GAL
G. 8. m. Septième lettre de l'alphabet, qu'on nomme Gé, suivant rappellation ancienne et usuelle, et Gue ou Ge suivant la méthode moderne. — Devant a, o et u, il se prononce dur. Devant e et i, il s'amollit et se prononce comme j. La différence de ces deux prononciations se remarque dans le mot Gaffe.— G avec n forme une prononciation mouillée, comme dans ces mots : Digne, si' gnal, agneau. 11 faut excepter quelques mots dérivés du grec ou du latin, où la prononciation est plus dure et plus sèche, comme Gnomonique, gnostiques, P rogné, agnation, stagnant.
Igné , ignition. — G final , suivi d'un mot qui commence par une voyelle, se prononce ordinairement comme c dur.
Un sang aduste. Un long hiver.
—A la fin de certains mots, tels que seing, étang, 11 ne se prononce point, même devant une voyelle (Acad.).
G se redouble seulement dans agglomérer, agglutiner, aggraver, aggrégat, suggérer, et leurs dérivés.
GAGER. V. a. ou transitif.
Quoiqu'on puisse dire indifféremment , Je parte de gagner cette partie, ou Je parie que je gagnerai cette partie. Il faut dire : Je gage que Je gagnemi, et non Je gage de gagner. « La raison en est, selon Laveaux , que gager se dit quand 11 s'agit d'événements que l'on croît certains; et parier, quand il s'agit d'événements Incertains, douteux, dépendant de causes
étrangères ; or. Il est de la nature de la préposition de, mise avant un verbe , d'indlqner ce doute, cette Incertitude, cette dépendance.» Nous ne trouvons dans le Dictionnaire de l'Acad.
aucun exemple de gager suivi de la préposition de devant un Infinitif. (Voir Gageure.)
GAGEURE, s.f. Ou prononce gajure. Il faut préférer le s. m.
pari au s. gageure, et le v. parier au v. gager.
GAGNANT, part. prés, du v.
gagner. Il s'emploie aussi comme substantif et comme adjectif.
Les gagnants et les perdants.
Un numéro gagnant.
GAGNE-DENIER, s. m. L'Académie écrit le pluriel avec un s au mot denier; mais la plupart des grammairiens écrivent Des gagne-denier, parce que, disenMls, la pluralité tombe sur homme, qui est stAis-entendu, et non pas sur denier.
GAGNE-PAIN. s. m.— GA- GNE-PETIT, s. m. L'Académie ne donne point d'exemple du pluriel ; on doit écrire ce plur.
comme le singulier : Des gagnepain, des gagne-petit.
GAIaG. s. m. On écrit aussi gayac. Arbre d'Amérique.
GAIEMENT, ad v.— G.AIETÉ.
s. f. On écrit aussi gatment, gaité.
GALANT, ANTE. adj. Un galant homme, un homme qui a de la probité, des procédés nobles; qui est civil, sociable.
Dans ce sens , on ne le dit jamais des femmes. Un homme
GAR
gcUantf un homme qui cherche à plaire aux dames. Une femme galante, se prend toujours en mauvaise part.
GALBANVM. s. m. On prononce galbanome. Espèce de gomme.
GAL.BT. s. m. l.e t ne se prononce lamals.
• GAI.ETAS. s. m. — GALIMA- TIAS, s. m. On ne prononce pas le ^ final.
GAL.OP- s, m. Le jD ne se prononce Jamais.
GANGRÈNE, s. f. On prononce cangrène selon l'Académie, qui écrit aussi cangrène.
Nous ferons remarquer toutefois que la prononciation gangrène commence à être en faveur.
GANGRENER (SE), v. essentiellement pronominal.— GAN- GRENEUX, ad}. L'Académie ne dit pas si gan se prononce cani niais évidemment la prononciation de ces mots doit suivre celle du radical gangrène. Le participe passé de se gangrener s'accorde avec le pronom qui le précède : La plaie s*est gangrenée,
GANTELET, s. m. On ne prononce jamais le t final.
GARDE. 8. f. Action ou commission de garder; guet; corps de troupes spéciales; partie d'une épéc, d'un sabre, etc.; femme qui garde des malades, etc.
PBENDRE GABDE. Yoir Prendre,
GARDE, s. m. Gardien, sur- TCtUant, conservateur, militaire qui fait partie d'une garde.
GAR
On appelait autrefois gardesfrançaises, gardes-suisses, les régiments d'infanterie destinés à garder les avenues des lieux où le roi était logé ; pour désigner un soldat de ces gardes, on disait un garde-française, un garde-suisse.
