‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 330 sur 520 · AU NOMBRE, DU NOMBBE · texte numérisé non relu

AU NOMBRE, DU NOMBBE

cutlou prépositive. Parmi, au

Du nombre, s'emploie aussi adverbialement. Plusieurs sy rendaient, je me suis mis du nombre (Acad.)»

SANS NOMBRE. locut-adveTb.

Qui se dit d'une multitude qu« l'on suppose innombrable.

NOM»RIl.. s, m. On proaÉow

nombri.

NON

NOME. s/m. T. d» Antiquité emprunté du grec. Loi. Il *e dit aussi des différentes f wrtte* d« l'Ésrypte, qui étftit «utrcfels partagée en uomes ou préfectures.

NOMENCUlTEUA. t.111. Celui qui s^applique à la nomenclature A*vtoe sclenee, d'un art. 11 n'a pas de correspondant fé* mlntn.

NOBflIVAIi, AIE. ad). Qui dénomme, qui est dénommé.

Liste nominale. Appel nominal.

An pluriel mase. , nominanx* Cependant PAcadémle n'en donne point d'exemple.

Il est employé comme substantif mase. pluriel dans cette locution, les réalistes etlesno^

N4»MmATAIll£. s. m. Ceint

qui était nommé par le rot à un bénéfice ecclésiastique.

NOMINATEUR. s. m. Celui qui Bonane, qui a droit de nommer à aa bénéfice eccléstas* tique, n m'a pas de correspondant fém.

NON. particule négative qui est directement opposée à la particule affirmative Ofal. Le voulez-^ous ? non. Répondez oui ou non. Elle se joint souvent avec la particule pov^ J^veux avoir des amit, et non pas dês flatteurs .

On remploie aussi d'une manière simplement n^ative,san8 opposition avec oui. Non que Je sache. Non loin de sa maison.

Placée au commencement d'une phrase , elle donne pius de feree à l'expression négative. Non, le nfice ne peut rendre heureux. On le redouble quel-

NON

qnefols, pomr dowaer plu« d'é* aergle à la pensée. Non, mon, Je ne consentirai Jamais à eéder aux caprices de cet enfant.

Non se ioint aux adverbes certes» certainement, nf miment, assurément, pour rendre la négation plus formelle. On le folnt aussi à des adjectifs. Non solvabte, non recevable, non intéressé, non occupé; et même à des substantif. Ce fonction' naire est en non activité.

Enfin non est employé substantivement dans cette locution '.Le oui» le non. Us sont prêts à se quereller pour un oui ou pour un non.

nON - SEULEMENT , lOCUtlOU

adverb., ordinairement suivie de fa conjonction adversative Mais. Nonfseulement doit toujours précéder la partie de la phrase mise en rapport avec celle qui vient après mais. Ainsi il faut dire : Kon-seulement on obéit à un sage roi, mais on aime à lui obéir ; et non paf on obéit non-seulement à un sage roi, mais on aime à lui obéir.

ivoiff PLUS, locut. adverbiale, pas plus.

NONAGÉNAIRE, adj. des deux genres. Qui a quatrevingt-dix ans. Dn homme nonagénairc Vne femme nonagé»

naire*

NONAGÉSIMB. adJ. mase.

T. d'Astronomie. Le noaagésime degré, ou le nonagésime. Le potnt de Péctipttqne qui est éloigné de 90 degrés de»pelfit8 où l'écttpttque eoupe l'heiiMO^

NONANTE. adJ. Nom de nombre ordlnad , cempsaê de neuf dizaines* Ce m*t a tCB»

NON

OQ dit aujourd'hui gaatre»

NONANHÉME. adj. des deux gem«8. Nombre ordinal qui répond à Padjectlf nonante. II est peu usité aujourd'hui; on dit quatre-^ingt-diaUème.

NONCE, s. m. Prélat que le pape envole en ambassade.

En Pologne, on appelait nonces les députés qui composaient la chambre de la noblesse.

NON- CONFORMISTE, s. et

adJ. des deux genres. On donne ce nom , en Angleterre, à tous ceux qui ne professent pas la religion anglicane.

