XXIV
lÀHàU imtalk h» — >—<lii t Iw
Le, iUt icst du^ de to, des^ servent, avec les mots plus, pire, meilleur^ moindre, mieux et moins, h former le superla* tif relatif. La plus douce con»
solution 4e Vhomme affligés c*est la pensée de son inno»
cencc (Bossuet). La pire des i>étes, parmi les animaux do»
mesUques, c*sst le ,flatteur < Mamaontel ). Le plus absolu des mtmarques cet celui qui est Je plus aimé (lé.).
Oaas tous ces exemples, l'article le éUtt Béeessaire; fl r a des cas où il lie l'tet pas. « Pour connaître s*ll fsut plus ou le plus devant l'ad)ecttf , U faut fnaarquer quel est rarttele qui affecte le aom du substantif* Leibnttz a dit : Jm Provédemce s*en estservie comme du moysti plus propre à garantir la pu»
Tcté de ht religion. U devait dire : Comme thm mopen plus
lE
PiiOMiB , OU comme db moyen LE FLVS pBoraB. AtosI, plus se met après la préposltfoii de, et te plus après ParUcte compose du ou de /0. i>(Glr.-Diivl* vfcr).
SI le superlatif relatif précède son substantif, un seul arttele suffit pour l'un et pour l'autre : Le plus savant historien qu'aient eu les Romains est Taeite. Mais si le substantif précède le superlatif, il feut mettre un article à l*un et à l'autre : L'historien le plus célèbre qu'aient eu les Romains, etc.
Dans le cas où les mots plus, moins, mieux, modifiant des adjectifs, doivent être précédés de l'article, Il faut répéter Partlcle autant de fois que l'on répète ces mots : C'est la plus singulière et la plus inexcusa' bl& de ses erreurs. Let plus habiles gens font tfuelque/ûis les fautes les plus grossières.
L'article , placé devant plus , mieux, moins, varie, si l'adjectif est au comparatif : Jiradame D... est la plus heureuse des mères, c.-iwi. la mère plus heureuse que les autres mères.
Il reste invariable si l'adjectif n'exprime point une comparaison, mais simplement une qualité portée au plus haut degré :
C'est auprès de ses enfants que cette mère est le plus heureuse, c.-à-d. est heureuse le plus, au plus haut degré.
L'article est aussi invariable lorsque plus, mieux, moins, modifient des verbes ou des adverbes. La rose est la fleur que faime le mieux. Cestde toutes les leçons celte que J'ai apprise le plus facilemetit*
Dlra-t^on Les tfpiMiams ias PLUS ou LB VLO» générale^ ment suivies? les mieux eo LE MIEUX établies? Les se/timents les plus ou i.s Vbus approuvés? Les opérations kbs PLUS ou LE 9tvs. sarment combinées? Ceux qui étaient LES PLUS ou LB rs.vêfapor»' btes? Vdicl comment IMutidoiitel résout cette question : « La réponse , dit-il , «tépend dePInteotion de celui qui parie, et de ce qu'il vent faire entendre. J)te opinions consldéréct en eUetmémes et sans comparalado, peavent être malétabUeê^ bien établies, mieux ou plMts mal étaàh'âs, plus ou moins gêné' rmlsment suivies. SI c*est là ee que vous entendez y U telailf au participe qui suit doit rester Invariable. Si voua avex en vue d'autres opinions mdim bien établies, mx>tns suivies quecelles'4à, et que vous voaliez indiquer cette eoaiparaisoO| l^artide doit alors s'aoMrder en genre «t on B«tabR avec le nom auquel 11 se rapporte, et vous direz les plus, les mieux établies. De m^no, si vous n'avez égard qu'sa degré d'approbation que tels sentlments ont pu obtAiIr, vous direz fe phts approuvés^ SÊff^m comparez cette approbation k celle que d'autres sentiments obtiennent, vous direz les plus approuvés. /
Pour* les mêmes mottfs» il Mudra dire : Les opémtions^uE HLUS sagement combistéts, iMI ne S'agit que de faire «DtMdre qu'on a mis à te» oaoïiMner toute la sagesse .ponaBilf; et LES piu» sagement cambi* nées, si en ve«t lettr attitboer
cet avantage «lu d'autres opératioDS auxqueUes on les coiii* pare.
