‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 212 sur 520 · GAS · texte numérisé non relu

GAS

6ARBB-YAI86EIXE. c m.

Un garde de la vaisselle. Le pluriel doit être gardes^vaiS' selle,

GARDE-VENTE, s. m. Garde de l'exploitation d*une vente de bois. Le plur. doit être gardes' ^/ente.

GABBErirUE. 8. m. Le mot garde «st verbe dans le seos de garantir. Le i»tar. est garder vue»

GARDEE. V. a. on transit.— Se garder de, v. pronominal. 11 signifie Se préserver de ; son participe passé s'accorde avec le pronom me, te, se, nous, ofous, qui le précède. On dit: Gardezofous de tomber, c'estpà-dire préservez^ous de J*action de tomber. Ce serait faire un contre-sens que de dire : Gardez^ n)ous de ne pas tomber. On sent la différence qu'il y a entra gardez-fvous bien de le recevoir et gardez-vous bien de ne pas le recevoir. --Ces observations s'appliquent à Prendre garde.

Garder s'emploie quelquefois sans pronom dans le sens de prendre garde, et, comme cette dernière locution, il exige alors que Je V. de la proposition suivante soit accompagné de la négation : Gardez qu^on ne t>ous voie.

GARU8. s. m. On prononce le«.

G ASTER, s. m. On prononce 1er.

GASTRIQUE, adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui appartient, qui a rapport à Ve&Uh mac. Nerfs gastriques. Embarras gastrique. Il se dit substantivement au féminin Des artères

SU

gastriques. La gastrique inférieure.

GASTRITE, s. f. T. de Kédectoe. Inflammation de l'estomac; // est mort dTune gastrite.

GÂTE-ENFANT, s. des deux genres. Cest un vrai gdte-enfant, une vraie gdte-enfant.

L'Académie ne donne aucun exemple du pluriel; on doit l'écrire comme le tlogol., parce que l'Idée de pluralité est dans les substantifs sous-entendus hommes tm femmes,

GÂTE>MËTIER. subst. m.-.

GÂTE-PÂTE. s. m. Le pluriel doit s'écrire de la même manière : Des gdte-métier sont des gens qui gAtent le métier; des gdte-pdle sont des boulangers qui gAtent la pAte.

GAUDIR (SE). V. essentielle* ment pronominal. Il est vieux, et ne s'emploie pas aux temps composés.

GAUSSER (SB), t. essentiellement pronominal. Le part, passé s'accorde avec le pronom me, te, se, nous ou vous, qui le précède : Elle s'est gaussée dg moi.

GAYAG. 8. m. On écrit Ausil gaïac. Arbre d'Amérique.

GAZ. s. m. On prononce le z.

T. de Chimie. U se dit de tout fluide aérlforme.

GAZE. 8. f. Espèce d'étoffe fort claire*

GÉANT, s. m. Le fém. corres^ pondant est géante,

GEINDRE. V. n. ou intraoslt.

II se coniugue conmie craindre.

Les temps composés se coastrulsent uwetutérolr^htpaxtid^*

GEN

passé geint n'a point de féminin.

GELER. V. a. ou transit On ne double Jamais le l, même devant un e rouet : L'eau se gèle.

Jlgèle tris-fort (Acad.).

GÉMEAU. 8. m. Jumeau. Il n*est usité qu'au pluriel, pour signifier, L*un des signes du zodiaque.

GÉMISSANT, part. prés, du V. gémir» et adj. verbal. Foix gémissante.

GEMMATION, s. f. On fait sentir les deux m, et IV conserve le son qui lui est propre ( Acad. }. Développement des bourgeons.

GEMME, adj. m. LV de gem conserve le son qui lui est propre.

GÉNAL , ALE. adj. T. d'Anatomle. L'Académie ne donne que l'exemple glandes génales.

Nous doutons qu'il puisse se dire avec un substantif masculin.

GÊNANT, part prés, du v.

gêner, et adj. verbal. Une assiduité bien gênante.

GENDARMER (SE). V. essentiellement pronominal. Le part, passé s'accorde avec le pronom

aui le précède : Elle s'est genarmée à cette proposition.

GÉNÉRAL, s. m. Chef d'une armée ou d'un corps d'armée.

On trouve des exemples de ce mot appliqué à une femme.

Marguerite d^ Anjou Sut active et intrépide, général et soldat (Thomas). On ne dit pas modame la générale, quoiqu'on ùSsx madame la maréchale. Le plur. est généraux i ainsi que

GEN

le pluriel masculin de radjectK général, générale»

GÉNÉRATEUR, adj. Le fém.

est génératrice.

