OU
pide, de César ou d'Alexandre (Lemare)? ou Lequel des deux, qui des deux fut le plus intré' pide. César ou Alexandre? \a première phrase peut s'analyser de cette manière : Lequel des deux fut le plus Intrépide , je dis lequel de César ou d'Alexandre? et la seconde : Lequel des deux fût le plus intrépide, savoir t César ou Alexandre r Lemare approuve ces deux phrases. Domergue , Induit en erreur par une fausse analyse , condamne la première. Notre analyse démontre qu'elles sont correctes l'une et l'autre. Nous ferons même remarquer que l'emploi de la préposition de donne plus d'énergie à l'expression, en présentant les substantifs unis par ou comme une répétition du complément du pronom qui ou /equel 11 y a certainement plus de force et de vivacité dans lequel des deux, de César ou
OU
Qui de nous est César, ou U pontife ou moi? et
Nom rerrona qui de« d«oz emporta la b««
(laaee* On da MB artifice on de ma vffilaaae.
Quelques grammairiens ont condamné l'emploi de la locution peu ou point, comme, par exemple , dans cette phrase :
On y trouve peu ou point d*ean douce; Ils ont vu là deux propositions : l'une affirmative, on y trouve peu; l'autre n^atlve, on n'y trouve point. C'est une erreur : Peu ou point, dit l'Académie, signifie presque point.
Il a peu ou point de santé.
OU et A dans les évaluations, voir X.
OÙ. adv. de lieu. U s'emploie souvent à la place des pronoms relatif^ lequel, laquelle, les* quels, lesquelles, préeédéades prépositions dans, à, 'vers, «/c.
I Dans ce cas. Il ne se dit -que des choses : La maison où Je
d'Alexandre, que dans lequel \ demeure. Le temps oà nous des deux . César ou Alexan- sommes. L'état oàjen^ trouva.
des deux. César ou Alexandre, etc.? et, pour Justifier cette construction , il n'est pas besoin d'avoir recours à l'ellipse. Il y a là une attraction fort naturelle entre l'expression vague des deux et les substantif^ César, Alexandre, qui en fixent le sens. Ne dit-on pas : C'est C affaire de tous, de ^ous, de moi, de nos fa^ milles, du pays entier, beaucoup mieux que : C'est Caffaire de tous, savoir, vous, moi, nos familles, le pays en^ tter?
Au reste, les bons auteurs renferment i»une et l'autre construction; et, pour ne citer qu'un cxampie,. Voltaire adit:
sommes.^
Us affaires oàje suu intéres»
se. Cest un procès d^oà dépend sa fortune (AcbA.).
On dit également bien : Un temps viendra que tousleshomr mes, soumis à la seule pemsée, se conduiront par les elartés de l'esprit (Chateaubriand)^ 1^ temps viendra. Je l'espère,: où les Français libres déclareront, par un* acte solennel, qnfls n'ont point pris part à tes crimes de la tyrannie (le même). Au moment que /# P^rle (FlécMer). Au moment que /* le verrai (Acad., au mot Que), Dans le moment oh ils allaient commeneet leur repas ( Féne- Ion). Du Jour que Je la vis (ia*
ou
ci De) , ou Du Jour où Je la vis.
Nous avouoDs cependant que remploi de l'adverbe oà est aujourd'hui plus fréquent que celui du pronom que.
On ne dira pas, avec Masstllon: Cest là où i^ étudièrent d'abord, car Pldée complémentaire de lieu se trouve inutilement exprimée deux fois par Padverbe ià et par Padverbe où. n faut dire : C'est ià quUls étudièrent d'abord. Mais la phrase suivante est correcte :
C'est là où se montrait le plus grand péril, que s'était portée l'élite des guerriers de l'armée d*Anrùbal (Dureau delà Malle) , parce que les adverbes là et oà ne sont point compléments du même verbe; là complète le ▼erbe s'était portée, et oà, le verbe se montrait.
Avec les verbes descendre, sortir, on met dont , lorsqu'on veut exprimer ridée morale d'être Issu , d'être né : Sans respect des aïeux dont elle est descendue (Boilean). L'hymen vous lie encore aux dieux dont vous sortez (Bacfne). On met d*oà lorsqu'on veut énoncer l'action physique de sortie, d'extraction , de départ, d'âoiipiement. Comment avei-vous pu entrer dans cette tle d'où vous sortez? (Fénelon.)
On dit : D*oà vient que vous faites cela? et, par une ellipse que l'Qsage autorise : D'oà vient faiteJ-vous cela? (Acad.)
Oà que se dit pour en quelque lieu que .* Oà que vous al' Hez , conformez -> vous aux mœurs du pays. Oà qu'il soit, puissent 'il y être heureux l (Acad.)