COL
COI^LÉGIAL. adj. Il n*eat guère usité qu'au féna^ ^ dans cette déDomiaatioD : Église collégiale.
COLLIGER. V. a. ou tmiMtt.
On prononce I«s deux lUFadre des collections dçs endroits notables d'un Uvre« Ce niutt est peu usité.
CjOLLIQUATIF. adj-. - COL- LIOVAYION. s. f. Dans ots deux mots, on fait sentir les deux li, et qua se prononce coua (Acad.). T. deJ&IMecIne.
CCNUilSiON. s. f. -~ C<».LO- CATION, s. f. - CCMULOQUE.
s. m. - COLLOQUE», v. a. ou transit. - COLLUDER. ▼. n. — COLLISION, s. f. — COLLU- SOIRE, adj. — COLLUSOIQE* MENT. adv. Banstousces mots on prononce les deux ^
COLON, s. m. Celui qui cultive une terre, et plus ordinairement Celui qui fait partie d'une colonie, qui habite uae colonie. Ce mot n'a point de fém. correspondant.
COLONEL, s. m. On ne dit pas Madmme la colonelle, quoiqu'on dise Madame la maréchale. — Colonelle est un adJ.
qui désignait autrefois la première compagnie d'un r^iment, parce qu'elle n'avait point d'autre capitaine que le ; colonel. Il s'employait aussi substantivement.
' COLOPHANE, s. f. Sorte de résine dont on se sert pour fH)tter les crins de l'archet.
Quelques personnes disent à tort colophane.
COLORER. V. a. ou transit.
Donner la couleur, de la couleur. Le soleil colore lesftuits.
COM
I/art de eotorer le ^eire. Au figuré. Donner une belle appavenee à quelque ebeao do mauvais. Colorer une inJuêtlee^VL^it faut pa& le confondre «vee eo' lorier.
C4»L0BlBa^ T.a. otttvansit.
Appliquer les couleurs eouTenablestsur une estann^» snrun dessin. Je <veux^ colorier cette lithographie .jyQit Colorer,)
COLORIS, s. m. On ne fait point sentir le s.
COLOSSAL, ALB.adj. H n'a point de plur» masc (Afiad.).
COMBATTRE .v.a .ou transit.
Il se conjugue comme battre.
COMBIEN, adv. de quantité.
Combien ne peut être sujet ni complément direet du verbe; ces foncMons sont remplies par leswbflitantif ou le pronom qui suit Ja prépos. de. Combien de gems voudraient être à n>otre plaeel Combien d'argent avez»
ojous? Combien avez-vous dfea^ gent? Il est incroi/able combien cet auteur a écrit d'ouvrages (Acad.). Le substantif peut étare sous>entendu , mais il comman»
de toujours l'accord : Combien voudraient être à votre plaeel (Acad.), c-à-d. combien degenA.
Combien f sulyfi de en, précédant un participe passé. (Voyez en.)
COMMANDEa,v.a. ou transît On dit , Commander une chose à quelqu'un. Le substantif ou le pronom dés^aant la personne à laquelle on commande, est donc toujours complément indirect , et n'influe point sur l'accord du participe passé.
Dieu nous a commandé de l'ai' mer. ~ Commander quelqu'un ne se dit que quand 11 s'agit du
COM
coniDABâemeixt mUitaire. Les drains éiaienl commandés péUP le géuérml N.,. Bix hon»' mes par eompagrUefurenUon^ mandés pour cette expédition.
Décommander n'est point fran-
çal& (Toir CONTAEHAHDBm.)
COMIMLE, eonjODCt. Lorsque deux substantifs su]ets sont unis par cette conjonction » le prenyer commande seul l'accord du verbe ; L'dme^ comme le cerpât se développe par l'exer»
cice (Bernardin de Saint-Pierre), c^^Hd., Vdmese développe par l'exercice^ conune le corps»
Après aussi, autant, si, tant, aussitôt, on ne doit pas employer comme, au Heu de que, pour lier les deux termes d'une coBiparatoott. He dites pas :
Aussi aimable comme ^vous.
J'en, ai autant comme ^ous. Ni avec Corneille : Qu'il fasse aw tant pour moi comme je fais pour lui. Dites : Aussi aimable que nmus, autant. que n>ous, €uUant pour moi que Je fais pour lui.
Comme signifie quelquefois de quelle manière, et se dit alors pour comment. F'ous SO" vez comme il s'est conduit envers moi. Voici comme V affaire se passa. Comme fuous vtdlà fait / (Aead.) Mais U ne s'emploie iamate dans ce sens lorsqu'on interroge. Gomme 'vous porte»' vous? disait un Gascon à Fon»
tenelle. Comment nfous voyez, lui répondit celui-ci.
CaHSB DK RAISOV. C^ft-d.
Comme il est Juste, comme il est raisonnable de foire. Quelques personnes disent comme defuste, dans le même sens;
1 mais cette locution n'est point
^ bonne.
COM
COMAKNÇANT. part. prés, du V. commencer. Il est emplosré comme substantif pour signifier. Celui, celle qui en est encore aux premiers éléments d'un art, d'une science. La classe des commençants.
GOBfMENCBR.T. a. ou transit. Commencer de désigne une aciton qui aura de la durée.
Lorsqu'il commença de parler^ chacun se tut pour l écouter.
Il avait commencé d*écrire sa lettre. Je commençais à peine de dormir quand ce bruit m'é^ veilla. Ce roi commença de régner en telle année (Aead.;.
Commencer à désigne une action qui aura du progrés, de l'accroissement. Cet enfant com^ mertce à parler, à lire, à écrire. Je commence à comprendre.
Ses nuits sont plus calmes, il commence à dormir un peu. Le Jour commence à luire.
COMMXMT. adv. croyez GOM-
COMMEBÇAirr. part. pr^.
du T. commercer et adj. verb.
