurs fruits ne mûrissent pas. Paris. est beau tétés ses promenades attirent la foule. — Mais avec le verbetubstautif être, on doit préférer le pronom en : Mentor re-

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