‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 356 sur 520 · D'UNE PRÉPOSITION ET I>»UW · texte numérisé non relu

D'UNE PRÉPOSITION ET I>»UW

INFINITIF. L'application est la même que dans le cas où le participe passé est Immédiatement suivi d'un Infinitif (voir el'dessus &>); c.-à-d. que si le pronom qui précède le participe est complément passif (direct) du participe, ce participe prend l'accord; et que si au contraire

le pronom est complément de l'Infinitif, le participe reste Invarial>le. Exemples : Entraîné par le torrent, il se trouva hors de la route QU'// avait RÉSOLU de suivre (Il n'avait point résolu la route. Il avait résolu de suivre la route). Les choses QUE fat appris à fabriquer ( Je n'ai pas appris les choses, J'ai "appris à fabrtquer ces choses). Le fils d*Vlysse comprit la faute QvUl avait FAITE d'attaquer ainsi le frère d'un des rots alliés (il avait fait la faute d'attaquer, etc.). La plante, mise en liberté, garde Pincllnaison qu^on l'a forcée à prendre (on a forcé la plante à prendre l'Inclinaison).

Remarque.yo\X9L\Te a écrit, en faisant varier le participe eu :

On s'est élevé avec force contre la témérité que nous avons EUE de vouloir Juger de cette cour orientale.Dans cette phrase, le pr<Hiom que est complément de nous avons eu. Il ne peut l'être en aucune façon de l'infinitif vouloir Juger; l'accord du participe eu est nécessaire. Mais doit- on écrire:

Foilà les ennemis que la reine a EUS ou a EU à combattre.

Les livres QUE J'ai EUS ou eu à lire étaient instructifs? Nous pensons que le participe eu doit être Invariable. Quelques grammairiens approuvent l'accord de ce parUclpc, par la raison que l'on peut dire, La reine a 22 des ennemis à combattre, 3*ai eu des livres à ure. Sans

I vouloir examiner si même dans ces phrases ainsi construites, et qui ne sont évidemmept qu'une inversion dceelles-ci : La reine a eu à combattre des ennemis t

PAR

J'ai^eu^ àiUrw des IwrêSi^ laos «saMincr, disoos-Dous> «Ml «st Uett mi <Hie ies tsubstantifs ^nuemis^ etlivrts ne soient pas ^éM ^ompiéiBents des infioiU£s >c9mbéittre et Ure, remar^iuoDS i^rue. les. iihrases. Les ennemis •tfue Ja reins a eus ^combattre, litsiivttes ^ue J*ai mta à lire, «nt letoFt liieo grave 4e s'éeaiiier de l'analogie, et d^ajouter ainsi une nouvelle difficulté aux diffieuHés si nombreuses de la syntaxe. D'ailleurs, quand Je dis : Foilà les ennemis que la reine a.eu <k eombattre» Les après //ue/*Bl «u à Ure étaient intiruettTs, l^esprtt ne s'arrête point sur IMdée de possession exprimée par le verbe et eut H se porte tout oitier aur l'Idée Mprimée par IlttAnMif eombattre, par l'infinitif -lire. Cembattre des ennemis,' Ure ées 7/(^0^, voUà IHdée idoulnaote.

Cette idée renferme Implioitement ta nanltee d^èkre passive des livres , des ennemis (ies livres ont été lus, les enaemts ont été combattus); on est donc porté naturellement à fteire du pronom que le complément de l'Infinitif, «t à ne considérer 4e verbe ^i eu <fxe oomme une espèce d'auxiliaire employé Ici de la même manière <fue dans la construction directe. La reine a eu à eombattre ^s ennemis; S^ai eu ^ Ute des livres.

Cependant , quol^e dans la phrase, I^a leeon i^Œ Je anus ai DOWMÉB à étudier, la leçon ne fasse pas faction exprimée par l'infiDittt étudier, on -Mt accorder le participe, pcmeqne le sens permet de oenaldéBer le prottom^iie«ommo eonplément

PAa

passif da verbe ai donnée^ et semble même l'exiger;.. la leçon en effet a été donnée, elle vous i^été donnée. pour que vous l'étudiles; Pesprit s'arrête sur |« manière d'être exprimée par te verbe cd donnée , c'est l'idée dominante; le verbe étudier ne vient à la suite que pour énoncer une circonstance complémentaire. Dans ces sortes de phrases, l'orthographe du participe dépend donc des vues de l'esprit.