Les peuples commerçants. Une ville commerçante. \\ est souvent employa comme substan»
tif. 17» bon commerçant.
COMMETTRE, v.'a. ou transitai se conjugue comme mettre.
COMMUN> UNE. adj. D'une commune voix, A l'unanimité.
D'un commun accord, D*un accord unanime. La voix com" mi^nff. L'opinion générale. Une voix commune. Une voix médiocre, peu remarquable. On voit que , lorsque commun exprime l'idée d'unanimité, il se place avant le substantif.
Ccmvmwnà, Qui appartient qui convient , qui est propre à.
so
COM
Cela est commun à tout le bourg. Le nom d'animal est commun à l'homme et à la bête.
Le boire et le manger sont communs à Vhomme et aux ani" maux.
Commun avec. Que Fon partage avec, que Pon possède en commun avec, qui a qudquc chose de conforme avec. Cette joie m'est commune avec bien des gens. Ces disgrûces leur sont communes avec les grands et les héros. Cette affaire n*a rien de commun avec celle dont il s*agit.
COMMUNIANT, part. prés, du V. communier. Il est subst.
lorsquMl désigne une personne qui communie : Il y a eu un grand nomàre de communiants à Pdques,
COMPAGNON. 8. m. Le fém.
correspondant est compagne.
COMPARABLE, ad). Comparable à. Qui se peut comparer.
Un homme comparable aux plus grands hommes de Pantiquité.
Comparable avec, se dit lorsqu'on parle De choses qui sont de nature absolument différente , et 11 ne peut dès lors se placer que dans une proposition négative : L'esprit n'est pas comparable avec la ma^ tière.
COMPARAÎTRE, v. n. ou in-
transitif, il se conjugue comme paraître, et prend toujours, dans ses temps composés, rauxilialre avoir. Il n^a point comparu.
COMPARER, v.a. ou transit.
Comparer deux termes, c'est Chercher à découvrir les rap-
COM
ports qu'il peut y avoir entre l'un et l'autre, rapports qui feront apercevoir les différences et les ressemblances : Quand ^ous aurez comparé ces auteurs, nfous y trouverez une différence infinie. Nous avons comparé un grand nmibre de manuscrits, ^
« Comparer d, dit La veaux, suppose une anidogie, un rapport commun de ressemblance entre les deux termes ; compa^ rer avec éloigne l'idée de ce rapport. Buffon a marqué exactement cette différence dans les phrases suivantes : Comparons les eeuvres de la nature aux ouvrages de thomme. 11 y a analogie, il y a un rapport de ressemblance entre les œuvres et les ouvrages, et c'est cette ressemblance qui est la base de la comparaison. Que l'on com" pare la docilité, la soumission du chien avec la fierté et la fé' rocité du tigrcî Cun parait être Vaml de l'homme, et C autre son ennemi. Ici nul rapport de ressemblance, rien de commun entre les deux termes ; au contraire, ils sont tout à foit opposés. » Ces observations nous paraissent d'autant plus justes, qu'elles sont parfaitement conformes à celles que nous avons faites, d'après l'Académie, sur la différence de sens entre comparable à et comparable avec.
COMPAROIR. V. n. ou intransit. Usité seulement à l'infinitif.
Il a vieilli ; on dit aujourd'hui comparaître.
COMPAS, s. m. Le « ne sonne point à la prononciation.
COMPATISSANT, part. prés.
COM
du V. compatir, et adj. verb.
jtme compatissante.
COMPENDIUM. s. m. Od pro- DODce compendiome rAcad.l.
Abrégé.
COMPÉTANT. pai t prés, du y. compàter, T. de Jurisprudence.
COMPÉTENT, ENTE. adJ.
Qui appartient, qui est dû. Le père a donné à chacun de ses enfants leur portion compéeente.llslguine aussi, Sufllsant, convenable, requis, ^^e eom^ pètent. Enfin , 11 s'emploie ftréquemment pour signifier Qui a droit de connaître d'une affaire, de la juger. Un tribunal, un Juge compétent. Et, par extension, il signifie, dans le discours ordinaire. Qui peut donner son avis sur une chose. Il est Juge compétent de cela. Vous n'êtes pas compétent de cela,
GOMPLAIBB (SE), y. n. ou intransit et pronomln. H se conjugue sur plaire. Ce verbe se prend toujours en mauvaise part. Le participe passé s'accorde avec J»un des pronoms me, te, se, nous, vous, qui le précède. Ils ne se sont complus que dans leurs œuvres, l^a temps composés sont peu usités.
COMPLET. ad|. Le fém. est complète.
COMPOSITEUR, s. m. Il n'a point de fém. correspondant, il faudrait donc dire d'une femme qui excelle dans la composition de la musique, qu'elle est bon compositeur, comme on dirait qu'elle est bok peintre.
Mais nous pensons qu'il vaut mieux prendre un autre tour, et dire, par exemple : elle compose d'excellente musique.
COM 81
COMPRENBEE. y.a. oa trtnsitif.ll se conjugue comme pre»dre.
COMPRIS, part, passé de comprendre. —Y compris, non comprff, sont invariables, comme prépositions, lorsqu'ils précèdent le subsUntif , et s'accordent avec lui quand ils le suivent : Combien y avait-il de régiments, y compris ParUUerte {avec l'artillerie) fila dix mille francs de revenu , non compris la maison où il loge [sans la maison) , la maison oà il loge non comprise.
COMPROMETTRE, v. a. oa transit. Il se conjugue comme mettre.
COMPTARILITÉ s. f. - COMPTARLE. adj. et s. Le p ne se prononce point. Au figuré , comptable régit à ou envers devant le nom ou le pronom qui désigne celui à qui l'on est comptable. Nous sommes comptables de nos talents h la patrie. Kous sommes compta' blés à Dieu. Nous sommet comptables envers Dieu.
COMPTE, s. m. Le p ne se prononce point. On disait autrefois : Faire son compte que.
