GI7LIEB
VERBE DÉFECTIF. VoIr au mot DÉFECTIF.
HOOES DES VERBES. VOyeZ MODE.
TEMPS DES VERBES. Voyez TEBEPS.
CONJUGAISONS. VoIt ce mot.
OkMrmiou nr k n4«t «t nr In «mpU.
maU da rerlw.
I. — Un verbe à un mode personneI« c'est-à'dire à tout autre mode que l'inflnltif, a nécessairement un sujet. A Timpératif le sujet est sous-entendu.
Plusieurs verbes peuvent avoir par ellipse un sujet unique : IL prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire ( Voltaire).
Mais on ne peut faire ellipse d'un sujet que lorsqu'il a été précédemment énoncé; il y a donc une faute dans cette phrase : En quoi Ignace réussit le plas fut à réformer les mœurs de son siècles le verbe fut est sans sujet : Il faut dire ce fut, etc«
Remarques. I. On peut cependant faire ellipse du pronom celui devant qui. Exemple r Qui sert bien son pays n*a pas besoin d*aïeux ( VoW taire), c'est-à-dire celui qui sert bien son pays n'a pas bc" soi» d'aïeux.
VER
n. Le pronom quiconque éat à la fols sujet de deux verbes :
Quiconque vent être homme , doit savoir redescendre {5.-3.
Rousseau ); ou bien il est em* ployé en même temps comme complément et comme sulet :
// est esclave-né de quiconque /'achète ( Botleau ).
2. -Tout mot employé comme sujet doit avoir un verbe. WaiUy a blâmé avec raison la phrase suivante : Je souhaiterais de tfoir vivre ces armées de bons citoyens» lesquels, sHls i;/vaient encore, du moins la république subsisterait»
On observera néanmoins que :
lo Un mot peut être sujet d'un verbe sous^ntenrlu et précédemment exprimé au même mode et au même temps, quoique le nombre et la per^ sonne ne soient pas les mêmes :
yous régnez , Londre est libre et nfos lois florissantes (Voltaire ) , c'est-à-dire et fvos lois sont florissantes. Si vous êtes mortels ils le sont comme vous ( J. J. Rousseau } , c'est-à-dire i7^ sont mortels comme vous êtes mortels,
20 Les substantifs et les pronoms peuvent être employés avec un participe d'une manlère absolue , comme complément circonstanciel équivalant à une proposition. L'heure de la prière étant venue , le Turc alla se laver (Voltaire), c.-à-d.
comme l'heure de la prière était venue. Le père mort, les fils vous retournent le champ (La PpnUtne) , c'est-à-dire dès que le père est mort, les fils, etc.
8» On emploie des substantifs et des pronoms en apostrophe, ou par acclamation, avec el-
VER
llpse du verbe : Quels t^nolns éclat(fnts devant moi rassem^ blés (L. Racine) / sous-entendu sont.
4"» Dans les phrases exclamatives ou interrogatives , on exprime souvent le substantif d'une manière absolue , et l'on rappelle l'idée de ce substantif par un pronom qui est sujet on complément du verbe. Exemples : LA VIE , n'est-ELi.E pas un songe? Alors cette justice qui nous est refusée par nos contemporains, la postérité sait nous LA rendre (La Bruyère)- Ce tour, assez fréquent dans notre langue, est l'un des plus vifs qu'elle possède.
50 Le verbe est souvent sonsentendu dans les phrases proverbiales ou sentencieuses :
Nul bien sans mal, nul plaisir sans mélange (La Fontaine).
60 On trouve dans les meilleurs auteurs des substantifs employés comme sujets, et dont l'idée est rappelée devant le verbe par un pronom qui est sujet grammatical ; exemple :
LA TEEEE étant partout en friche , et couverte, dans toute^on étendue, d'herbes grossières, épaisses et touffues^ elle ne s'échauffe, ne se sèche famais (Buffon). Cette espèce de répétition du sujet n'est penalse que lorsque le substantif sujet et le verbe sont, comme ici, très-élolgnés l'un dé l'autre.
Du reste, cette phrase est tant à fait dans l'analogie de cdiecl : l'heure de la prière étant venue, te Tu rc alla se laver (*•).