90 PARTICIPE PASSÉ P&Écé- Bé DU PROIHOH le SIGIIIFUUCT

cela. Lorsque le pronom le a le sens de ce/a, il tient la place d'une proposition entière; et comme ce pronom a la forme du masculin singulier, le participe qui s'y rapporte garde la même forme. Sa ^ertu était uussi pure Qu'on l'avait cnu Jusqu*alors (Vertot)^ c'est-à-dire qu*9n avait cru cela, qu'elle était pure.

10» COMPLlftlHINT DEVANT XiEQUBL ON SOCfrJUITKlfn VXE

p&BPOSïTXOif : Il Mut écrire sans accord, les Jours que J*ai vécu» tes années qu'{7 a mé- GMB , les six heures que J'ai noKm, etc., paice que Pon sous-entend devant le pronom que la préposition durant ou pendant, et que, par conséquent, ce >proBom est complément eircou^tancielHadiieeti et non comiilément passif.

IIO PAATIOtPB 9ASSÂ pM* CÂOi DB P|.UftIBURS 8UM-

t:antip8, et «b c'accohiiaiit qu'avbc uiffSEux. Quftod iin participe passé est précédé de fklosleurs aubstantlfii ^«1 senbèenti^falement: pouvoir ,e««mander UnccovdiU A«t le fklre

PAR

aectrder avec celui des <de«x -sobstantife qui est le pins en riq;>port d'idée av«c lui. Esonples: Que voit 'il, le pécheur, etans cette longue suite de jours QU'/V a PASSÉS sur la terre fMassIlloD)? Quel déluge de 4Baux n'opatt'il pas répanbu sur la terre (le même) î

Dans le premier exemple, lU- ,dée exprimée par le verbe a passés se rattaelie à l'idée de Jours, au lieu de se rapporter A ridée suite; ce sont les jours qai ont été passés. Dans le second exemple, au contraire, IMdée exprlinée par le verbe avait répandu est phitût attirée par l'idée de déluge que par celle de maux. (Voyez au mot Ferbe le paragraplie Accord du verbe avec son sujet).

Remarque. Cette observation .a'api>Hque à tous les cas où les sujets sont synonymes ou placés par gradation, etc.; à tous ceux où ils sont unis par ou, par ni, par comme j de même que, ainsi que ; aux phrases dans lesquelles le substantif est précédé 4e »/» des, etc. Exemples : C*est la douceur, la bonté du grand Henri qvU'I a céléarée. Re^ mords, crainte, périls, rien que /e ne lui aie BEPRÉSEivré.

I2o PARTICWBS coûté, OfOlU,

pesé. Voir ces mots.

130 PARTICIPE PASSÉ PRÉ- CÉDÉ DE le peu. Voir Peu.

140 PARTICIPE PASSÉ PRÉ- CÉDÉ DU PROii4Mi en. Voir ee pronom.

Participe pu«4 de* rcrbet inpeNonnd*.

Le participe passé des verbes ImpersoBuels, ^aHl «oit eonstruit avec avoir ou avec 4ife, cat t»a|ourf iBvariable; exem-

PAR

pies ! Les cbaleurg^qvLHl 4»Fikrr .

La diseMe qu'// y a EU. Les sommes qa'il nous a pali.u.

Çue de maux // en est déjà ré-

SUIiTÉI

PMtidp« fuU Jm «w

Les -temps composés des verbes pronominaux prennent le verbe«9ubstantlf être; mais le verbe être n'est pas mis alors pour €Mwir, oomme on le croit généralement, puisque, an contraire, le verbe avoir, de même que tout autre verbe-adJectW, est mis pour le verbe être et un attrilMit. Dans les temps composés des verbes pronominaux, on sous-entend le mot ayant, partie de l'attribut. Je me suis blessé; c'est Je me suis ayant blessé, ou Je suis ayant blessé moi.