Être assuré, être persuadé :
Oai , cn>7«, ma cousiac, «t mites «orna
(«pMrtB, QvK ce Jenae ëtooHl too* couvrira d« IumU*.
(VOUAIRI.)
et Faire son compte de. Prendre la résolution de : // fait son compte de partir demain (Acad.l. Ces locutions ont vieilli; on dit aujourd'hui compter.
COMPTER. V. a. ou transit.
Le p ne se prononce point;
Compter, dans le sens de repu-
ter, estimer, demande la pré-
eau
position pour : Il compte pour rien tous les services qu*on lui a rendus. Il compte c\Rla pour beaucoup. Boileau s'est donc mal exprimé lorsqa^fl a dit :
Moi qui ne compte rien ni le wn ni la chère.
Compter, dans le sens de se proposer , croire , ne prend peint la préposition de devant on infinitif : // compte partir demain ( Acad. ) , et non It compte de partir. — On dit, pour assurer qu'une chose sera :
Comptez que vous me trouperez toujours prêt à ^vous servir (Acad.); c.-à-d., croyez que, etc.
Dans ce sens , conter ne pent s'employer avec un autre verbe à un temps puésent e« passé.
C'est donc mal s'exprimer que de dire : Je compte que vous travaillez à ce que Je vous ai demandé. Dites ; Je crois. Je pense. Je présume que vous travaillez, etc.
COMPTOIR, s. m. On ne prononce pas le p.
COMTAT. s. m. On ne prononce pas le t final. Comté. Le eemtat Fenaissin , ou ^mfdement le Comtat.
COMTÉ, s. m.\)n le faisait autrefois du fém. Aujourd'hui, il n'est du féminin que dans la Franche - Comté. On dit ua comté-pairie; quelques-uns disent une comté-pairie^ (Voir Ddcihé-pairie.)
CONCEPT, s. m — CONCEP- TION, s. f. Dans ces deux OMta on prononce le p,
CONCERNANT, part. prés, du V. concerner. Il est souvent employé comme une sorte de prépositlcm dans le sens de fo»chant, relativement à. J*ai à
CON
vous dire quelque chose con^ cernant cette a/faire.
CONCERTANT, part. prés, du V. concerter. Il est aàU verh.
dans les expressions : SymphO' nie concertante i duo concertant, etc., et s'emploie comme suhst. pour désirer Celui qui chante ou joue sa partie dans un concert. If y avait douze concertants.
CONCERTO, s. m. L^koadémie ne donne point d'exemple de ce mot au pluriel , mais elle écrit des duosf oa dotft donc écrire des concertos,
CONCETTI. s. m. pK Veiisées briMantes et sans justesse. 0»« vrage rempU de coneetti. Il sVmpIoie abusivement au sinirulier, dit ^Académie : Cette pensée n*est qu'un conœttf.
Abusivement, en effet; car si l'on prend au ptarfel la forme italieMM coneetti, VL faut aussi, an singulier, se servir de l*ttaUen coneetto. Et réefproquement, si l*Ott dit, an singa* lier, un coneetti, le root cesse d'élan italien, et doit être soumis dès tors aux règles de la langue française ; ceux qui disent an singtriier ttn conoettt, deivoit donc écrire an pluiiel des concettis. (Voyez au mot SCBSTAiiTiF , le pwMigr^he piuriei des suJfstofûifs tirés des langues étrangères.)
CONCHOtDB. s. n — CON- CHYI.10L0GIE. s. f. — CON- CHTLIOLOGISTE. S. m. — CONCffTTE. s. f. Dans ces mots ch se prononce comme Ar.
CONCILIABULE, s. m. Dlmi.
nntif de concile. U Besepreai qu'en mauvaise part.
CÔN
CMMOUJUrC part pré», du ▼. coneUùr. Il est adj; verb.
dam le sens de Qui est dts/çméy qui est pr«pre à cooélUer le»
esprits, les gens d'inliéréts opposés. Des mesures conciUtm^ tes.
CONCILIATK^I. s. m. Le fém^ CMrrespondant est csno-
CONCLUAIT, part. prés, du V. conclure. IX est adj. verlk et ne se dit que desciioses, dans lest^tt de Qui proMve hWm.Bai'soik concluahie»
€9n€LVWEi ▼. ». ov transit.
— ISBICATIT. Présent. Je eon^ ettUptu-eanclus, Ueonckit; nous concluons^, wms conctuez , ils eonclmenf. — Imparf. Je con^ eluatf, tu cenehuris, if cotI' cAietit,' noufi conelutons-, ^ous conciuiez, ifs concluaient, — Passé dér. Jeconelus, tueendus, il conclut,' nous concMnu's, oHms eoncHUesy ils conclurent.
-^Futar. Je conclurai, tuc<m>duras, il conclura^ nous conclurons^, n/ous conclurez, ils concluront. — coifnir. Prés. Je eanckurais, tu concktrais, il conclurait i nous canoiuwions, 'VOUS conelunez, ils- cenctwraimS. •^impÉR. Conclus ^^con"
cbums, coneUtcz mnu^ Vrés.
Que Je conclue, que tu con^ dues, qu'il ûonoluc^ qua nous concluions, quenwuseonchde», qu'ils concluent, — Imparf. Que le conclusse, que tuconduesee^ qu'il condàl,' que nous cou* dussions, que ntous conclus^ tiBM, qu'ils oonelu4sent.''9MAT, Prés» Concluant, — Passé. Cbnclu, conclue,
COnceRDANCE DES TEVF9.
Voir Tjexps.
CON 83
CONCO^mR». Vr B. on iatran.
s^Useeonhigne eommécourir.
C<Mf«BST. adi. Le fim. est eoncrète»
cenciraaiennirEif T . ad v.
