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Petit-Jules le sauter

JLa générosité est une vertu qui plait dans toutes sortes de personnes; mais elle touche surtout dans les enfans , où on s'attend moins à la rencontrer, à cause de l'imperfection de leur âge. Je ine flatte que tous ceux qui liront cette histoire sentit. ?.. I

*ETlT-Jt!LÊ*

mut pour l'«imable Benjamin une partie

tic l'admiration dont le CCSUr de I '«* 1 1 1 — Jules citait pénétré. Il se désolait (le ne pouvoir trouver de tonnes pour lui exprimer Il reconnaissance aussi vivement

qu'il raturait désiré, et te rpyanfl déjà clins la cour du presbytère, il finit par sauter au cou «le Benjamin et par l'env* btftsser ares transport.

Ils trouvèrent le vieux prêtre aSsil dans

son fauteuil, au milieu de 1 embrasure d'une

croisée. Son visage pâle et languissant décelait le mattVaia étal «le sa santé, m.iis

tous scs ti uts respiraient ta bienveillance, et v, chevelure bîanche et Ondoyante y

ajout. lit un air véiu:i able qui lui attirait la Confiance et le respect. Un artisan, debout à côté de lui , les yeux baissés f le

chapeau à la main, paraissait écouter une remontrance que lui fesait le pasteur , et que l'arrivée des deux jeunes gens interrompit.

— Eh bonjour, mon neveu, dit le Curé a Benjamin, te voilà donc de retour? je suis charmé de te revoir. Assieds-toi là avec ton petit camarade , je m'occuperai de vous dans un instant.

Ensuite s'adressant à l'homme qui se trouvait près de lui , et qui était un cordonnier du bourg :

— Qu'avez -vous à répondre, maître Clément? Croirai-je qu'en effet vous ayez si peu de respeet pour les commandeinens de Dieu, que vous refusiez de lui consacrer la sainte journée du dimanche, ainsi qu'il nous l'ordonne ?

ri tit - jiti.eS

i.i < ftfcDOVirm.

Xe n'ai jamaii menti à personne, M. le

Cure , je ne ((iiiiini'iii erai pOÎm pas vous ,

<jin êtes un homme que je retpe* te. Il est vrai qu'il m'arrive souvent de travailler le dimanche ; m iîi faii-je donc plus 9e mal

en cela orne U plupart «le nies voisins cru joiunt au cartel et l'enivrent nu cabaret?

( l IlL.

Q| ont tort, et vous n'avez pas raison, pniique roni ne luivei ni bu uns ni les

autres 1rs 01 'donnant es dtt Sei^neui. Ce jour lt n'est Eût ni pour travailler, ni pour s'enivrer, niais pour le reunir plus solennellenient dans l'église, et ce n'est naf vivre en chrétien que d'en négliger les obligations,

LE SAUTLUB. .»

LE CORDOKN1ER.

Excusez - moi , M. le Curé, je suis un père de famille. On mange le dimanche comme les autres jours , et le prix d'une paire de souliers de plus ou de moins n'est point indifférent dans mon ménage.

LE CURÉ

J'estime les gens laborieux, mais il ne faut pas qu'un devoir fasse tort à l'autre. Celui qui a passé saintement le dimanche n'en sera que mieux disposé à bien employer la semaine, sans compter qu'il aura pour lui la bénédiction du Seigneur. Je vous invite donc, maître Clément, à ne plus scandaliser vos voisins par un travail hors de saison. Je sais , du reste , que vous «tes un brave homme, et qu'il suffit de

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