‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 352 sur 520 · LÈNE · texte numérisé non relu

LÈNE

PARIÉTAL, adl. m. T. d»Anat. Les deux os pariétaux, e.-hrd. qui forment les cdtés et la voûte du crâne.

PARIEUR. S. m. Celui qui parle. Ce mot n'a pas de correspoQdnot fém

PARlSlBiv, ENNK.

PAR

dit des personnes nées à Paris, et par extension des habitants de cette ville.

PARISIENNE, s. f. Petit caractère d'imprimerie au-dessous duquel 11 n'y a que la perle.

PARISIS. adj. des deux genres. On prononce le *. 5oi*, rfenier parisis, pièce de monnaie qui se frappait à Paris.

PARJURE, s. m. Faux serment, violation de serment.

Parjure, adj. des deux ipenres. Celui qui fait un faux serment, qui viole son serment.

PARLANT, part. prés, du v.

parler, et adj. verbal. Les animaux partants. L'homme est la seule créature parlante (Académie).

Parlant, au figuré. Portrait parlant, c..à-d. d'ane ressemblance parfaite.

PARLEMENTAIRE, adj. des deux genres. Éloquence parle»

mentatre. Vaisseau, ofQcler envoyé pour porter quelque proposition à l'ennemi. Dans ce sens, partementaire s'emploie aussi substantivement.

PARLER. V. n. ou iatranslt.

dans un grand nombre d*accepttons. Il est aussi actif ou transitif dans le sens de parler une langue, parler raison, parler affaires.

Généralement partant, locnt.

adverbiale, c.-à-d. à prendre la chose en général.

Sans parler tie. loont prépos.

Indépendamment de.

Parler s'emploie av figuré dans un grand nombre de cas.

Le silence, le mérite, les ser»

vices, les blessures, l'honneur.

PAR

^'humanité, la 'vertu, parlent.

Le cœur d*une grande reine, plongée toui à coup dans un abtnie d'amertumes, parlera assez haut (Bossuetj.

Le part, passé de ce verbe suit la régie ordinaire. La lan^ gue que Cicéron a parlée (Lemare). L*évêque de Meaux a créé Une langue que lui seul a parlée (Chateaubriand).

Parler mal, et 3îal parler. Le premier signille Employer des expressions hors d'usage, user de ternies équivoques, construire péniblement ses phrases, ou à contre- sens; prononcer d*nne manière Incorrecte. Dans ce sens, parler mal s'emploie sans régime.

JUal parler, c'est Dire des choses offensantes, tenir des propos inconsidérés, déplacés, qui peuvent porter atteinte à la réputation de ceux dont on parie. Mal parler ne s'emploie, au surplus, qu'à l'infinitif et dans les temps composés du verbe parler.

SE PARLER. V. accidentellement pronominal. Sou participe passé suit la règle d'accord du participe. Ces dames se sont parlé. La langue latine et la langue grecque sont deux langues qui se sont longtemps parlées, et qui ne se parlent plus, (Voy, Participe.)

PARLEUR, s. m. Celui qui aime à parler. Au féminin par^ leuse,

BA-RMI. prépos. qui signifie Entre, dans le nombre de, au milieu de. Elle ne s'emploie qu'avec un pluriel indéfini qui signifie plus de deux ou de trois, ou avec un singulier coliectif.

PAR

Parmi eux. Parmi mes livres.

Parmi le peuple.

PAROI, s. f. Muranie.

PAROIS. T. d'Anatomie. Parties qui forment la cidture des diverses cavités du corps. Les parois de restomec,

PAROIS. T. de Physique. Côtés intérieurs d'un vase, d'un tube.

PAROISSIAL, ALE. adj. II ne s'emploie guère qu'avec les mots messe, église. L'Académie ne lui donne point de pluriel masc.

PAROLI. s. m. T. de Jeu de cartes. Au pluriel, parolis. J'ai fait trois parolis (Acad.).

