ORD
n ne s^emplole donc pas au pluriel masculin.
0RAN4ÎE. s. f. Employé immédiatement après un substantif pour désigner la couleur orange, 11 reste invariable. Des rubans orange, c-à-d. de la couleur de I*orange.
L'Académie écrit : Un bouquet de fleurs d^ or ange g et an mot Eau , on lit cet exemple : Eau de fleur d'orange, où le mot fleur est au singulier.
ORANG-OUTANG, s. m. Espèce de singe. Le plur. est orangs-outangs.
ORATEUR, s. m. H n»a point
de féminin correspondant. Les
passions sont les seuls orateurs
qui persuadent toujours (La
I Rochefoucauld).
ORATORIO, s. m. L*AcadémIe ne donne point d'exemple du pluriel ; on peut écrire des ora^ torios, comme on écrit des duos.
ORBE. s. m. T. d'Astronomie.
Cercle parcouru par une planète. Le grand orbe de la terre.
ORBITE, s. fénL Synonyme d*orbe. Quelques-uns, dit PAcadémie, le font masc.
ORGHESTIQUE. ad), m. T.
d^Antlquités. On prononce orkestique.
ORCHESTRE, s. m. On prononce orkestre. Autrefois on faisait ce mot du féminin ; on ne le fait plus aujourd'hui que du masculin.
ORGHIS. 8. m. Plante. On prononce orkisse.'
dRDINAL. ad), m. sans fém.
Le plur. tit ordinaux.
3JS4 ORCr
fém. correspondant est ordoii^ natrice,
ORBOIfNSR* V. a. on transit.
Dans le sens de commander.
Il exige le verbe de la proposition suivante au subjonctif :
J'ordonne qu*it ^vienne. Kn style de barreau, le verbe suivant peut être au conditionnel ou an fntnr. La cour a ordonné que ce témoin fàt entendu^ serait entendu (Acad.).
Ordonna qi^U tu* lût rapport à U cour, eta. (BMum.)
OREILXiARS, ARDB. adj.
On dit aussi oriîtard.
OREHiLONS. s. m. pi. n n'a point de sipgulier. On dit aussi oriUons.
ORÉMUS. s. m. On f^t sentir le s final.
ORGE. a. f. De btUe org^ On faisait autrefois ce mot du maaeulln î aujourd'hui il n'est masr culin que dans ces deux ex- 1 pressions : Orge mondé, orge perlé.
ORGUE, s. m. au sing. et fém. au plur. Un bon orgue, de bonnes orgues. Il serait à désirer que ce mot n'eût plus qu*un seul genre, le masculin.
Il n'a pu être- féminisé, dit Lçmare, que par l'ignorance.
L'emploi des mots un des devant orgue, produit la rencontre des deux genres ou la violation de la règle; ce qu'U faut éviter. Ainsi, au Heu de dire : G*est un des plus belles orgves que J'aie ^ues, ou à^est une elespbts belles orgues, ou encore c'est un des plus beaux orgues tU vaut mieux preodiie un autre tour, «t dire : Ces
ov
orgues sont au nomffre des plus belles que J'aie vues, ou elliptiquement : Ces orgues sont des plus belles que J^aie *vues,
ORGUEIL, s. m. La finale se prononce comme celle de deuil,
OMBNTAIi, ALB. ad}. La plur* masc. est erientau»,
ORIFICE, s. m. L'orifice iK^ férieur de l'estomac.
ORIFLAMME, s. t L'ori^ flamme était déposée à Saint" Dents»
ORIGINAli. & m. et ORiGJt- NAL , ALE. adj.U pluB. maso, est originaux*
ORIGNAL, s. m. Éland»C»na<la. L'Académie ne fle«ae pas d'exemple du pluriel ..On dit àe&orignals.
ORILLONS. s. m. pU Oa dit plua souvent ore/itoRf.
ORTHOGONAL, ALE. ad|.