GÉNITAL, ALE. adject. Le plur. masc. est génitaux.

GENOU, s. m. Le pluriel est genoux.

GENRE. s.m. Employé comme synonyme de mode ou de goût, le substantif ^«nrtf est familier et proscrît de la bonne compagnie. Ne dites donc pas : C*est le bon genre. Cela est de mau-^ nfats genre. Dites : C'est le bon goût. Cela est de mauvais goût.

GENS. s. f. pi. Le singulier est gent : La gent qui porte le turban. La gent moutonnière (Acad.). La gent trotte-menu (la Fontaine). Le subst. gens éveille toujours l'idée d'une réunion d'hommes, d'une pluralité d'individus : Les honnêtes gens , les gens d'affaires , les Jeunes gens; de sorte que les adjectifs et les pronoms qui se rapportent au substantif gens ne s'accordent point avec ce mot, mais avec l'idée qu'il exprime ; ils gardent la formé du masculin par accord sylleptique : Peu de gens savent être vieux. O qu'heureux sont les gens qui ne veulent pas souffrir les injures d'être instruits en cette doctrine! (Pascal.) Tous les gQUs de bien. Quels sont ces gens? Dans toutes ces phrases, j'entends parler d'individus de l'espèce humaine sans idée de genre, et dans ce cas l'adjectif garde sa forme propre, la même que celle qui sert ponr le mas< culln, lorsqu'on veut exprimer l'idée de genre. Je fais ici

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comme quand Je dis : Combien sont-Ils dans cette ^voiture? M peut y avoir plusieurs dames « il est possible quUl n'y ait que des dames, ce que j'ignore, du reste; mais je dis : Combien sont-ils? ILS, parce que la seule idée qui m'occupe et que j'exprime , c'est celle d'un nombre de personnes , d'individus de l'espèce humaine.

Cependant si l'adjectif précède immédiatement le mot gens, M est forcé, par attraction, de prendre la forme du féminin : Respectez les meilles gens.

Ce sont de bonnes gens. Quelles gens étes-^ous ? Nous disons immédiatement,-. on voit, en effet, par les exemples que nous avons donnés ci-dessus, que si l'adjectif est séparé du mot gens, ne serait-ce même que par l'article les, cet adjectif garde la forme dite du masculin.

On trouve, il est vrai, des exemples du masculin tous précédant Immédiatement le mot gens. La Fontaine a dit : Le sort avait raison, tous gens sont ainsi faits; et Voltaire :

Cétaient tous des gens mat assortis, tous Jaloux les uns des autres, tous gens pesant leurs paroles. Mais dans le vers de la Fontaine , tous gens est une locution elliptique, proverbiale et surannée, il est mis pour tous les gens, tous les hommes; et dans celle de Voltaire le mot tous n'est point adjectif, mais pronom , et le mot gens a fonction d'adjectif et non de substantif. Tous gens pesant leurs paroles, est analogue à tous jaloux les uns des autres: tous étaient jaloux, etc.;touséta:ent

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gens pesant leurs paroles. C'est ainsi qu'on dit journellement :

Dix personnes, tous gens de bien.

11 résulte des observations que nous avons faites* précédemment, que si plusieurs adjectifs précèdent le substantif gens, et que l'un d'eux soit placé immédiatement avant ce mot, ils prendront tous la forme du féminin : Certaines bonnes gens. Toutes ces bonnes gens.

On conçoit, en effet, que dès qu'on doit dire bonnes gens, il est impossible de ne pas dire certaines bonnes gens; l'accord syHeptique ne peut avoir lieu pour le mot certaines.

Mais il n'en est pas de même si l'adjectif qui précède immédiatement le substantif gens n'a point de forme particulière pour le féminfn. On dit: Cer* tains honnêtes gens , tous ces braves gens. La raison en est que les adjectifs honnêtes, braves, n'ayant pu prendre la forme du féminin, puisqu'elle n'existe point, restent dans leur forme propre; et comme on dit certains honnêtes aussi bien que certaines honnêtes (certains honnêtes garçons, certaines honnêtes personnes ) , tous ces braves de même que toutes ces braves (tous ces braves garçons , toutes ces braves personnes ) , rien n'empêche l'accord sylleptigue d'avoir lieu.

En résumé, quoique le substantif gens soit du genre féminin, on met au masculin les adjectifs qui s'y rapportent, parce que l'accord ne se fait point grammaticalement avec le mot gens, mais par syllepse

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