PARQUETEUR. S. m. Ouvrier qui fait du parquet. 11 n'a pas de correspondant fém.

PARRICIDE, s. m. Celui qui tue son père et sa mère, ou quelqu'un de ses ascendants.

Celui qui attente à la personne du roi.

On donne aussi ce nom au crime que commet le parricide.

Parricide est adJ. des deux genres : Dessein parricide, main parricide (Acad.}-

PART. s. m. T. de Jurisprudence. Le ^ se prononce. L'enfant dont une femme vient d'accoucher.

PART. s. f. Portion de quelque chose. Le t ne se prononce pas.

DE PART ET D'AVTRB, DE TOUTE PART j DE TOUTE»

PARTS, locut. adverb. De côté et d'autre, de tous côtés.

DB PART EN PART. lOCUt.

adverb. D'un côté à l'autre.

A PART, locut adverb. Séparément, excepté.

PAR

A PAftT MAI , A rABT MOI.

locut. adverb. Eniuot^iAme, en soi*même.

LA PL17PART. Voycz Plupart (to).

1>ARTAGEANT. 8. m. T. de Jarispradence. Celui qui prend une part dequelque chose.

PARTAGEA, v. a. eu transit. On ne doit pas dire Indifférem- . ment partager avec et partager entre. Quand on conserve une portion de ce que l'on partage, ' on doit dire : Partager avec. Il a partagé sa fortune avec ses frères. Quand on ne réserve rien pour soi dans un partage* on doit dire partager entre. Il partagea entre les pauvres tout ce qui lui resta»

Partager le travail aux eu^ vriers, o<-è-d. le répirrtfr entre eux. On dit dans leiiiéiiM«eas, // partage également sa Mndresse entre tous ses ûi^tunts.

PARTANT, part. prés, du v.

partir.

PARTANT, adv. Par conséquent.

PARTIAIRE. adj. mi. On prononce parciaire (Acad.). T. de Jurisprudence. Colon partiaire, c.-è-d. qui rend au propriétaire du fonds une partie .des produits.

PARTIAL; ALB. «ty. On prononce parcial fAcad-). Le pluriel maso, partiaux est peu usité.

PARTIBUS (IN), phrase la-^ tine qui n'est employée qu'en parlant d^un évéque dont l'évéché est dans un p9ys.au pouvoir des infidèles.

PAATIGIPANT. ipart. pi^ du V. participer, et adj. 1

PAR

PA&TICIPE. 8. m. T. de Grammaire. Lhroe des parties du discourB. On l'appelle participe parce que c'est on mot qui tient à la fois de la sature du verbe et de celle de l'adjectif. Il 'tient du verbe en ce quMl exprime les attributs d'existence, d'action et de tenaps <iui constituent cette partie d'une langue. Il tient de l'adjeetlf en ee qu'il fait qiielquefofs les fonctions d'adjectif (A cad.).

11 y a deux participes : le participe présent ou act(f {Acslû.) , «Hil est toujours terminé en ant: AimarU , finissant » reee»

vant, rendant; et le participe passé ou passif (Id.) , qui est terminé de différentes manières : Écrit, aimé, fini, rendu, etc.

Quoique le participe passé «oit passif de aa nature , U forme, combiné avec l'auxiliaire ace/r, les temps composés des verbes aetifs : J\xiaimé, ^*avais fini , etc. Dans ce eas, le participe passé firit partie d'une forme d'an verbe i U n^t p)us ad jeeti?, 11 est verbe.

Le participe est soumis à la règle d'accord en genre et en nombre, ou bien reste invariable, «elon sa fonction dans la pinase. On peut établir la règle -générale suivante :

Lorsque le participe a fénctlon d'adjectif, U s'accorde, comme tout adjectif, avee ik substantif ou le pronom aiN|B£l il se rapporte. Exemples : Cette petite fille est douce et caressante, roici une lettre bien écfite. La n>ille a été prise par nos troupes.