Le participe passé des verbes pronominaux n'est donc pas construit réellement avee le verbe être, mais avec le mot ayant, forme de l'auxiliaire avoir, et qui reste toujours soos-eDtendu. La règle pour lé participe passé de ces verbes est donc la même que pour le participe passé construit avec avoir.

Ainsi, P le participe passé des verbes proB<miluaux /'oo corde avec son complément passif (direct), si ce complément le précède. Exemples : Foire sCBur s*est blessée (est ayant blessé se, soi; le complément passif se précède le participe).

La blessure que ofotre frère s*est FAITE (laquelle w>tre frère est ayant faite à soi : le complément passif ou direct ost que représentant blessure, 0 précède le participe, ee, pour

PAR

à soi, est un complément o'rconstaneiel ou indirect).

2'* Le participe passé est invariable s'il n'est point précédé de son complément passif (direct), ou s*jl n'en a pas; exemples : Fotre sœur s'est fait une blessure (est ayant fait à soi une lilessurei le complément passif une blessure est placé après le participe ; se, mis pour à soi, est complément indirect).

Ces messieurs se sont nui {sont ayant nui à soi; il n'y a point de complément passif).

On voit qu'il faut faire la plus grande attention à la signification des pronoms ftf« me, te, nous, vous, qui accompagnent le verbe pronominal , puisqu'ils peuvent être ou non compléments passifs, selon le sens du verbe. Voici quelques remarques sur lesquelles on pourra se guider :

lo Dans les verbes essentiellement pronominaux, c.*à>d. qui ne s'emploient pas autrement que sous la forme pronominale, comme s'emparer, s'abstenir, le pronom qui accompagne le verbe est toujours complément passif; exemples : Elle s*est EMPARÉE de mes livres. Ils st sont MOQUÉS de *vous. Elles se sont ENFCiES. Il faut excepter le. verbe s'arroffer, qui signifie Demander, prendre pour soi :

Ils se sont arrogé des droits,- Elle s>*est arrogé des droits» Mais on écrira: Les droits Qv^eile s'est arrogés.

2o Dans les verbes acciden-^ tellement pronominaux, c.-à-d.

qui peuvent s'employer autrement qu'avec le pronom se à l'infinitif, tels que se flatUr, se nuire, le pronom qui précède le

PAR

verb« est complément passif (direct) ou complément circonstanciel (Indirect), selon le sens du verbe; exemples : Ils se sont flattés (ils ont flaUé soi). Ils se sont nul (ils ont nui à soi).

30 Certains verbes, quoique accidentellement pronorainant, sont considéra comme easeîi' tlellement pronominaux, parce que, sous cette forme, ils ont une signification particulière, ou que le sens qu'on y attache oblige à considérer le prontfm comme complément passif. Teb sont les verbes s'apercevoir de, s'attaquer à, s'attendre à, s'a' viser de, se douter de, s*écAap»

per, se Jouer de, se louer de, se prévaloir de, se saisir de,^e taire, etc. Exemples ; Elle B*est aperçue de cela. Nous oMS sommes attaqués à plus fifrt que nous. Ils se sont attendus à cela. Elles se sont avisées de cela. Elle s^en est bien doutée.

Nous nous sommes échappés.

Elle a^est jouée de nous. EUe s^est louée de cette acquisition.

Ils se sont prévalus de leur naissance. Nous nous sommes saisis des coupables. Elles se sont tues.

i* Le participe est toujours invariable dans les verbes pronominaux formés d'un verbe Intransitif ou neutre , tels qjoe se plaire, se parler, se sucçif der, se rire, etc. Exemples : Jm poètes épiques se sont tou/owt plu à décrire des batailles (Demie). Ils se sont parié. De graikb événements se sont succédé en peu de temps. Us se sont rf de nos projets,

y oiT S'imaginer et Se persuader.

Nota. Lorsque les participes

PAR

passés des verbes pronominaux présentent des cas analogues à ceux que nous avons observés précédenoment, depuis le paragraphe I, on doit les résoudre de la même manière. On écrira donc :

Les pénitences qub se sont IMPOSÉES les solitaires cfe la Thébdide (paragraphe I), c^està-dlre qu'ont imposées à sol les solitaires, etc.