U en est de même de tout soperlatif dont le rapport est détennlDé. Les arbres les plus hoMUs de la forêt. Les arbres les phu hauts sont tes plus exposée aux coups de ta tem^ péte. Mais si le rapport n'est pas déterminé, on dira : Les arbres le plus profondément enracinés. Les arbres le plus endurcis par le temps. Les ar^ bres le plus chargés de fruit.
En parlant d*one femme , on dit : Dans une fête» à un spec' teuile, elle était toujours lA ri.V8 belles mais on devrait direr : C'est dans son négligé qu'elle était lb plus belle.
Cependant cela répugne à l'oreUIe; et, pour ne pas faire un •oléelsmey il vaut mieux prendre une ai^re tournure, et dire :
C'est dans son négligé qu'elle avait le plus de beauté*
Si l'at^ectif est le même pour les d^ix genres j le plus au fémlniB n*a rien qui choque Toreille , comme on peut le v«lr dans ces cx^nples : (Pest dans ts» petit cercle d'amis qu'elle est I.E PLUS aimable. Cest quand sa mère est absente qu'eUe est le plus sage.
Aiitcl« derantlei nomt «le pays, de royaume, etc.
Après une préposition, Tarticle ^réeède les sobstantifii pro- •lires noœmftntdes centrées, des pays* des royaumes, si «es sub- Mantifii sent pris dans un sens 4étermlaé ; c«-4d. si Pon conridèreees piQFScn oixHaiémes» «i tant que pays. Il ne ^vouait que Piatérêt de la Ffance. Mais ai.
LE
au moyen de la préposition, le substantif propre a fonction d'adjectif, on ne met pas Tartlcle. Les vins de France sont recherchés à l'étranger, c.-à<d.
les vins français, etc.
Cependant, en beaucoup de circonstances, il faut consulter Pusage plutôt que la règle. On dit. Il va au Pérou, à la Cuiane, et II va en Russie, en Espagne, en Angleterre. Il est ret^enu du Japon, de la Chine, de ia Colombie, et // est revenu d'Italie, d'Espagne, d'Angleterre. En général, lorsqu'il s'agit d'un pays très-éloîgné, on met l'article.
Quelques noms de pays et d'Ues ne s'emploient guère sans l'article; tels son^: Le Canada, la Quiane , le Mexique, le Pé' rou, le Japon, la Guinée, la Chine, la Jamaïque, la Marti' nique, etc. Des castors du Ca^ nadas sucre de la Martinique, etc.
On dit avec l'article, devant les substantifs propres du masculin. Histoire du Portugal, du Languedoc, etc., et sans article, devant les substantifs féminins.
Histoire de France, de BourgO' gne, de Champagne, etc., ,
Articla ftitéAi de l« prépoaitioa PB dcrasC
Après la préposition de, on met l'article devant le substantif commun, si ce substantif est pris dans un sens déterminé, et on ne le met pas si le substantif est pris dans un sens indéterminé. Exemples : La terre était couverte d'hommes. La terre était couverte d'hommes blés* ses. Quels hommes? quels hommes blessés? On ne le sait pas, le sens est Indéterminé.
LE
Mais on dît awc Vw^A^iovLa terre est couiwte de» homoies que Télétnaque a renversés, parée que le sens do- substantif hommes ert déterminé par le complément que TéHmaqwe a renversés-.
Le prince- était eeeeon^Mgné dte deux régiments iMUfteOBment équipa, le sens fa» m^ poser que igihaf de deœr régJ^ ment» ont été noavvlteraent équipés, efr qne deux de- ces r^meots ont accompagné le prince.
Le prince était accompagné des deux régiments nouvetie' ment équipés. On n'a équfpé que ces deux régiments, et tt ne s*agit que de ces deux rameuta; le sens est déterminé.
Il en est de même lorsque Ir proposition est négative. La terre n^est pas couverte d'hommes, û*homxaesriflessés.Laterro n*était pas couverte des hommes que Télémaque avait reh' 'Versés.
Artick f/HatUà» U pt^i^Uua ob «prèa
Après un ad<rarbeda quantité satTi de la pvéposltiwii de,\i substantif ne prâié point l*article sUI est employé •dansm sens indéterminé. Avez^'vous ^beaueoup de fiawrs ? J'ai peu àe fruits. Il prend l'article sMl est pris dans un sensdétennlnéi Jl me reste beaucovp àn^Jtaurs que 'VOUS m'avez^ données.