On pnmonee concummeru (Aca*J»
CONDAMl^ABLE. adj. - CONOAMISATION. s. f. ~ C01!S- DAMjV£B. V. a. ou transit.
Dans ces. trois- mots on ne pro*nonce pas le m. — Condamm ner, dans le sens de Blâmer , désapprouver , rejeter , veut de ou par. Cette maxime est condamnée de tout homme sage (Âcad»}. O ciell si notre amour est condamné de toi ( Racine). Cette façon de parler est condamnée par tous les gens de goût (Acad.). Son livre fut condamné par la Sorbonne (id.).
Il nous semble qne condamné de ne se dit que quand il s'agit de sentiments , d'opinions. Dans le dernier exemple, on veut bien dire, IJ est vrai, que ce furent les opinions émises dans le livre qui fbrent condamnées, mais la forme de la phrase présente Fobjet matériel livre comme en^ conrant la désapprobation.
L'Académie, tous les écrivains, tout le monde, dit condamné^à; o« n'est qu'aa barma et dans les gazettes des tribunaux qu'on dit condamné en cinq ans de prison , en cinquante francs d amende,
CONinriONNEL. Emploi du conditionnel. Voir Modes.
GON]K>I7LOIR (SE), v. a. ou transit, et pronomin. Participer à la d«HiIeur de quelqu'un.
Il ne s'emploie qu'à l'infinitif et U a veilli.
CON
CONDUCTEUR, s. m. Le fëm.
correspoodant est conductrice.
CONDUIRE. V. a. ou transit.
— iiiDic. Prés. Je conduis, tu conduis, il conduit f nous eonattisons, w)us conduisez, ils conduisent, — Imparf. Je conrduisais, tu conduisais, ilcon' €luisait;nous conduisions, vous conduisiez, ils conduisaient.^ Passé dér. Je conduisis, tu con^ dulsis; il conduisit,' nous conduisîmes, nwus conduisîtes, ils conduisirent. — Futur. Je conduirai, tu conduiras, il conduirai nous conduirons, vous conduirez, ils conduiront, — GONDiT. Prés. Je conduirais, tu conduirais, il conduirait,nous conduirions, vous conduiriez, ils conduiraient. — IMPÂR. Conduis i conduisoif,^ conduisez. SJJBJ. Prés. Que Je conduise, que tu conduises, qu'il conduises que nous conr duisions, que vous conduisiez, qu'ils conduisent. — Imparfait.
Que Je conduisisse, que \ tu conduisisses, qu'il conduisit; que nous conduisissions, que vous conduisissiez, qu'ilsconduisissent. — partic. Présent- Conduisant. — Passé. Conduit, conduite.
CONDUITE, s. r. Ce nom, à ce que prétendent plusieurs grammairiens , n*a point de pluriel, si ce n*est en termes d*BydrauIique en parlant de tuyaux ou d*aqueducs; voici cependant deux exemples du pluriel : Il y a une ln/înité de conduites qui paraissent ridicules, et dont les raisons cachées sont très-sages et trissoUdes (U Rochefoucauld). // i»V a rien qui choque tant que
CON
ces sortes de conduites (madame de Sévigné). Une Infinité de conduites. Ces sortes de conduites, c.>à-d., de manières d'agir, de façons de se conduire.
CONFESSE, s. qui n*a point de genre. Il ne s'emploie que précédé de l'une des prépositions d ou de : AUer à confesse, Fenirde confesse.
CONFIANCE, s. f. On a confiance, on met sa confiance en ou dansi devant l'article 11 faut dans. Avoir confiance en quelqu'un. Mettre sa confiance en Dieu. Mettre sa confiance en soi-même, en ses propres forces. Mettre sa cor^ance dans les richesses, dans F avenir, — On dit: Être plein de confiance dans les discours de quelqu'un, et Être plein de confiance sur les discours de quelqu'un, comme on dit Se coi\fier sur la bonne fol de quelqu'un.La pre* mière expression a plus de rap> port à la sincérité des discours, la seconde à la sûreté des pro« messes (Laveaux).
CONFIANT, part. prés, du V. confier. Il est ad], verb.dans le sens de Disposé à la confian.
ce : Une dme cotante; ou de PréBompivcuxiCestiM homme bien confiant.
CONFIER. V. a. ou transit* Se confier. On se confie à, dans^ en quelqu'un ou quelque chose; Je me confie à vous. Se eoi^r au hasard. Il se confiait dans la bonté de sa cause. U s'est confié en ses amis. Se confier en ses forces (Acad.). On se confie aussi sur la probité, sur la bonne foi, etc., de quelqu'un.
Sc« r<^U dca 4i«u Moaa BAM confiw
(R4CUIB.)
Le participe passé de ce verbe s'accorde ou non avec le pronom complément qui le précède , selon la fonction de ce complément d'après le sens du verbe ; Elles se sont confié leurs projets, c.-à-d. , elles ont confié à soi, à elles, leurs projets.
EUes se sont confiées en leurs propres forces, c.-à-d., elles ont confié elles, etc.
COIVFINS. s. m. pi. qui n'a point de sing-.
CONFIRE. V. a. ou transit., irrég. et défectif. — indic- Prés.
Jeconfis,tu confis, il confit :nous coi\fisQns,vous coTtfisez, Ils confisent.— Imparf. Je confisais, tu cor^sats, il courait; nous con' fisions, vous confisiez, ils con^ fisaient, — Passé déf. Je confis, tu confis, il confit i nous con" fîmes, nfous confites, ils confirent, — Futur. Je coterai, tu confiras, il confirai nous confiront, vous confirez, ils confia ront, — CONDIT. Présent. Je coterais, tu confirais, il confiraitf nous confinons, vous confiriez, ils confiraient. — iMPÉa. Confis : confisons, confisez. — SVBJONCT. Prés. Que Je confise, que tu confises, quUl coT^e; que nous confisions, que vous confisiez , qu'ils confisent. — Imparf. (non usité.) — FAmTic. Présent. Confisant. — Passé. Confit t confite.