Hélas! Je HE suis cmuE aimée (parag. 2).

Elle s^est SBSVi les meilleurs morceaux» c-à-d., elle a seryi à soi les meilleurs morceaux. — Elle s*esi SBmviE avanta^^eusement 'de son eridit, c.-à-d., elle a servi sio (parag. 3).

PARTICIPE. Régime du participe précédé de de ou de par,

(Voy. YBRBB.)

PARTICIPER. V. n. ou Intranslt. Il prend taut<)t la préposition à, et tantôt la préposition de,

PARTICIPER À veut dire Avoir part. Je ofeux que vous parti' ctpfez à ma fortune, comme vous avez participé à ma disgrâce (Acad.). On le prend aussi dans le sens de Prendre part, s'intéresser : Je participe à votre douleur (Acad.).

PARTICIPEE DE slgniflc Tenir de la nature de quelque chose :

Le pathétique participe du sublime autant que le sublime participe du beau et de l'agréable (Boileau).

PARTIE, s. r. On est quelquefois embarrassé pour désigner les parties des animaux; voici quelques exemples qui pourront servir de guides. On dit :

PAR

LE PiBB d^un cheval, d*un bœuf, d'une vache, d'un veau, d'un dne, ttun mulet, d'un cerf, d'un chameau, d'un éléphant, d'un élan, d'un mou»

ton, d'un cochon, d'une chèvre, et en général de tous les animaux dont le pied est garni d'un sabot de corne. Cependant , d'après Buffon, on dirait aussi le PIED d'un écureuil, d'une grenouiKe , d'un cru^ paud.

LA PATTE d'un chien, d'un chat, d'un lièvre, <fun laptn, d'un loup, «Pun lion, d'un ours, d'un singe, d'un rat, etc.

BufTon dit aussi la patte d*une grenouille , d'un crapaud.

On se sert encore do mot patte en parlant des oiseaux , excepté des oiseaux de proie.

On dit LA BOUCflB d'un ehe»

val, d'un dne, tFun chameau, et en général en parlant de toutes les bétes de somme. Le mot GVRIJLB s'emploie en parlant particulièrement des animaux carnivores, tels que lé lion, le tigre, te chien, le loup, le chat; on s'en sert aussi en parlant des poissons, des rep»

tiles : LA GUEULE d'un brochet, d'un crocodile, d'une carpe, d'une grenouille. Cependant on dit : LA BOUCflB d'un sau»

mon, d'une grenouille, «t LA BOUCBB d'une carpe, (Voyez

BOUCBB.)

En parlant des oiseaux on s« sert du noot bec*

Pourdésigner la partie de l'animal qui comprend la gueule et le nez, on dit: le GROilf d'un cochon; LB MUSEAU d'Ufl chien, d'un renard, d'une be»

lette , d'une grenouille; le HUFLB d'un taureau, etun

PAR

bctuf, et de certâifte» t>éW8 féiH)CeB teHefl que le Uon, le tigre , le léopard, etc.

Oa dit LA HVBE d*itn son' giïer, d*un cochon, ePunloup, <tun saumon, d'un brochet j I.A tAtb d'un boeuf, d*an dne, d'un cheval, etc. Le boi^qae le cerf porte sur le devant de sa tête arappeHeTÊTEou bois.

Les poissons ont des arêtes; quelques-uns cependant , tels que la baleine, la sèche, ont <)et os,

PARTIEL, ELLE. adj. On prononce parciel (Acad.). Qui fait partie d^uu tout.

PARTIll« v^ a. ou transn.

du» le seM «de Dltlser en plusieurs parts (pea aslté); ▼. n.

ou intranslt. dans le sens 4e Se mettre en voyage.

Ge verbe est irtég, — ttnaXi.

Pités. ie paws, tu par»^ il pé^rt; nous partons votts partez. Ut parte fU* --> impart. Je partais, tu partais, il partait f nous partkms^, n>ous partiez, ils partaient, ^ Païsé défini. Je partis^ tu partis, il partit,' nous partîmes, voits portitês, ils partirent. — Fiitnr. Je partirai ^ tu partiras fil partira s nous partirons, Afons partiraz, lis partiront, — coiffDiT. Prés.