NONE. s. f. T. de Liturgie catholique. Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite après sexte. Après none» oa dit lèpres,

NONES. s. f. plur. On donnait ce nom, chez les Romains, au Huitième Jour du mois avant les ides.

NONIUS. s. m. On fait sentir le s. Échelle de certains Instruments de mathématiques.

NON -JOUISSANCE, s. f. T.

de Palais. Privation de Jouissance. Au pluriel, non-jouis" sances.

NONNE ou NONNAIN. s. f.

Religieuse. Une Jeune nonne, Vne jeune nonnain.

NONNETTE. 8. f. Jeune nonnain.

On appelle aussi nonnette de peut» pains d'épice de forme ronde, qui ont été inveot^ diton, par des religieuses.

NONOBSTANT, préposition.

Malgré. Nonobstant tes remon^

NON

trancesdeses amis. Nonobstant opposition,

NON-PAIR, NON-PAIRE, «dj.

Oa dit plutôt impair,

NONPAREIL, EILLE. adJ.

Qui est sans pareil. Il s'écrit en un seul mot et sans trait 4hxnlon.

NONPAREILLE. s. f. En T.

d'Arts, ce qu'il y a de plus petit.

Vn nœud de nonpareiUe est un noeud de ruban fort étroit.

On appelle nonpareiUe de Verdun, une sorte de dragée fort menue.

En T. d'Imprimerie, la nonpareille est un des plus petits caractères. La grosse nonpareiUe est le plus gros caractère.

NON-PAYEMENT. S. m. BefUs de payement. Au pluriel, noispayements,

NON- PLUS-ULTRA, NBC- PLUS-ULTRÀ. locutloas empruntées du latin. Elles sont employées comme substantif masculin dans le style familier, pour indiquer un Terme qi^'on ne peut pas dépasser.

NON-RÉSIDENCB. 8. £.11 s'écrit en deux mots avec un tiati d'union, et ne se <ilt pas au pluriel.

NON-SENS. 8. m. Il a'écrit eo deux mots avec un tarait d'n-* nion. Le pluriel s'écrit comme le singulier.

NONUPLE. adJ. dis dettx genres qui n'est pins usité. Qot contient neuf fols*

NON-USAGE. 8. m. tt s'écrtt en deux mots, avec un trait d'union. On ne l'emptoU -{iAb au pluriel.

JVOT

NON-TALEUR. s. f. II 8*écrlt e& deux mots avec un trait d^unlon. Au plur. non-valeurs.

NOH-^VUS. s. £ T. de Marine.

II 8*éciit en deux mots avee on trait d'union, et ne s'emploie pas au pluriel.

NOPAL. 8. m.Dotn donne en Amérique à un Genre de plantes grasses sur lesquelles se trouve la coehenllle. Au plur. nopals.

NORB. s. m. Le </ ne se prononce pas. n ne sonne pas non plus dans nord-est, nord-ouest^ que les marins prononcent nori, nor-oi.

NORMAL, ALE. ad}. Qui sert de règle. École normale, établissement dans lequel on forme des maîtres pour l'enseignement public.

L'Académie ne donne aucun exemple du plur. masc. »ormnux.

En T. de Géométrie et de Bbysique, normale est subst.

fém. pour désigner la ligne verticale on perpendiculaire.

NOS. plur. de l'ad]. possessif notre. Voir ce mot.

NOTA. Terme emprunté du latin, et qui signifie Remarquer.

On l'emploie aussi comme subst. masc pour slgnlflerune Note, une remarque faite sur un livre, sur un écrit. Il n'a pas de pluriel.

NOTABLE, adj. des deux genres^ Remarquable. 11 est sul»tantif qu>nd on entend parler des princi|>aux citoyens d'une ville , d'un État.

NOTBUR. s. m. Copiste de

NOU

musique. Il n'a pas de correspondant féminin.

NOTRE, ad}, possessif des deux genres, qui précède to«.

}ours le substantif. Le pluriel est nos. Notre père, notre mère, nos aïeux.

Notre est (Quelquefois synonyme de mon. Notre femme, notre maître. Notre conseil d^État entendu.