T. de Géométrie. L'A^UMlénie ne donne point d'exemple da plor. masc. ortitogonfitus*-
ORTIE-GRIÉGHE. a. fém.
Plante. Le plur. est ortiM»
grtèches,
08. 8. in.. On DA fott point sentir le *, si ce n'est devant une voyelle, où il somje comme «. Dowiez'lui un a<. Un amas d'os et de chairs*
OSCILLATION. 8. t — M»
CILLATOIRS* adJ. — OSCIL« LER. V. n. ou JntMUBAit^ Daaa CCS trois, mots on pconoiMse \»
// sans les mouiller.
OU, cooJonciiOii, I^Mique te* parties d'uo sujet oompMé sont uniea par ou, le vefte a^ae-
ou
cord« avec la dernière partie , toutes les fois qae , par le sens de la phrase » il y a nécessairement exclusion de Pane des deux parties; exemple : Le maire ou Vadjoint présidera demain. Dans le cas où la manière d'être peut s'affirmer des deux partiea sans qu'il y ait exclusion nécessaire de l*une »
on peut y nous dirons même on doit mettre le verbe au pluriel.
Le temps ou la mort sont nos remèdes (i. J. Rousseau) ; c.-àd.» ces deux choses sont nos remèdes. L'Académie a parfaitemtxit fiidt sentir ces deux nuances : ikt peur ou la misère lui a fait commettre cette faute (il ne s'agit ici que d'un seul agrent, et eet agent est ou la peur ou la misère). La peur ou la misère ont fait commettre bien des fautes (ici la peur a fait commettre, la misère a fait aussi commettre; ces deux choses ont fait commettre, etc.) C'est dsnc à tort qu'on a blAmé les phrases solrantes : L'ignorance ou rerreur peuvent quelquefois servir d'excuse aux méchants (Bernardin de Saint-Pierre). Le bonheur ou la témérité ont pu faire des hé^ rosf mais la ^vertu seule peut former des grands hommes (Massilton). La peur ou le be»
soin font tous les mouvements de la souris (Buffon), etc. Et e*e8t «n vert» «le eette règle que tout le monde dit : Je n'ai que deux mots à écrire f un eratfon ou une plume sont égahment bonst et non pas un erajfon ou une plume est éga^ ment bonne,
La règle est la même pour les adJectifSi et les participes. On
OU
dira : Tous les matins ii dé* Jeune de lait ou de pain tendre (tendre ne qualifie que vain).
Donnes 'lut quelques noix ou une pomme euite (c'est la pom« me seule qui est cuite\\ mais Buffon a eu ratsoade dire : Jjee Samoïèdes se nourrissent de chair ou de pokaon crutt et VdHaire : Quel est la père de famille qui ne gémisse de voir son fils ou sa fille perdus pour la société? La chair dant se nourrissent les Samotèdes est crue y et le poisson est cru; le père gémit de voir son fils perdu ou sa fille perdue pour la société. Comme l'a fait remarquer M. Boniface, le sens d'une phrase peut être trè»* différent, selon que l'on fiait aeeorder l'adjectif avec les deux suiMtantifs , ou seulement avec le dernier : On demande un homme ou une femme âgés, signifie qu'on demande un homme dgé, ou bien une femme dgée» On demande un homme ou une femme âgée, c'est un homme ( sans condition d'Age ) on bien une femme qui soit dgée,
Uun ou Vautre. Voir au mot Uw.
Les parties d'un complément unies par ou, ne peuvent être €iue des mots de inême espèce ou des locutions de même nature. On ne dira donc pas :
J'apprendrai le dessin ou à danser,' ni, comme Corneille :
Réduit à te déplaire ou sot^ffHr un affront î il faut dire : /\7pprendrai le dessin ou la danse, réduit à te déplaire ou à souffrir, etc.
Doit-on dire : Lequel des deux, qui des deux fut le plus tnlré»