CONFITEOR. s. m. On prononce confitéor (Acad.). Plur.
eonfi^or»
CONFLIT, s. m. On ne prononce point le /.
CONGELER. V. a. ou transit.
Ce verl>e, de même que son simple geler, ne double jamais
CON
le /. Le grand froià congèle l'eau (Acad.).
CONGÉNITAL ou CONGÉ- NIAL, ALE. adj. L'Acad. ne donne point d'exemple du plur.
masc.;
CONGESTION, s. f. Le / a sa prorronciation forte comme devant a> e, o, u.
1» CONJECTURAL; ALE. adj.
L'Académie ne donne point d'exemples du plur. masc. Les grammairiens se taisent aussi-.
CONJECTURE, s. f. Jugement probable , opinion que l'on fonde sur quelques apparences touchant une chose obscure et incertaine. Cet àvéne»
ment a donné lieu à beaucoup de conjectures. Si ma conjec' ture ne me trompe. ( Voir Co/i- Joncture.)
CON JOINDRE. V. a. ou trans.
Il se conjugue comme Joindre.
CONJOINTEMENT, adv. Ensemble, l'un avec l'autre, de concert. Il semble dés lors qu'on ne devrait pas dire conjointement aveciVAcaiûémie en donne cependant un exemple : J'agirai conjointement avec vousi c'est qu'en effet, si l'on commence par dire J'agirai con" Jointement, il faut exprimer le second terme, et ce second terme ne peut se lier à la phrase qu'au moyen de la préposition avec; le sens est J'agirai avec vous, l'action se faisant conjointement. Mais on ne dirait pas bien : Nous avons agi conjointement l'un avec Vautre ^ parce que l'idée des deux termes étant renfermée dans le pronom nous, la dernière partie de la phrase forme un pléo-
CON
Daame inutile: ilfantdfreriVbu^ avons agi conjointement.
€Oîf WWÎCTURE. s. f. Occasion , rencontre de circonstances; dispositions où se tronvent diverses choses en même temps.
Se trouver dans des cortfonctU' res dif/feifes. La conjoncture est favorable, c.-à-d. l'occasloo est favorable. fVoir Conjecture,)
G0NJU6AISON. 8. f. T. de
Grammaire. Manière de conjogiter. Assemblage des différentes terminaisons d*an verbe , dtotribnées ea voix, moées»
temps et personnes^
U y a dans la langue firaa^ çalse quatre conjugaisons.
Ces quatre conjugaisons ne difTèrent que par la terminaison des temps primitif^, ou temps qui servent à fbrmer les autres ; car les règles de la formation des temps dérivés soni les mêmes pour chacune des quatre conjugaisons. (Voir au mot Temps.) De sorte que, pour bien conjuguer un verbe, il faut: P connaître les temps primitifs de ce verbe ; 2« distinguer dans les formes de ces temps primitifs le radical ou raeine du verbe, forme invariable parce qu'elle est ie verbe lui-même , et la terminaison, partie variable; 3<» connaître les règles de la formation des temps. Ifous renvoyons à toutes les grammaires'pour les modèles de conjugaison. Nous ferons seulement Ici quelques remarques sur Torthographe de certains verbes.
I. Dans les verbes en ger, comme venger, mang^t, on met nn e après le ^ du radical lorsique la terminaison com« mence par un a en par un o .*
CON
Nous ^engre ons, je mang^ ai,
n. Dans les verlies en cer, comme commencer, on met dans le même cas une cédHIe sous le c du radical : Je cam^ mène ai, nous commenc ons,
m* Les veii>es temànés en eler, tels que appeler ^ chance- /er, prennent deur / toutes les fois que la terminaison com»
mence par un e muet : Pap' pelle, tu appelles, il appefte; nous appelons, moue appelés,, ils appellent. L'Académie excepte quelques verbes, tels que geler, dégeler, congeler, bour»
reler, celer, déceler, harceler, modeler, marteler et peler i ainsi , elle écrit : Je gèle^ tu. gèles, il gèle; nous gelons y vaut gelez, ils gèlent.
Les verbes eu eter, comme Jetcx^ cacheter, prennent deux < dans le même cas : Je Jette, Je cachetterai. Cependant l'Académie ne met qu'un seul / à toutes les personnes des verbes acheter, becqueter on béqueter, décolleter, épousseter, étlquC' ter, interjeter et racheter^ et elle écrit avec un accent grave sur 1'^ ; J'achète, nous achèterons , etc.
IV. Les verbes en éler et en éter, comme révéler, répéter ^ ne doublent jamais / ni t. Dans ces vert>es et dans tous ceux où la dernière syllabe de l'infloitif est précédée d'un é fermé ou d'un cmuet, comme pré^h^r, céder, achever, peser, mener ^ on change cet é fermé ou œt e muet en è ouvert (avee accent grave) , toutes les fois qa« la terminaison commence ellemême par un e muet rJe révèle , tu répètes, il préfère, nous achèvefvns, vous mènerez.
CON
Cependant , d*aprè8 t'Aoadénafe, les Terbes en iger, conrae abréger^ gardent toujours l'aeccnt algrn shf Vé : J'abrège, fe protège, nous abrégerons.
l.' Académie excepte eacerc le f«tar et le condit. de quelques ▼crbes; ainsi elle écrit je cornpiééerai, nous réglerons, il régnera , quoiqu'elle écrive Je ctmiplète, il règne. Cette excei> tiOB doit être g^énérale pour tous les verbes où ié, qui précède la terminaison , est surmonté d'un accent aigu.
n faut remarquer que les verbes qui ont à Tinflnitir deux e ou deux /, les gardent dans tonte leur conjugaison; tels sont regretter, émietter, endetter, fouetter, guetter, sel' 1er, desseller, sceller, desceller^ exceller, emmieller, flageller, interpeller, libeller, quereller, se rebeller, etc.