Lorsqu'il a fraction de verbeodjeetif, il est hivartable. Bzem-

PAR

pies : Une petite fitte caressant sa mère. Votre sœnr a écrit une iettre. Kotrc armée a pris la ^ille.

FaisoQS PappHcatlon de eette règle à quelques exemples , et voyons en même temps dans quels cas le participe a fonc* tlon d'adiectlf ou de terbeadieçtlf.

Règle générale,

Partidpo prëMBl.

I. Le participe présent est employé comme adjectif ponr exprimer une manière d*étre non active , une qualité permanente , une habitude, un état, et dès lors il s'accorde avec son substantif :

V* LorsquMl est construit avec le verbe être : Cette personne est obligeante.

>2o Lorsqu'il peut être cons* trait avec un temps du vtrbe être .* Cest une personne obligeante (c.-à-d. qui est obligeante).

II. Le participe présent est employé comme forme d'un verbe>adlectif, pour exprimer une manière d*étre active , et dès lors 11 reste Invariable :

I* Lorsqu'il est accompagné d*un complément passif ou régime direct : C'est une per^ sonne sensible , obligeant tout le monde (tout le monde, complément passif ou direct).

2o Lorsqu'il peut être remplacé par un autre temps du verbc-ad]ectif : Hous reneon^ trdmes trois chasseurs courant à perdre haieitu (qui cou^ raient).

30 Lorsqtf*Ile8t précédé'de la trëposllion M .• Det aigles des* éendsnt^n txMtwsfee^aufQnd du gouf/te.

PAR

I. Le participe passé est employé comme adjectif pour exprimer une manière d'être passive, et dès lors il s'accorde avec le substantif auquel il se rapporte :

!« Lorsqu^l n'est construit ni 'avec être , ni avec avoir :

Voici une lettre hten écrite.

(Dans ce cas, il est réellement construit avec être sous-entendu).

2*^ Lorsqu^li est construit avec un temps du verbe être : Ma lettre est écrite ; elle est partie hier, (Ces proportions sont absolument semblables par la forme à celles-ci : ifa lettre est longue ; eHe est pleine de fautes.)

.11. 'Le participe passé-eat eni' ployé comme forme d*un verbeadjeetif pour exprimer -une manière d'être active, «t dès4or8il reste Invariable, lorsqu'il 'est construit avec l'auxHiaire aiwir, et qu'il n'est point préeédé de son complément passif ou régime direct. Exemples : Votre sœur a écrit pendant que vous ^ous promeniez. Votre sœur a écrit une lettre, ( Dans le premier exemple, 11 n'y a point deeomplémefnt passif ou diroct; dans le second , le «onpMment passif «ft0 lettre est placé après le participe.)

Cependant j si le participe passé, oenstrutt avec mtoir, est précédé -de «o» complément passif ou régime direct, tt s'aceorde en gem^eetennom- 1»re avceceeomplément fiaempies t La lettre que «lafrv sœur a écrite a^-elle été mUse A la ^ostefle n^ai plus ses Mrwes , Jelesiuit

PAR

Cette exception ; qui est devenue Tune des règles les plus Inflexibles de l'orthographe, n'est, dit-on, qu'une bizarrerie de la langue. Pourquoi la lettre que 'votre sœur a écrite, et non que 'votre sœur a ÉCRIT? Pourquoi le participe écrit cesse-t-ll de faire parUc d'un temps composé du verbe actif écrire, pour s'accorder en genre et en nombre avec un subsUntif ? Il n'est donc plus verbe , Il est adjectif. Mais alors que devient l'auxiliaire a, et quelle foncUon peut-U avoir dans la phrase ?

Cette syntaxe ne nous étonne pas plus que celle-ci: Une foule de soldats furent noyés i dans les deux cas 11 y a gyllepse.

