‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 157 sur 520 · EIS · texte numérisé non relu

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marqua un de leurs vaisseaux qui était presque semblable au nôtre. La poupe en était couronnée de certaines fleurs ( Fénelon). J'aperçois le soleil:

quelle en est la figure? (La Fontaine). Cependant les bons écrivains, pour rendre avec plus d'énergie l'idée de possession, font quelquefois usage, dans ce dernier cas, de son, sa, ses :

La patience est amère , mais son ft-uit est doux (J. J. Rousseau). Kous devons faire observer que cet emploi est fort rare.

2»' Lorsqu'il s'agit de déterminer tout autre mot que le sujet, on se sert de en, que l'on met devant le verbe : Paris est beau. J'en admire les promenades. L'esprit est la fleur de Pimçtgination, le Jugement en est le fruit.

J* admire ses promenades, le Jugement est son fruit, ne serait ni élégant, ni correct. Il ne faut pas néanmoins se bAter de condamner les bons écrivains qui, dans beaucoup de phrases analogues, emploient son au lieu de en. M. de Chateaubriand a dû dire : Combien ceux qui ont cru servir le christianisme en allumant des bûchers ont méconnu son es-prit! Le christianisme n'est point ici un nom de chose, il est personnifié, il a un esprit.

EW, complément indirect d'un verbe ou d'un adjectif, se dit des personnes et des choses.

C'est un 'Véritable ami. Je n*oublierai Jamais les services que /en ai reçus (Acad.). Ces étrangers ne pensent qu'à leur pays.

Ils en parlent toujours. On di'

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rftit tant «uni Meii : LesMr9%-* ces quej'ai reçut de M; on dira même» «fi parlant d'ane per»

sonne: Nous riens delmi, d'eue, et wm pas mms en riùns. Matst en général, lorsqu'il s^agtt <le choses, <ni met en et non de lui» d'eue, d^eux : Je ne puis vous prêter mon canif. Je m*ea sers. Noos disons en gîteéral, car, dans beaucoup de cas , en poésie surtout, de lui, d^etle, «ilr.,8ont préférés par les bons écrivains : Aussitôt qu'on mime son poffs, on a le droit de s*oc cuper de lui (Florlan). // (l*o|seau) est seul dans le monde, et Dieu prend soin de lut (Chénier).

Kiv précédant un participe passé, l" Dans cette phrase:

Il sait beaucoup de choses, il en a inventé quelques-^nes , le pronom en est complément dé* tenninatif do régime direct quelfues-unes (il a Inventé 4uelques-4ines de ces choses) \ et cMune le régime direct qruWt»

ques-umes vient après le participe, celut^i reste Invariable.

-- Le régime direct eU souvent 80na«cn<e»du après le pai*tlelpe; c'est ordinairement l^n des mets quelqu''un, aucun, un seul, un, deux, etc. J'ai nfu des savants aimables, maisftn ai trouvé d'un peu lourds, e.'hi^4.J*en ai troupe quelquesuns d'un peu lourds.

3P Jene trouvai point le chdteau au-dessous de la dèscHpttan que mon ami m'en avait faite, ici le parUcipe s'aceerde, parce qu^est précédé de son eompMnent direct que mit povr desertpttans te pnwem en est f »eere cemtléiiient détermlnaw da coMpIrftm direct ( la

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description de fui, du château).

S» Les Phéniciens, en décduvrant l'Andalousie et en yfon' dont des colonies, 9 avaient étabti des Juifs, qui servirent de courtiers comme ils en ont servi partout, c.-ft<M}. comme Ut ont servi de cela, de courtiers. Ici le'pronom en est eoml><ément Indj^ect ou clrconstanciel du verbe ont servi, et le participe est invariaMe, parte qu'il n'a point de complémenit direct ou passif.

Ainsi, devant un participe passé, le pronom en est tou^ Jours complément déterminatif du complément direct exprimé ou sous-entendu , ou bien co»»

plément indirect (cireonstaa»

ciel) du verbe, mais Jamais complément direct : en censé* quence, il ne cenmMiDde Jamais l'accord.

Remarque. Lorsque en cet détermlnatlf d'an adverbe «le quantité figurant comme com« plément direct, l'aecord se fait quelquefois par syllepse avec le substantif dont le pronom en rappelle Ildtfe; cela a lieu toutes les fbis que ridée exprimée par ce substantif est l'Idée dominante. On dit ; Combien de pauvres a-t-on n;us?

La Fontaine , dans sa fable de La poule aux œufs d'or, a dit et devait dire : Combien en a-t^ on vm qui du soir au matin sontpemvres devenus, etc. L1dée des hommes était lldée dominante; ce qui le prouve, c'est non-seulement le sens, mais l'adjectif pluriel pauvres. Des exemptes semblables abondent dans les bons écrivains, parce que chez eux les mots sont la tntdactloii fidèle de la peûséè.

En

LMBMiUnin gramomiriens modernes > Lemare, BoDiface, Desslaax, Bescher, etc , approuvent avec raison cet accord sylteptique.

Mate si c'est lldëe numérale elle-même qui est dominante/ 81 Pon affirme la manière d'être du combien, de la quantité, raccord n'est plus sylle^tiqae, et le participe reste invariable.

Des fleurs, combien en avez^ 'VOUS cueilli? c.-à-d. quel nombre de fleurs avez-^ous cueilli?

Des pages, combien eh avez- ^ousfait? c-è-d. quel nombre ds pages avez-w>usfait?

On écrtt de même : J*en al BEAUCOUP lus il en a taux écrit; OUE de science il s'est acquis! parce que c'est l'idée de quantité qui domine. En effet, le sens de ces phrases est BR Aucoup de cela a été lu :

TMMT de cela a été vu par luii

OVBLKB QUANTITÉ, COMBIBB

«<r science a été aequis par lui !

On écrtt aussi : // a élevé plus de monuments que d'autres n'en ont détruit (Acad.). Ici on met en opposition deux Idées de quantités numérique : piuâ grand nombre de monuments a été ftdt par luit Moins grand nombre a été détruit par d'au»

très, ••wr AU.EB. Voir uétler, ma IMPOSER. Voir Imposer, BS devant se rappeler. Voir Se rappeler,

BW, prépos. Se prend dans »e «ceeption moins délermi.

Bé9 ^oe dans. Mettre qnetqu*un « prisùn. Mettre quelqu*un ^•n* tm priten de ta ndlle» Vn oui^ter ifut travaille en ctiam' *w, qui travaille dans sa cham-

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bre. — Devant un nom at n'est Jamais «oivi de l'artieie le^la, ies,^ à moins qtie ce nom ne commence par uue voyelle eu un h muet Ainsi on ne dit pas en la rue, en les champs; mais on dit fort bien en tabsence de, en l'honneur de. Cependant, au Palais , on dit en la chambre du conseil, etc,

KM CAH»A«BB, À lA CAM- PAGNE. Voy. Campagne.

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