V. Dans les verbes en ayer, comme payer . on peut changer Ty eu / devant un e muet :
a paye,. Je payerai, ou il paie.
Je paierai (Acad.). Voir les verbes Paycb et Avoir. Les verbes en oyer, comme employer, cbangent nécessairement Vy en i devant Ve muet : // emploie.
J'emploierai. Cela vient de ce que, dans les premiers verbes, on peut à la prononciation faire entendre deux / ( il paUle) ou un seal^fn pale), tandis qu'on n*eB fMt Jamais entendre qu'un dans J'emploierai, il emploie.
Le» verbes des autres eoojugal- Bons qui ont le participe présent en oyant, eomme croyant, prévoyant, sont dans l'analogie des verbes en oyer.
Dans ces verbes et dans tous \ ceux qui ont le participe pré-
CON
sasC en yant, comme pourpoffont, croyant, l'y est snlvt d'un I à la première et à la deuxième personne pttirMIe de l'impopfaft de l'Indicatif' et du sub). présent : Nous payions, nous employions , ^ous pour»
voyiez, 'vous croyiez: qitc non»
payions, que nfous croyiez. Ce^ pendant avoir, dont te pari. présent extayant, ne prend iamids un / après l'y. Voir ce verbe.
Les verbes dent le participe présent est en iant, ont deux i' aux mêmes personnes : Ifoue priions , ^ous riiez ; que nous priions, que vous riiez,
VI. Au présent de l'Indicatif et au passé défini » lorsque la première personne do slngalier finit par un s, la troisième se t^nmine par un t: Je bous, tu bous, il bouts Je bouillis, tu bouillis, il boulait Je crois, tu crois, il croit; Je crus, tu crus, il crut: Excepté cependant les verbes /vaf/icra et convaincre, au présent de l'indicatif : Je vaincs, tu^ vaincs, il vainc/ Je convaincs, tu convaincs, il convainc,
SI f est précédé de d, c'est le d, au lieu du /, qui termine la troisième personne : Je rends, tu rends, il rend,' Je couds, tu couds, il coud. Mais atteindre, peindre, etc., font à la troisième personne il atteint, il peint, parce que la première personne est /atteins. Je peins , sans d.
VU. A l'imparfait du subjonc tlf, la troisième personne du singulier est toujours terminée par un t, et la voyelle qui précède ce t est surmontée d'un accent circonflexe : Qu'il ai' mât, qu'il reçût (on écrivait autrefois qu'il aimast , qu'il
CON
reçust). Les autres personnes prennent deux s dans la terminaison : Que J'aimasse , que tu tinsses, que nous tinssions, que vous ^fissiez , qmUls tinssent.
VIII. Au futur et au conditionnel, la lettre r des terminaisons rai, ras, ra, rons, etc., n'est précédée d'un e muet que dans les verbes de la première conjugaison : J'aimerai, tu garderas ^ Je prierai. Je paierai, je lierai (du verbe lier). Dans les trois autres conjugaisons, on ne doit pas mettre A^e devant r du futur et du conditionnel : Je rendrai^ Je recevrai.
Je lirai (du verbe lire).
CONJUGAL , ALB. adj . Nous ne trouvons dans le Dictionnaire de l'Académie , aucun exemple du plur. masc. Regnard a dit les liens conjugaux,' rien n'empêche de dire comme cet écrivain.
CONNAISSANCE, s. f. Il a un pluriel seulement dans le sens de Savoir, instruction, lumières acquises : Il possède des connaissances très-variées; et pour désigner des personnes avec lesquelles on a des liaisons, des relations : Je vois toujours avec plaisir mes amsiennes connaissameet,
CONNAÎTRE. V. a. ou transit, n se conjugue comme paraître.
CONNÉ , ÉE. adJ. T. de Botanique. On fiiit sentir les deux n.
Deux parties semblables qui naissent réunies.
CONQUÉRIR. V. a. ou transit, et irrég. 11 se conjugue comme acquérir; mats il n'est guère usité qu'à l'InflniUf, au passé défini et aux temps composés.
CONSANGUINITÉ, s. f. Chez
CON
les Romains, parenté du cdté du père. L'a fait diphthongne avec Vi (Acad.). Il ne le fait pas dans con^an^/n, consanguine.
CONSENTANT, part. prés, du v. consentir. Il est adj. verb., mais seulement en style de pratique: La femme présente est consentante. On ne doit donc pas dire, dans le langage ordinaire, fen suis consentant, ni, y y suis consentant; il faut dire j'y consens.
CONSENTIR. ▼. n. ou Intransit. Il se conjugue comme ^£i»> f/r,etexige le subjonctif dans la proposition complétive- Je consens que vous le fassiez.— Devant un Infinitif, il régit l'une des prépositions à, de, mais plus ordinairement à : Je con^ sens à partir ( Acad. ). César lui-même Ici consent de vous entendre { Racine ). Laveaux pense qu'il faut employer à lorsqu'il s'agit d'une action que l'on consent à faire; et que fie est préférable lorsqul!
est question seulement de ne pas défendre, de ne pas empêcher , de ne pas s'opposer. Selon lui, on devra donc dire, /« consens de le voir, de l'entendre , et Je consens à prêter, mais Je ne veux plus perdre ; et non point, comme a dit Voltaire, Je consens de prêter.
CONSÉQUENT, ENTE. ad).
Lorsqu'il se dit d'une personne,cet adjectif signifie que cette personne agit conformément à ses vues, à ses principes : Cet homme est conséquent dans ses discours, dans ses projets, dans sa conduite (Acad.). Appliqué aux choses, il a à peu près le sens de l'adj. conforme : Il a
CON
une conduite conséquente à i.^s principes, (Id.) Mais lamaJs ce mot ne peut sfgaifler considérable, important. Il ne faut pas dire : Une (affaire conséquente, une somme conséquente, des propriétés conséquentes, mais, une affaire importante, une somme considérable, des pro»
priétés considérables, ou de grandes propriétés. Ce qui a pu donner lieu à ctt emploi vicieux du mot conséquent, c'est qu'on dit trés-bfen de conséquence, pour signifier Qui peut avoir des suites importantes : Une affaire de conséquence, une affaire de nulle conséquence (Acad.).