U partirais, tu partirais ^ il partirait f nous partirions, vous partiriez, ils partiraient^ -> mp^R. Pars g partons, partez, -ry 8CBJ. Prés. Que Je parte, que tu partes, quUt partst que nous partions, que vous par" tiez, quHls partent. — Imparf.

Que je partisse t que tu par- Urnes, quU'l partit s que nous partissions, que Wfus partit" stez, qu'ils partissent. — nuiT.

Prés. Partant. — Passé. Parti , partie.

Dans les temps composés , il prend l'auxiliaire é^re ou Tanxlllalre avoir, selon que Van veut exprimer Pétat on Paction.

À PARTIR VE , locnt. prépos.

A dater de , en commençant à.

PARTISAN, s. m. Les partisans de César (Acad.), Vn riche partisan ( Id. ). L'Académie ne reconnaît pas à ce mot de correspondant féminio. Voltaire a dit : Elle vous rendrait bien justice , 'vous n*auez pas de partisanne plus sincère.

PARTNER, subst. des denx genres. L'Académie préAre l*op* thograpbe suivante : Parte' naire.

PARVENIR. V. n. ou intranslt. Il se conjugue comme venir (voir ce mot), et, comme ce verbe, il prend Pauxillaire être dans les temps composés.

PARVIS, s. m. 11 conserve la même forme au singulier et au pluriel. On ne prononce pas les.

PAS. adv. de négation qui est toujours précédé ou censé précédé de l'une des négatives ae ou non. (Voy. Ne).

Pasj joint avec les mots un, une, signifie Nul, nulle, aucun , aucune.

On peut employer Indifféremment pas et point. Cepokdant le dernier nie plus forte* ment que pas. Celui-ci convleitf à quelque chose de passager, d'accidentel, tandis que point convient à quelque chose de permanent, d'habituel. Il ne atpaSj C'k'd. Il ne lit pas en ce moment. Il ne lit point, er

à-d. // n*a point Vhahitude de lire.

Point se met quelquefois à la fin d*iMM phrase elliptique , ou pou» répondre à une interrogaUon* Je le croyais sorti, mais point, Chanterez^fous ce mor»

ceau? Point.

DtBS les phrases interrofrativ«8, p€^ et point n^ont pas la même valeur. On dira, dans le sens dubitatif : N'a^z-vous point été là ? c.-à-d. , Je ne sais si n)ous aifez été là , Je njous le demanxie^ Mais si, en vous adressant ^^'ti^ question, )eii*ai d'autre vue que de vous faire avouer un fait dont }e ne donrte point. Je dirai : H'opez-»

*vottspas été là?

On peut supprimer pas et point après les verbes cesser, oser et pouvoirs ainsi que da»

les phrases interrogatlves.

Oo doit toujours les suppiri^ mer après prendre garde ^ dans le sens de éviter; après savoir»

dans le sens de pouvoir. Prc nex garde qu'on ne vous séduise {kcaû.). Tandis guni faut employer pas ou point quand prendre garde signifie faire réflexion. Prenez garde que l'auteur ne dit pas ce que 'vous pensez (Acad.). Il ne sait ce qu'il dit (ïd.).

Pas moins pour Cependant, est une loeutlon fautive. ( Voir NE.)

PAâGAL» ALE. ad]. Le piar.

masc. pascaux n'est pas usité (Acad.). Trévoux, Gattel, Laveaux et Bonlface, disent des cierges pascals.

PASSAGER, £RE. adj. Qui ne fait que passer, qui est de peu de durée. Les grues sont

des ùiseaux passagers (Aead.).

Un goût passager (Id.)*Voy.

Passant.

PASSAGER, JÊRE» s. Cilul,.

celle qui ne fait que paiwsr dans un lien, qui s'embarque^ sur un bâtiment pour faire ime traversée.

PASSANT, ANTE. ad), verb.

qui n'est ustté que dans cette locution: Rue passante, che^ min passant, c.-à-d. par les** quels on a le droit de passer, par lesquels U passe l»eauco«p de monde.

C'est à tort que certaines personnes disent, dans le -même sens : Rue passagère.

