FutUR et cowBTrroif- NEt. Phrase de J. J. Rousseau
Vous m'avez dit que vous ï*evlendriez le lenelemain.l>e madame de Sévigné : J'ai toujours
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différé à vous faire réponse jusqu'à présent, ?»« j'ai appris que 'VOUS ne viendriez point. De Fénelon : Fous me direz que ces conditions vous parai" traient merveilleuses » si vous pouviez vous assurer qu'ldo»
menée les accomplirait de bonne fol. Quoique le second verbe exprime dans ces phrases une action future, et que Ton puisse dire , avec le verbe au futur : Fous m'avez dit que vous reviendrez le lendemain.
J'ai appris que vous ne viendrez point; ne craignez pas de dire comme J. J. Rousseau, madame de Sévisrnë, Fénelon, et nous pourrions ajouter comme tous les bons écrivains et comme tout le monde. En dépit des règles établies un peu trop légèrement par quelques grammairiens, l'emploi du conditionnel est très-légitime toutes les fois qu'il y a doute dans la pensée , comme dans la phrase de Fénelon, ou que l'on fait dépendre d'une condition exprimée ou supposée l'accomplissement du fait énoncé par la proposition complémentaire.
Les phrases de J. J. Rousseau et de madame de Se vigne reviennent à celles-ci : Fous m'avez dit que vous reviendriez le lendemain, si rien ne s'y opposait i J'at appris que vous ne viendriez point, si les motifs qui vous retiennent ne cessaient point de\vous retenir.
Le conditionnel, dans ces phrases , ne semble-t-il pas dès lors préférable au futur, qui affirme toujours d'une manière positive : Je lui ai promis que le Viendrai, et Je tiendrai, ma promesse.
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6. - CONDITIONNEL ANTÉ- RIEUR. Le conditionnel antérieur ne doit pas s*employer pour le conditionnel simple. Ne dites pas : J'aurais parié qu'il serait venu. Je croyais que vous m'auriez répondu. J^ prévis bien que le mauvais temps vous aurait empêché de venir lundi dernier. Dites :
J'aurais parié qu'il viendrait.
Je croyais que vous me répondriez. Je prévis bien que le mauvais temps vous empêcherait de venir lundi dernier (J. J. Rousseau J.
Emploi det temps dv tobjonclir.
Le mode subjonctif n'a que quatre temps: un présent et trois passés (Imparfait, passé et plus-que-parfait). Pour exprimer une époque future, on se sert de la même forme que pour le présent. Je ne crois pas qu'il vienne demain.
Nous allons prou ver que, quel que soit le temps du verbe de la proposition principale, chacune des quatre formes du subjonctif peut, selon les vues de l'esprit j s'employer dans la proposition complétive. Par conséquent , il n'est pas possible, pour l'emploi des temps du sul>jonctif, de se régler, comme on l'a conseillé , sur le temps du verbe de la proposition principale. Ce n'est point ce verbe, c'est l'idée que l'on veut exprimer qui exige que le second verbe soit à tel ou tel temps du subjonctif.
Règle générale. Pour le subjonctif, comme pour les autres modes, on emploie In forme du présent, du passé ou du futur, selon que l'on rapporte la ma-
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Dière d*être à une époque présente, passée ou future.
Les temps du subjonctif répondent de la manière suivante aux temps des autres modes :
Le PRÉSENT DU SUBJONCTIF
correspond au présent et au futur de Vindicatif:
L'IMPARFAIT DU SUBJ., à CinU
parfait de l'indicatif et au conditionnel présent ;
Le PASSÉ DU SUBJ., au passé défini, au passé indéfini et au futur antérieur ;
Le PLUS -QUE -PARFAIT DU SUBJ-, au plus-que-parfait de Vindicatif et au conditionnel passé.
On comprend que, du moment où le présent du subjonctif ré' pond au présent de l'indicatif et ait futur, il faut que le passé du subjonctif réponde non-seulement aux deux passés de Vindicatif y mais aussi ru futur antérieur, autrement dit futur passé.
Les personnes qui ont étudié le latin savent que cette langue n'a point de mode conditionnel, et qu*elle y supplée en exprimant le conditionnel présent par Vimparfait du subjonctif, et le conditionnel passé par le plus-que-parfait du subjonctif.
Le rapport que ces temps ont dans notre langue est donc tout à fait naturel.
Cette correspondance de temps bien comprise, remploi des temps du subjonctif ne renferme plus de véritables difficultés pour quiconque sait employer les temps de l'indicatif et du conditionnel. Voici des exemples :