CONSERVATEUR. S. m. Le fém. correspondant est conservatrice.
CONSIDÉRATION. 8. f. Ce substantif a un pluriel seulement dans le sens de Raisons; motifs : Il s*y est ^u contraint par des considérations d'honneur et d*intérét,' et comme titre d'ouvrages, pour signifier Rëilexions, observations : Son ouvrage est intitulé Considérations sur le commerce.
CONSISTANT, part prés du T. consister. Il est adj. verb. en style de pratique, dans des phrases comme celle-ci : Une terre consistante en bois, en terres labourables (Acad.), et comme terme de Physique : Les corps consistants et les corps fluides (Id.)
CONSISTER. Y. n. ou Intransit. On dit : Xa perfection de rhomme consiste dans le bon usage de sa raison.— Consister, signifiant être composé de, formi de, régit la prépos. en : Son re9enu consiste en rentes et en
CON
blés, etc. La flotte consistait em trente vaisseaux. On dit daos un sens analogue : Le commerce de ce pays consiste en blés, /vins, fourrages, etc. (Acad.;
CON8I8TORIAL, ALB. adJ.
Le plur. m. est consistoriaux. '
C0N80LABLE. adj. On ne le dit que des personnes (Acad).
Cependant au mot consoler, nous trouvons dans le Dioti«Bnaire de l'Acad. l'exemple : cofisoler la douleur. Or, si l'on dit consoler la douleur. Il suit nécessairement que la douleur ^st consolable. 11 y a plus : d'après l'Académie, on peut dire dou»
leur inconsolable; et qu'est-ce qu'une douleur inconsolable, sinon une douleur qui n^est pas consolable?
CONSOLANT, part. prés, du Y. consoler, et adj. verb. Une nouvelle consolante.
C0N80LATEUR.S. m. Le fém.
correspondant est consolatrice,
CONSOLIDANT, part prés, du V. consolider. Il est ad J. verb.
et sut)st. comme T. de Médec. :
Des médicaments consolidants.
Employer les consolidants.
CONSOMMATEUR, s. m. L'Académie nindique point de fém.
correspondant; quelques grammairiens disent consommatrice,
CONSOMMER, v. a. on transit. Achever, accomplir, mettre en sa perfection. Il se dit aussi en parlant des choses que l'on détruit en les faisant servir aux usages de la vie , comme vin, viande, bois, et toutes sortes de provisions. Il ne faut pas le confondre avec consumer. (Voir ce root.)
CONSPIRANT, part prés, dn V. conspirer. Il est adJ. verb.
CON
dans ce terme de Mécanique, puissances conspiraates, c.4b<l.
qtii eoncoureat à produire le même effet.
G<Mf»PlRATEUR. 8. m. L'Ar cadémle ne doone point de fém.
correspondant; quelques grammairiens disent conspiraUice,
CONSPIKE&. V. n. on intransit. Conspirer à , c'est concourir à : Ils conspirent au bien oublie. Tout conspire à mon bonheur. — Conspirer contre ^ c'esb former une eon^lratien :
Ils ont conspiré contre l'État,
I>e¥ant un infinitif, U régit à dans le premier sens et pour dans. le second : Tout conspirait à me nuire. Ils ont conspiré pour renverser l'ordre établi.
Conspirer s'empiqie aussi activement, et alors il se prend toujours en manyaise part : /// ont conspiré ma mort, ma perte.
CONSTANT, JkNTK. adi. Il régit en devant un substantif pris dans un sens général ou indéterminé: Constant en ami^éi et dans lorsque i.e sens dusut>8tantif est déterminé ou simplement précédé de l'article : Constant dans la foi, constant dans ses maux.
Il est constant que veut le v.
suivant à l'indicatif; mais, accompagné de la n^atlon on dans* le sens intern^attf , U demande le snbfonctif.
CONSTELLATION, r. fém.
— CONSTELLÉ, ad]. Dans ces deux mots on prononce les deux /.
CON8TER. V. impers. Il ne 8?emplo(e guère qu*au Palais:
// conste par tel acte que, etc.
C0NST1TUAN;t. part prés.
An.x.oomtituer. N est adj. verb.
CQN
comme terme didactique : Pau* ties, molécules constituantes.
CON8TRVCTEUE. ». m. II n'a point de lém. correspondant.
CONSTRUIRE, t. a. on transit, n se conjugue eomme con^ duire.
CONSULTANT, part. prés, du V. consulter. Il est adj. verb.
dans ces locutions :^cocà/ cousultant> médecin consultant. 0 s'emploie aussi substantivement.
CONSUMANT, part prés. 4a V. consumer, et adj. verb. U»
feu consumant.
CONSUMER. V. a. ou transit.
Détruire, user, réduire à rien, sans but utile ou nécessaire pour l'agent qui détruit :Ze/«tt a consumé tout le bois. L'incendie consuma tout ce grand édifice. La rouille consume le fer. Les chagrins le consument.
Il a consumé tout son bien en débauches (^oir Consommer).
— Consumer slguifle. aussi Employer sans réserve : J'ai con" sumé tout mon temps à cet ouofrage.
Se consumer. Dissiper son bien, détruire sa santé, épuiser ses forces.
CONTACT.S. m. Les deux consonnes finales se prononcent.