NÔTRE, pron. possessif des deux genres. Il s'emploie dans le même sens que notre, adjectif possessif, et se dit par rapport à une personne ou à une chose dont on a déjà parlé, n est ordinairement précédé de V&tt\c\e. Fous avez vos raisons, et nous les nôtres. Vous vous s€tvirez de votre cheval, et nous emploierons le nôtre.

Les nôtres est substantif dans le sens de Nos parents, nos amis, les personnes de notre famille. C*est un devoir pour nous d'avoir soin des nôtres fAcad.). Ne serez-vous pas des nôtres {Acad,)t

NOTRE-DAME. s. f. Fête de la sainte Vierge. 11 se dit aussi de Certaines images de la Vierge, de certaines églises consacrées à la sainte Vierge.

Dans le sens AUmages^ si on le dit au pluriel, 11 est invariable, parce qu'on fait ellipse du mot images ou figurée*

NOUGAT, s. m. On ne prononce pas le r. Espèce de gAteau fait avec des amandes.

NOUILLES, s. f. plur. Il n'a pas de sing. Espèce de pAte qui ressemble au vermicelle. On dit quelquefois des noules,

NOURRICIER, s. m. Le mari

NOU

d'une nourrice. On remploie adjectivement : Le père hourrider, IfOUBIlICrfiR , lÈRK. adj.

Urt opère la nutrition , qui sert ila nutrition. Les sucs nour' nef ers. La sève nourricière»

NOURRISSANT, part. prés, du V. nourrir, et adJ. vaib. 9ne viande nourrissante.

NOITRRISSEUR. a. flh Cèlttl qui nourrit des vachea p<Hir vendre leur lait. Il n'a paa d« correspondant féminin.

NOUS. pren. de la premlëfê pacsoAne, des deux geni*ea, plurM de Je ou moL 11 eM quelquefois sotek : Wcus partons ^ nom marchons , et quelquefois complément on régime direct ou indlreot : On nous observe, on nous parle^

Nous^ sujet, se plaoo avant le Yerl>e, excepté dan» les phrases Interrogatives. Nous pm^ tous. Partons-nous? On le plaee qi«lqaeft>(8 avant et après le r^ibCi pour donner plus de force à l'expression de la ^eiï' née» Nous vouions, noue, que ^ous preniez enfin votre parti.

Nous, régime direct ou indirect, se place avant le verbe ^ excepté dans les phrases Un* pératives sans négation. Il nous regarde, il nous parle. Regardez-nous. Parlez-nous. Avec la négation , on dirait : Ne nous regardez pas , ne nous parlez pas.

Lorsque nous, réghwe, est précédé d^MiC préposition, il se met toujours après le verbe, l»adjcctif OQ Pad verbe, dont H est le complément. // parle de nous. Il ess contre mms. On est Injuste envers nous.

NOU

Nous est quelquefois employé dans le sens deye ou mo<. Ains!»

dans les ordonnances, le roi dit : Nous ordonnons; les évéque», les pertonnes qui Ont quelque autorité, 0e seihreot paiement de cette fotme iJfous mandons , nous dêéfylF&ne , nous certifions.

Dans le style fornlHei , oa se sert quelquefois de nous pour il ou elle. On l*a fait aperce^ voir plusieurs fois de sa fautes mais nous sommes opiniâtre, nous ne vouions pas nous corriger.

NOUVEAU OttNOirVSIé. aàU masc. Au fém. nouvelle. Devant un nom masculin qui commence par une consonne ou un h tuspire, on dit nouveau , et devant un nom masculin qui commence par une voyel/e ou an à muet , on dit nouvel, tin nouveau Z{* vre. Un nouvel ouvrage.

Un habit nouveau est un habit à la mode nouvelle; un nouvel habllt est on habit non* vellement fait on nouvellement porté.

Le nouvel on est te commencement de rattDée. Lm nottvOie lune, la lune qui coMulieaee.

Le nouveau monde, eeite partie du monde qui a été déoou* verte en 1492 , et à laquelle on a donné le nom d'Amérique.

Le nouveau stifle,\à. manière de compter dans le calentkitf grégorien.

Le Nouveau Testament, te livre des Évangiles, les Actes des apôtres, les épttres et PApocalypse , par opposition à r Ancien Testament, contenant les livres saints qui ont pré* cédé la naiiSfmee dé Jém* Christ.

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