UBI
f fe<; Palais que le souYerain habite à Paris.
TULLE. S. m. Sorte de tissu en réseau , très-fln.
TUMULTE, s. m. Grand mouvement, accompagné de bruit et de désordre.
TUMULUS. 8. m. On prononce le s. Terme emprunté du latin. Élévation de terre ou construction en pierre, eo for< me de cône , au-dessus des tombeaux des anciens
TUTEUR, s. m Celui qai exerce la tutelle* Au fém., twtnce.
TUTOIEMENT ou TUTOl MENT. s. m . A.ctlon de tutoyer.
TUTOYER. T. a. ou transit.
Il se conjugue comme «mployer. Se servir des mots tu et toieQ parlant à quelqu'un^
TYPE. s. m. Modèle, figure originale, symbolique. Caractère d'imprimerie.
TYPHUS, s. m. On fait sentir le s. T. de Médecine. Maladie contagieuse.
TYPOGRAPHE, s. m. Celui qui sait, qui exerce la typographie.
TYRAN, s. m. On dit aussi une femme tyran domestique.
TZAR. s. m. V. Czah.
U. 8. m. La vingt et unième lettre de Talpbabet et la cinquième des voyelles. On met un tréma sur l'a, lorsqu'on veut Indiquer qu'il ne se lie point avec la voyelle qui précède.
Vans le mot SaOl et dans le mot
ÉsaO , // faut mettre un trém* sur l*u (Acad.).
UBIQUISTE. s. m. On prononce ubikuiste. Se dit d'un homme A qui les lieux sont In* différents , qui se trouve falen
UN
partout. AijIrefoU , dans raniyerstté de Paris, docteur en théologie qui n'était attaché à aucune maison particulière.
UBIQUITAIRE. s. des deux
genres. Qui se prononce kui.
% Nom d'une secte protestante.
UBIQUITÉ, s. f. Qui se ftrononce kui. T. dogmatique. État de ce qui est partout.
UHLAN. s. m. Vu est aspiré.
On écrit aussi haian et houlan (Acad.). Espèce de lancier dans l'armée autrichienne.
ULTIMATUM, s. m. On prononce ultimaiome. T. de Diplomatie. Les dernières conditions que l'on met à un traité.
Jl n'a point de plur.
UMBLE. s. m. On prononce omble. Poisson qui ressemble beaucoup à la truite. On dit et l'on écrit communément ombre, ombre- chevalier,
UN, UNE. adj. num. card. Il s'emploie souvent comme substantif , et alors il ne prend point de s au pluriel. Trois un de suite (I I \)font cent onze.
Le masc. un se prononce à peu près comme s'il y avait eun, et le fém. une se prononce U'tu : Un Jardin , an héros; une table, une haqaenée ( eun Jardin, eun héros; u-ne table, u-ne haquenée). Devant une iroyelle ou un A muet , un se prononce aussi eun, mais en Joignant le n au mot suivant :
Vn oiseau, un homme (eu-'nolteau , eu-nhomme, et non pas n-noiseau, u-nAo/n/n^ }.— Dans les locutions sur les une heure, ^vers les une heure, le s de l'article plur. les ne doit point se Joindre à l'adjectif une; on
UN
prononce vers le une heure , sur le une heure : la raison en est que cet article pluriel n'appartenant point au substantif une heure, mais à un substantif pluriel sous-entendu, tel que environs, moments , etc., il repousse le singulier une.
L'un et l'autre, l'un ou l'au tre, etc., se prononcent l*eu-net l'autre, l'eu-nou l'autre, ou bien sans joindre le n ant mots et, ou. Mais lorsque l'un est séparé de l'autre par d'autres mots que les conjonctions et, ou et que la préposition à, le n de l'un ne se fait point sentir devant la voyelle du mot qui suit ; ainsi /'un est riche, l'autre est pauvres l'un aime à lire, l'autre à Jouer , ne se prononcent point Peu-nest riche, l'eu* naime à lire, etc.
un DE , L'UN DE ; un DES ,
L'oiff DES. Les grammairiens ne sont point d'accord sur l'em* plol de un de sans article, et de Vun de avec l'article. Voici l'opinion de Domergue, qui le premier a traité cette difflculté:
«< Un de et l'un de, signifient l'un et l'autre une unité extraite de plusieurs unités; mais un de présente une Idée déterminée d'une manière incomplète , au lieu que run de exprime une Idée complètement déterminée, savoir, par un nom ou un pronom qui précède, et par un nombre qui suit. On dira donc, Henri IF est un de nos plus grands rois; parce que un, déterminé par le substantif Henri, ne l'est pas par nos plus grands rots, qui n'exprime pas un nombre précis. On dit , Un des quarante de l'Académie française a été de mon avis. U x6
UN
y a id nombre préeto , mats n»
ne te rapporte à aucun substaniff ou pronom qui précède.