CONTEMPLATEUR, s. m«l£ lém. correspondant est cenêemplatrice,
CONTEMPTEUR. 8. m. Point de fém. correspondante— CON- TEMPTIBLE. adj. Dans ces deux mots en prononce le /»•
CONTENANT, part pires, du V. contenir, et adj, verk. Cette bouteiUe ect la partie contenante,. re/« liqueur êst la pat^
CON
tte contenue. Il ae preçd aussi substantivement au slng. m.
CONTENIR. V. a. ou in transit.
Il se conjugue comme tenir.
CONTENTEMENT. 8. m. Il De s'emploie pas au plur^ et l'Acatl. a blâmé avec raison ce vers de Corneille :
Et que loat ae dispoae k txtikt coRnoiivr (■nzi
CONTESTANT, part. prés, du V. contester. H est adj.verb.
dans le sens de Qui conteste en Justice . Les parties contestantes. Il se prend aussi substantif vement.
CONTESTER. V. a. ou transit. Ce verbe exige ou non la négation après lui, dans les mêmes cas que mer.
CONTINENTAL, ALB. adj.
L'Acad. ne donne point d*exemple du plnr. m. ; nous pensons avec les grammairiens qu*on peut dire continentaux.
CONTINU ATEXJA. ». m. Il n*a point de fém. correspondant.
CONTINUER. V. a. ou transit- Devant un infinitif, continuer demande à lorsquMl signifie poursuivre sans interruption une chose commencée, avec une intention dirigée vers un but : n continuait à lui dire des injures, à le frapper. Con" tlnuez à bien vivre. Il continuait à faire la guerre. Pensezofous que Calchas continue à se taire? (Racine.)
Continuer demande la préposition de lorsqu'il signifie ne pas cesser, avec idée d'interruption : Continuez de njous former le style. Quoique J'aîe ù me plaindre de Madame, Je continue de la voir, elle conti' M(e de m'écrire (Bju:ine): ou
CON
bien, ne pas cesser, sans Interruption, mais en même temps sans que la phrase indi<pie une intention dirigée vers un but :
Il continue depleurer.La rivière continue de couler.
COSiTIfeAGTANT. part. prés, du V. contracter, et adj. verb. :
Les parties eontraetantes. Il se prend aussi substantivement.
GâNTRADICTElHU s. m. D D*a point de £âm. correspondant.
CONTBAINDBE. v. a. on transit, n se conjugue comme craindre. Devant un infinitif on dit contraindre à et con^ traindre de. Laveaux établit une distinction qui nous paraît assez Juste : « À suppose un but, une tendance, une action.
Il faut donc préférer à toutes les fois que ces idées sont comprises dans la phrase, et <fo dans tous Isa autre» cas : On le contraignlt à marcher, à s'avancer, à se battra il s'agit d'une action. Mais on dira i On le contraignit de se taire, de se tenir en repos, de prendre la fuite , db s'enfiiir , de rester, y* L'Académie a observé cette différence, dans ces deux phrases:
On le contraignit à se battre.
La mile fut contrainte de se rendre.
CONTRAINTB. s. f. Ce substantif n*a de plur. qu'en style de pratique» Cependant Bossuet a dit : Par ses soins, le mariage deviendra si Ubre, qu*il n*y aura plus à se plaindre de ses contraintes et de ses incommodités.
Mais ici contraintes est enploy é au figuré pour signifiertlirerses sortes de gènes.
CONTRARIAKT. part. prés.
CON
du V. contrarier. Il est adj. verb.
dans le sens de Qui se platt, qui aime à contfarier, ou qui est de nature à contrarier : Humeur contrariante. Cela est bien contrariant.
CONTRE, prép. Vô final ne s'élide jamais : contre eux, conire elles, contre-anUral, contre^ ordre, H s'emploie souvent dans le sens de auprès de, près de, proche de; mats il ne doit se dire alors qu'avec un régime nom de chose : Sa maison est contre la mienne. J'étais assis contre le mur. Ainsi c*est mal s'exprimer que de dire: Passer contre quelqu'un, être assis contre quelqu'un i dites : Passer près de quelqu'un, être assis près ou auprès de quelqu'un.
CONTRE-ALLÉE, s. f. Le plur. est contrera liées.
CONTRE-AMIRAL. S. m. Le plur. est contre^amiraux.
CONTRE-APPROCHES, s. f.
plur. n'ayant point de sing.
CONTRE-BASSE. S. f. Le pi.
est contre-basses.
CONTRE-RATTERIE. s. f. Le plur. est contre-batteries.
CONTRE-ROUTANT. s. m. Le plur. est contre-boutants.
CONTRE-CHARME- s. m. Le plur. est contre-charmes,
CONTRE-CHÂSSIS, s. m. Le plur. est contre-chdssts,
CONTRE-CLEF. s. f . Le plur.
est contrC'Cl^s.
CONTRE-COEUR. 8. m. Le fond de la cheminée. Plur. contre-cœurs. — A contre-cœur. Locution adverb. Faire une ehose à contre-cœur.
CONTRE-COUP. s. m. Le pi.
est contrecoups.
CON
CONTRE-COURANT, s. m. Le
plur. est contre-courants.
.CONTREDIRE. V. a. ou transit. 11 se conjugue comme mé»
dire.
CONTREDISANT, part. prés, du V. contredire. Il est adj. verb.
dans le sens de Qui aime à contredire. // a l'humeur contredisante.
CONTRE-ÉCHANGE, s. m.
Le plur. est contre-échanges.
CONTRE-ENQUÊTE. S. f . Le plur. est contre-enquêtes.
CONTRE-ÉPRBUVE. S. f. Le plur. est contre-épreuves.
CONTRE-ESPALIER, s. m.
Le plur. est contre-espaliers.
CONTREFAÇON, s. f. Action de copier , d'imiter , de falwiquer une chose au préjudice de celui qui a le droit exclusif de la faire , de la fabriquer. Il se dit aussi Des choses faites par contrefaçon , principalement en parlant de Livres, de gravures, de musique. (Voir Contrefac-