Garde royal, garde munict»
pal, garde national, substantifs masculins désignant un homme faisant partie de la garde royale, de la garde municipale ou de la garde nationale. Le pluriel est gardes royaux, gardes municipaux, gardes nationaux.
GARDE-BOIS. 8. m. Garde des bois, ou garde forestier.
Pluriel, des gardes-bois.
GARDE-BOURGEOISE. 8. f.
T. de vieille Jurisprudence, ne s'employait pas au plur.
GARDE-BOUTIQUE. 8. m.
Ces livres sont des garde-boutique (le mot garde est verbe).
GARDE CHAMPÊTRE, s. m .
L'Académie écrit ces mots sans trait d'union. Le plur. est gar' des champêtres.
GARDE-CHASSE, s. m. Le plur. est gardes ' chasse (des gardes de la chasse).
GARDE-CORPS, s. m. Synonyme de garde-fou. Carde est verbe. Pluriel, garde-corps.
GARDES-CÔTES, s. m. plur.
Milice particulièrement chargée de la garde des cotes. Adjectivement : Capitaine garde-côte.
F'aisseau garde- côte (Acad.).
L'Acad. ne donne pas d'autres exemples; mais si l'on «écrit gardccôte au sing. parce que le sens est garde de la côte, il faudra écrire au pluriel des ca-
GAR
pttaines gardes-côte, des vais-' seaux gardes^ôte, à moins qu'il ne s'agisse de plusieurs cdtes.
6ABDt£-£TAL0N.8.x». Garde de rëtalou que l'État donne pour les haras. Le pluriel n'est pas donné par l'Aoad.
GAJRI>E^£U. 8. m. Gardent Ici verbe, dans le sens de garantir. Le pluriel, non donné par l'Académie, est garde-feu (des grilles qui garantissent du feu.
GARDE FORESTIER, s. m.
L'Académie l'écrit sans trait d'union. Pluriel , gardes forestiers.
GARDS-FOU. s. m. Le mot garde est verbe. L'Acad. écrit au pluriel garde-fous^ Ce mot devrait s'écrire , tant au sing.
qu'au pluriel, garde-fou, ou mieux gardeifous,
GARDIMMIAGASIIÎ. S. m.
Voir GAltSE-IM>fJTIQUE.
GAADE^ALABE. s. f. Garde qui soigne un malade ; l^dée de pluralité ne tombant p»lnt sur le mot malade, le plurfel devra s'écrire gardes-malade. L'Acad.
ne donne point d'exemple du pluriel.
GARDE-MANCHE, s. m. Le
met garde est verbe. Un gardemanche est une fausse manche que l'on met par-dessus la manche de l'habit, quand on fait un travail qui peut les saUr. Le pluriel doit être des garde^manches (de fausses mancties pour garder les manches).
GARDE-MANGER, s. m. Le mot garde est verbe. Pluriel, des garde-manger.
GARDE.MARINE- 8. m. Le plur. est gardes-marine (gardes de la marine).
GAR
GARDE-MEUBLE. s.m.Liea oti l'on garde les meubles; il faudrait écrire un garde-meubles^Kvec d'autant plus de raison que le pluriel est, d'après l'Académie, garde -meubles.
Mais si le mot meuble est pris comme synonyme de mobiusTf pourquoi le pluriel n'est-il pas garde-meuble?
GARDE-NOBLE, s. f. T. de
vieille Jurisprudence. Il ne se disait pas au pluriel.
GARDE-NOTE.8. m.Qoalité
3ui se joignait autrefois à celle e notaire. Par -devant les conseillers du rot, notaires^ gardes-notes duroi au Châtelet de Paris. Ce singulier et ce pluriel étaient bien bizarres; il est vrai qu'ils n'entraient que dans lestjie de pratique.
GABDB-PÊCHE. s. ra. Le plur. est gardes-pêche (garde«J de la pêche).
GABIIK-BOBB.6. f .Le plur., d'après I' Acad.,«st^areI«'ro&«; le singulier devrait aussi s^ crke avec un < à robe, ou bien, si TAcad. entend par robe oe que les italiettsappellentro&a, c-à-d. le vêtement en géoéral, le s est de trop tant au pluriel qu'au sing. Une garde-robe^ une chambre où Ton garde le vêtement. Des garde-robe, des chambres oîi 1*od garde le vêtement.
GARDE-SACS. s. m.Gref&er qui était gardien des sacs d'un procès. Le plur. doit être (jfar--.
des-sacs.
GARDE-SCBL. 8. m. Autrefois officier gardien du scel dansles anciennesj uridictions.
Le plur. doit être gar(Ut-8cel.