Après bien dc^ on met toujours l'article. J*ai bien des fleurs, la raison en est que bien d&, qui s'emploie cependant comme synonyme de beaucoup de, n'est point un adverbe de quantité; c'est, comme l'a dtt
LE
Lemare, un ai^erbe de manière.
kttiûe^prieiii dft U préposition »■ dewm les •ubauntifi pri« dana on aens partitif.
les 8afa6t«itif& pria «fitns m sens partitif, c.-A-d. devant tesquels en satis-entend ht mot potTfittf^prennent l'aiticle après la prépêsititti de, parce qu^ désignent alors l'espèce eatiën* et que leur signification est dé:
terminée. Avezrvous des livres», des plmnesf c-A^ti «▼e2-voii& partie de Vespèce les Hvres» d* Pespàoe les pkuncs?
SI le substantif, pris dans a& sens partitif, est précédé d'un adjectif, il rejets l'article : EUe nous a/a^//îm/v«r d'excellente crème. A moins cependant que Le substantif ne soit suivi d'an détemUnatif : Elle nous a fuit manger de l'eKceHente erème dont 'voua ai»ez man^ ce nu»' Un,
Dans Les aubstaotife eorapa* ses, eonme petit^puité, peUts pois. Jeune hommei,gran^4iomme, bon mot, honnôtbs ffens, ate.,-lea mots petià, jetinst grmndf bon, hovaéùes,.nc acmt pfn»de£ adiectifeymai» des p«^ tlea de subatantif ; en consé' quence,on ftiit usage éa l'artidc^ à raoinaqutlft ne seicntpréc^tés d'un adjectif. Achetez des pe* tîts pois: fréquentez des honnêtes gens, roiià de beaux petits paisf, Ceat par la mâne raison qae Vùo. M t^C'eM UbM la nfraie poésie, é» la ^asof
i,a«e0 0111088: da détasnniaatifr.^»jwrÂr da- meiOemr^i» (tem^ eatenda, qu'il y ait, (ftft^ tooi ayesh ^'^ *ot meitteur ptt^
LE
(qui se vende). On dirait dans un antre sens : jpportez de meilleur vin, c.-à*d. de melUeur vin que eetni-cl ifai de meilleur pétin, cw4hd. de meillear pain que celui-ci, etc.
j&prés ne pas, ne point, le substantif, pris dans un sens partitif, rejette ^article si la force de la négation se porte sur ce substantif, comme dans :
// ne doit point donner de pré" ceptes, c-à-d.. Il ne doit donner aucun précepte, nui précepte.
te substantif prend Tartlcle si ta négative tombe sur le verbe, comme dans : // ne doit point donner des préceptes, il doit tes faire trouver, c.-à-d-. Donner des préceptes est ce qu'il ne doit point faire, 0 doit les ftire trouver.
On reconnaît qae la négation tombe sur le subistaotif lorsque le sens permet de placer nul, aucun, devant ce substantif, tt ne doit^ point donner de préceptes (U ne doit donner aucun précepte). SI Ton peut placer après le verbe autre que, autre chose que, autrement que,, la négative tombe sur le verbel H ne doit point donner des prétieptes, il dàit les faire trouver
Sa doit faire autrement que de onner des préceptes, il doit tes faire trouver).
Autres exemples : Je ne 'vous ferai point de reproches (aucun reproche). Mais Roxane, qui veut faire de graves reproches àBa|azet,luidlt:
iVMvwit C«niiK>iM»MM|iMcb«ft.iWM)Vat»
ç'cst-à-d., ie vous ferai ajoutées reproches que des reproches frivoles; car elle ne veut pas lui dire qu'elle ne lui fera aucun
LE
reproche, mats qu'elle lui fera des reproches qui ne seront point fHvoIes. Duns VHéracMuâ de Corneille , Bxupère tient à Léontfne des discours auxquels celle-ci ne croit point. Exnpère insiste, et ajoute :
Léontine interrompant, M* «M M» foteft w M «MM Mr«aw t
L'cOiM k tm 4tM»ur«.Mt mmi* inijM»
Bile oe veut point loi dire, Cal«.
moi &awêrae ewiCas que des eoBtes superfloai eU* tel «ft, ne m« IM» amemn oonte, poimt dft eontes» lit ««niient super-
ftUft.