Mais on dira, Ducis , l'un des quarante de F Académie frau' émise , vient d'obtenir un noupeau triomphe sur la scène , parce que , dans ce cas , la détermination est complète; l'unité est doublement déterminée; il y a tout k la fois et an subst.
qui précède et un nombre pré^ els ( quarante ) qui suit. » Nous pensons, avec Laveaux, que cette règle est fondée en raison; en efTet, le propre de l'ar^ tfcle Cest d'accompager le substantif pris dans un sens déterminé. On trouve , 11 est vrai , dans les bons écrivains des der* niers siècles, un grand nombre d'exemples contraires à cette doctrine; mats la règle de Domergue est toute récente, et avant ce grammairien nul n'avait fait remarquer la différence de sens quUI y a nécessairement entre deux locutions de forme différente.
VK JLUTRB MOI-MÈKE. UIIB
AUTRE MOI-MÊME. Un homme parlant d'une femme dira, c*est un autre moi-méme s une femme parlant de son mari devra dire aussi « c'est un autre moi-mê' me» mon mari est un autre moimême. Mais une femme en par^ lant d'une autre femme , une mère parlant de sa fille , devra dire , c'est une autre moi-même, ma JUle est une autre moimême,
I.*DW L'AUTRE, l'US ET L'AU- TRE, etc. Pronoms que l'on peut faire entrer dans la classe îff^P*"**"**™* relatif», et qui sont quelquefois employés comme pronoms Indéflnte. '^ ^™
UN
L*un et l'autre oxpritoc sfa^ plement l'idée â*an double sujet, de même que si Ton disall Pierre et Paul/ exemple : La poésie ne tioit ses apantages sur la peinture qu'aux harmonies des objets. L'une et l'autre se servent des mêmes lois (Bernardin de Saint-Pierre), c.-à-d.
la poésie et la peinture se servent des mêmes lois.
L*un l'autre^ dont le Ateifnin est Fune l'autre, et le pluriel les uns les autres, s'emploie lorsqu'on veut exprimer la réciprocité ; exemple : Tous deua s'aidaient l'un l'autre à porter ■leurs douleurs (DeUUe ). c^-d.
/'•!» aidant l'autre, réciproquement. Il en est de même de l'mn à Cautre, Vun de l'autre, Vun par l'autre, tXxt,iIls se nuisent l'an à l'autre {Pun nuit à Pautre : Pierre à Paul , et Paul à Pierre ). Ils se plaignent les uns des autres ( les uns se plaignent des autres, et réciproquement> A cette occasion , nous devons fïilre remarquer que le sens du verbe indique toujours si les deux mots Pun l'autre doivent être Juxtaposés, ou si le mot Vautre doit être précédé de telle ou telle préposition. Ahisi l'on dira : Ils s'estiment l'un l'autre ( tun estime l'autre). Ils se succédaient ie% uns aux autres (Acad. Les u/ix succédaient aua autres). Elles médisent l'une de l'autre (Pune médit de l'autre).
Vun l'autre, Pun à Pautt^, Pun de l'autre , etc., se disent de deux personnes ou de Aeax objets : Pierre et Paul si'aidaient l'un l'autre, ils ne se nuisaient pas IHm à l'autre. Le pluriel les uns les autres, les uns aux am-
UN
très, etc., s'emploie loraqa'on parle de plus de deux personnes considérées collectivement :
Les hommes sont faits pour se secourir les uns les autres (Voltaire). Cependant , avec l'Idée de plusieurs personnes ou de plusieurs objets , on fait usage du singulier j lorsque l*on considère ces personnes ou ces objets dlstrlbutlvement, pris deux à deux : Les perfectionnements Industriels s'entraînent l'un rautre (J. B. Say) : chaque perfectionnement en entraîne un autre.
Lorsque Vun, Vautre sont placés séparément, en relation avec deux substantifs, Vun doit se rapporter au premier substantif, Vautre au second.
La mauvaise fortune est plus avantageuse à Vhomtne que la bonne; Pune sert à le faire rentrer en lui-même, l'autre ne sert souvent qu'à VenorgueilUr. Cependant si les deux substantifs sont de différents genres ou de différents nombres, la relation du pronom avec le substantif est assez marquée , et Vun peut remplacer le demisr substantif, /'autre le premier. Comme le geste suit la parole, ce que y ai dit de Tune peut s'appliquer à l'autre (Harmontel).
D'après l'Académie, Vun et Vautre, sujet du verbe, veut le verbe au pluriel ou au singulier : L'une et Vautre est bonne, Vune et Vautre sont bonnes (Acad., au mot un). L'un et Vautre y a manqué, Vun et Vau" ère sont ^enus (Id, au mot autre ). Le pluriel nous semble préférable.
La règle de l'Académie est la