PASSANT, s. m. Cekil qui passe par un chemin «par une rue.

PASSE « CARREAU. ». m.

Morceau de bols sur lequel les taiiletirs passent les coutures au fer. Au phir., pcuse^car»

reaux.

PASSE«€HE¥AL. S, m. Espèce de petit i>ac pour passer un cheval d'un bord d'une rivière à l'autre bord. Le pluriel est Inusité.

PASSE^DEBOUT. s. m. T. de Finance. Permission donnée de faire entrer des marchandises dans une ville sans acquitter l'octroi i à la condition que cea marcliandises ne feront que traverser la ville. Au plur., passc'debout.

PASSE-DIX. s. m. Sorte de Jet» de dés. A« plur., passe* dix.

PASSE-DROIT, s. m. Paveur que l'on fait à qoeiqn^B au préjudice d'une autre personne.

•t eontrairement aax règles de U Justice. Au plur., passedroit»,

PASSE -FLEUR, s. f. Sorte de fleur plus connue sous le nom d'Anémone. Au plur., passefleurs.

PASSE -LACET, s. m. Au plur., passe-lacets. Ce mot ne se trouve point dans le Diction- Balre de TAcadémie , par suite d*un oubli sans doute.

PASSE-MÉTEIL. S. m. Blé mélangé d'un tiers de seigle.

Au plur., passe-méteil.

PASSE-PAROLE, s. m. T.

de Guerre. Au plur., passeparole.

PASSE -PARTOUT, s. m. Sorte de clef qui ouvre plusieurs serrures dans un appartement, dans une maison. Au plur., passe-paHout. Ce mot a quelques autres significations en T.

de Gravure, de Dessin et d'Imprimerie.

PASSE-PASSE, s. m. Ce mot | n'est guère usité que dans cette locution: Tours de passe-passe.

Il n'a point ie pluriel. I

PASSE-PIED. s. m. Espèce de danse. Au pluriel, passe* pied.

PASSE-PIERRE. 9 f. Plante plus connue sous le nom de bacile, de perce-pierre et de ftnouil marin. Au plur., perce" pierre.

PASSE-POIL. s. m. Liséré de soie ou de drap qui borde les coutures de certains vêtements. Au plur., passe-poils (Acad.}.

PASSB-PORT. S. m. Ordre donné par écrit pour la sûreté

PAS des voyageurs. Au phir., piri^eports.

PASSER. V. n. ou tntraoftlt.

U prend dans ses temps oempoftés le verbe être ou le veri»e avoir , selon que l'on veut exprimer l'état ou raction. <i J6 dirai : La procession « posté sous mes fenêtres, parce que je songe à l'action de la procession qui passait. Mals.qne quelqu'un me demande s'il vient à temps pour la volr,]e répondrai : Elle est passée»

c'est que je ne pense plus qu'à l'étet. » (CondUlac.;

Son participe passé s'emploie comme préposition dans le soda d^aprèsi il est alors Invariable :

Passé dix heures, vous ne me trouverez plus.

PASSEREAU, s. m. Hotneau.

Passereaux, au pluriel, T.

d'Histoire naturelle; se dit de l'ordre des oiseaux auquel le passereau commun appartient.

PASSE-ROSE. s. f. FIcor plus connue sou« le nom de rose trémiêre. Au plur-, passer

I roses.

I PASSE-TEMPS, s. m. ]>i< vertlssement. Au plur. passt»

temps.

PASSEUR, s. m. Celvf qui conduit un bac, un bateau pour passer l'eau. Ce mot n'e pas de correspondant fém.

PASSE-VELOURS, a. m. l^a

vulgaire de l'Amarante. Au pK, passe-velours.

PASSE-VOLANT, s. m. Celui qui s'introduit dans une société, dans un lieu public, sans en avoir le droit et sans payer.

PAT

PASTEUB. s. m. Ce mot ii*a pas de correspoDdaDt fém,

PASTORAL, ALE. adj. Le plur. masc. pastoraux n'est point usité (Acad.). Champêtre, qui a rapport aux bergers.

PASTORALE, s. f. Pièce de théâtre dont les personnages sont des bergers.

PAT. subst. Invariable. On prononce le /. T. du jeu d'échecs.