Oui , sans doute , écrite est adiecUf , pulsqu'U s'accorde en genre et en nombre avec le substantif lettre. U est adjectif et non partie d'un temps du verbe écrire. La raison en est simple : n'est-il pas avant tout, de sa nature, participe passif, c.-à-d. participe exprimant un état, une manière d'être passive , en un mot, adjectif? Et si c'est précisément cette manière d'être que l'on veut exprimer. Il faut bien que le mot qui rend l'idée soit participe passif, et non partie d'une forme du verbe actif écrire,

« Lorsque nous disons : La lettre que ofoire sœur a écrite wt-^Ue été mise à la poste?

voulons-nous peindre la manière d'être de a/otre sœur, ou la manière d'être de la lettre?

Sur quoi notre attention s'estelle portée, sur la lettre, objet de notre demande, ou sur votre sœur? Evidemment, l'idée de

PAR

la lettre est ridée dominante :

nous nous occupons de cette lettre , nous voulons savoir ce qu'elle est devenue; l'Idée de votre sœur et de sa manière d'être n'est ici qu'une idée secondaire , elle n'arrive que comme complément du sujet la lettre, Mous pouvons même , sans mutiler la pensée, ne point présenter explicitement la manière d'être de votre sœur ; nous pouvons dire :

La lettre écrite par votre sœur a-t-e/le été mise à la poste?

C'est donc la lettre ^ et par conséquent sa manière d'exister , que notre esprit a principalement en vue ; et le langage a traduit fidèlement les opérations de l'esprit , lorsque nous avons dit : La lettre que 'votre sœur a écrite ; car écrite est précisément le mot dont la fonction est d'exprimer la manière d'être passive de l'objet ' lettre, qui, en effet, existe passivement. » (Sardou , Leçons de grammaire. Cours complet d'éducation domestique.)

Quant à l'auxiliaire a, il reste dans la phrase pour exprimer l'actloa du sujet ^œun II ftiot bien, en effet, un verbe à un sujet. Que l'on fasse dlsparaftre ce sujet en le rendant régime û^écrite (la lettre écrite par votre sœur, etc.), et l'auxiliaire a disparaîtra aussi , tellement sa fonction est secondaire dans la phrase.

Applications particulières de la règU générale,

Paiticipe K'MBt.

I* La plus grande difficulté peut-être que l'on trouve dans rappllcatlon de la règle du

PAR

participe, c'est le cas dn participe présent, accompagné d'un complément Indirect ou c/rconstancieL Voyons des exemples.

PLEtRiNTE mU ton chah tom Toalei

(qu'on nie »oie.

(nAcinB.)

M 'cM*w poinl * TO» yeux va apectecle mms

(doux

Que U TcuTc d'Hector PLEIIRAKT a vos «a.

■ODS?

(Le même.)

Nous passâmes toute la nuit TREMBLANTS de froId et demi'' morts (FénelonJ.

Combien de pères, tremblant de déplaire à leurs enfants, sont faibles, et croient être tendres! (Domergue)

Nom euMioos Ta les jeux VOLTIGEANTS (son Toe iftiBS.

(yOLTAIMK.)

Et le* tifhjn Ugen, VOLTIGEANT nu. m

(thtm ,

Vom rapportent 1« (olr les parfonu da aa«

(tin.

(Dkullx.)

Dans tous ces exemples, le participe présent est accoropagné du complément indirect ou circonstanciel , et nous voyons quMl reste invariable ou quUl s'accorde , suivant que l'on veut exprimer une action ou bien une manière d'être non active , un état plus ou moins durable, une habitude, une situation. Ce n'est donc qu'en |>ien se consultant sur l'idée que l'on veut exprimer, que l'on reconnaîtra si le participe devra s'accorder ou rester In- Tariable.

Hermione dit à Pyrrhus :

Pleurante après son char, vous voulez qu'on me nfoie. C'est son état • sa situation qu'elle veut peindre ; voici son idée : f^ous

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