C'est ainsi quo l>oa dit e*c«M, Je ne M» pae da ^n (d'ancua vin). Je is# vett» pae du ^n, mats de Vemm (|e veo» antr* ehMe qu* ém ilo, }• veux da
PCMS).
liE, LA, LK8. pron. rehrtift. LE pour le masc., ia pouF le fém-, LES pour les deux genres au plur. Ils accompagnent toujoars un verbe, et ils renplacent un sutwtanttf exprimé.
Il3 se distinguent de l'article en ce que celui-ci accompagne toujours un nom- Foilà un bon Uvre , Je vous engage à le lire.
Dès que nui sœur sera arrivée, firai la voir* H avait mille francs, H les a dépensés,
LE tient quelquefois la place d'un adjectif, ou d^un verbe, ou d'une propositioo ; alors il signifie cela , et il est invariable. Cette fvnme est bette et le sera lohgtemps. Je n^i pas été enrhumée de thiver, et fe te suis députe les chaleurs, tts ne sonf pas encore habiles, mais ils le deviendront (Acad.).
LE
Le pronom I.S garde la forme du mascuHa, lorsqu'il rappelle Pldée exprimée par un adjectif ou par uo substantif pris adjectivement; il est mis alors pour le mot cela ou pour tel, telle.
Exemples : Madame, étes-njous malade? Out, je le suis» c-à-d.
Je suis ceU, Je suis telle, malade. Voyez Aiguës -Mortes, Fréjus^ Ravenne, qui ont été des ports, et qui ne le sont plus iVoltalre), c.-à-d. qui ne sont plus tels, qui ne sont plus cela, des ports. L'accord du pronom tose fait par syllepse avec le mot cela, que l*on a dans Tesprit.
SI le pronom lE rappelle l'idée exprimée précédeomient par on substantif ou par un adjectif pris substanUvement, l'accord de le se fait avec ee ffubstantif ; il est mis alors pour lui, elle, eux, el/es. Exemples :
Madame, étes-vous la malade?
Oui, Je la suis, c-à^L Je suis elle. Messieurs, étes-vous l^ avocats que f ai fait demander? Non, nous ne les sommes pas, c^à>d. nous ne sommes pas eux, ces avocats.
Il suit de là que l'on peut très-bien dire : // est des grands hommes qui ne le sont que par des talents, D*Aguesseau était destiné à Vétre par des 'vertus (Thomas). Ici, comme dans les exemples précédents, le pronom le s'accorde par syllepse avec le mot cela, que l'on a dans l'idée, et non avec le substantif pluriel grands hommes.
M. fionifacc pense que le pronom le peut être mis en rapport avec un participe sousentendu. Ainsi l'on pourra dire :
Le bœuf remplit ses deux esto»
macs autant quUls peuvent être
LE
remplis, ou bfen, avec Buffon, Le bœuf remplit ses deux esto^ macs autant qu'ils peuvent Vé^ tre. Nous sommes de son avfs.
Dans la dernière phrase. Il y a une syllepse analogue à toutes celles que nous venons de voir, et dont on trouve souvent des exemples dans les bons écrtvains. L'emploi du pronom le, dans ce cas, ne serait condamnable que s'il donnait lieu à une équivoque.
Lorsqu'un verbe a deux régimes , l'un direct et l'autre indirect, comme dans cette phrase : Payez le tribut à César ;^l l'on veut mettre deux pronoms à la place des deux régimes , la phrase devra être ainsi construite : Payez-le-lui.
(Voyex Prohom.) Ce serait une faute de supprimer le dans cette phrase et dans celle-ct :
Quand Je ne serais pas votre ami comme Je le suis.
L'emploi du pronomffivec le participe passé doooe lieu à des difficultés sérieuses. CVoy. Pab-
TICIPE PASSÉ.)
LE et LA, devant un verbe qui commence par une voyelle, s'élldent dans l'écriture et dans la prononciation. Je Vaimat, Je l'appelai. Quand le est aprte le verbe, s'il est suivi d'une voyelle, il ne s'éllde ni dans l'écriture, ni dans la prononciation ; Il se prononce comme à la fin du mot idole. Foye^^le ù son retour. Bamenez-la à sM devoir.
Je l'ai entendu dire cela. Je lui ai entendu dire cela. Voyex LOI.
L'emporter sur queîqu*un, ne te céder à personne. "Voy. Bit»