PATATRAS. On ne prononce pas le s. Onomatopée pour exprimer le bruit que fait un corps qui tombe avec fracas.

PATAUD, s. m. Se dit d'un chien qui a de grosses pattes.

PATAUD, AUDE. adj. Il se dit d'une personne lourde et ma! faffe. On l'emploie aussi substantivement.

PÂTÉ. s. ni. Sorte de pâtisserie.

PÂTÉE, s. f. Sorte de pâte pour engraisser les dindons; sorte de soupe pour nourrir les chiens, les chats, etc.

PATELINEUR, EU8E. a.

Ceiol, celle qul^tâche de faire venir les autres à ses fins par des manières patelines, c-à-d.

souples et artificieuses.

PATENT , ENTE. adj. Évident, manifeste.

PATENTE, s. f. I>ettre, commission , dipldme, accordés par le roi, par des corps, des universités. Contribution annuelle à laquelle sont assnjettls ceux qui exercent qne industrie- PaMe-port, certificat de santé délivré dans les ports de mer.

PATER, s. m. On prononce

PAT

le n An plur., Patgr. Dire cinq Pater et cinq Avé.

. J*ATÉRE. s. f. T. d'Antiquités. Espèce de soucoupe dont les anciens faisaient usage dans les sacrifices. Ornement d'architecture.

PATHÉTIQUE, adj. des deux genres. Qui émeut les passions.

II s'emploie aussi substantivement '. Il y a dans cette scène beaucoup de pathétique (Académie).

PATHOS. 8. m. On fait sentir le s. Emphase affectée et déplacée dans un discours.

PATIENCE. 8. f. Vertu qui fait supporter le mal avec modération, sans murmurer. Dans ce sens, ce mot n'a pas de pluriel.

Patience s'emploie adverbia*' lement dans certaines phrases :

Patience, sHl vous platt. Patience , J'aurai mon tour.

Patience, genre de plantes que l'on appelle communément parelie.

PATIENT, ENTE. adj. Qui a de la patience. Il s'emploie aussi substantivement : Le pa^ tient a été conduit au supplice.

Le patient a subi cette opéra»

tion douloureuse sans pousser un seul cri,

PATINER. V. a. ou transit.

dans le sens de Manier indiscrètement. Cette acception a vieilli , et elle est de mauvais ton. Il est v. n. ou intranslt.

dans le sens de Glisser sur la glace avec des patins.

PATINEUR, s. m. II n'a pas de correspondant fém.

PATIS. 8. m. Le ^ ne se pro-

386 PAT

nonce pas. Espèce de lande ou de friche sur laquelle on mène paître les bestiaux.

PATRES (AD). On prononce patrèsse (Acad.). Locution famfllëre. Aller ad patres 9 c'està-dire Mourir. Envoyer 4mL pa^ très. Faire mourir.

PATRIÂRGÂI4, ALB. adj.

Le plur. masc. n'est poa uaU<^ Le dictionnaire de Trévoux donne patriarcawc.

PATRIARCAT. S. m. Dignité de patriarche. On ne pvooQXM^ pas le t ftnaL

PATRIMONIAI/, AlLB^ adJ.

Au plur. masc, Ratrimoniau>x.

PATRIOTE, subst. des deux genres et ad|. verb. Celui, ceHe qui aime sa patrie.

PATRON, s. m. Protecteur.

AU'fém. patronne. L'Académie ne donne point patronnesse , subst. fém. d'un usage assez fréquent aujourd'hui.

PATRON, s. m- Modèle sur lequel travaillent certains ouvriers.

PATRONAL, AJLEvadJ. Qui appartient au patron , à la fête du patron. L'Académie n'indique pas de plur. masc. Quelques écrivains ont dit patro»

naux.

PATTE, s. f. Se d(t du. Pied des animaux quadrupèdes qui ont des doigts, dea ongl^ ou des griffes , et de celui des oiseaux, à Texceptlon des oiseaux de proie. Ui patte d'un tinge, d'un lièvre, d'im ehat, d'un chien, d'un perroquet, d'une Ole.

On le dit anssi des pieds de certains animaux aquaiiqaeft,

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