G PLUT - JULES
roui rappela i roi devoirs j poui <juc
ne vous en e'cai liez plus.
A. ces mots, 1< bon pasteur releva, prit
*1 ni> un tiroir une pièce «1<- sii francs, et
lissa dans La main du cordonnier, en
le reconduisant jusqu'à sa poi te. Puis, re-
toornant aux deux amis, il s'informa »
Benjamin dei nouvelles de sa famille, du
temps qu'il devait ) passer, et, lui serrant
(H. ( tu. usement la main.
— J'ai ajtpus, luidil-il, qu'on est fort
-m <lc ici à Chateauroo*! que tu es atêidn au travail, exact à remplir tous tes slel "H -, fort économe dans ta dépense, M. Martin . en snnon< ans à ton pèn
Ixiinics nouvelles , lui apprend en même temps qœ son intention e>t de te doOJMf des appointemens pour Tannée prochaine.
BENJAMIN , en regardant Petit- Jules.
— Il a eu la bonté de me le promettre aussi, et je vous assure , mon oncle, que j'attends ce moment avec une certaine impatience.
LE CURE
Oh vraiment , je le crois sans peine ; une pareille marque de satisfaction est fort honorable à ton âge , et je ne doute point que tu ne fasses un usage convenable de ta petite fortune.
Petit-Jules brûlait de faire part au Cure des généreux desseins de son neveu, mais l'aspect de ce vieillard lui en imposait, il n'osait prendre la liberté de lui adresser le premier la parole. Les sentimens qui l'agitaient donnaient à sa physionomie, na-
8 ïm il i - jrr.ES
turellemeat mobile, une exjpvettMM] si remarquable que le Curé \ lit attention.
— Ce petit jeune homme , dit-»] i Ben* jamin , etl lani doute quelqu'un «le tesca-
m n.ulc -s de CbâteaurOUl , que tu as amené avec toi a la campagne pour ic divertir.
Bl RJAMU , « » ""it.
Mon dieu iio . mon oncle ; nous A\
i ut ronnniuttm tur le grand rhftnun
Oh! <ot une drôle cU rfannaUrr^ je vous assure, permette! jue je vous cacouts » < l.i.
Il s'empressa aussitôt de lui détailler lOUte Otite aventure. A inesuie (juil l.i racontait et qu'il excitait .Iules à parler, \c ' Mitait avec une émotion toujours
croissante, regardant continuellement lui -
phelin, et lui faisant répéter des circonstances qu'il paraissait trouver dignes de toute son attention. Tout -à -coup il s'écria :
— Grand dieu ! serait-il possible que ce , fût lui-même! Quoi! vous vous appelez Jules?.... vous avez été enlevé en Bourgogne.... auprès de Sens?.... et vous ne connaissez point le nom de * 'tre famille?
Hélas ! non. Je me ..souviens seulement qu'on m'a dit que j'appelais souvent à mon secours une personne que je nommais maman rsabeau.... c'était apparemment ma mère.
LE CURÉ
Isabeau!... Et votre père, n'avait-il pas nom Joseph?.,.
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Je rigooret
Il «IRE.
Quelque chose m'assura que vouaélM
mon tlici Petit Jules... . , ,i vous «aurez
que j'ai pOftëdë l'ui^-temps une dire au-
de Sens. Deux de mes PlrOÎSSi
pli Aul" ri . < t sa femme ls .beau , élevaîetll un enfuit, nu Petit-Jules , qu'ils ont perdu I m ce qu'il etl «le venu...
Mais attendes: oui , je me souviens qu'il
avait i la jambe une feuille de myrte
i bien <!< i m <•....
— lue l'i aille de myrte! interrompit Petit- Julet j en se découvrant la jambe ;i\<« une extiême vivacité, j'ai bien ici quelque ebose de semblable... voyez vous* même,
Lfe SAUÎEtTl. 11
*m C est cela, c'est cela..., s'écria l'ecclésiastique en mettant ses lunettes pour considérer de plus près l'empreinte. 0 jour trois fois heureux..! Pauvre enfant! viens dans mes bras, je veux te consoler de toutes tes peines !
Jules s'y précipita en répandant un déluge de larmes j le visage du Curé en était également couvert , et Benjamin, aussi satisfait qu'étonné d'une pareille reconnaissance , partageait leur attendrissement.
Un moment après , Petit-Jules , essuyant ses pleurs , dit au Curé :
— Mon cher monsieur, puisque vous connaissez mon père et ma mère , apprenez-moi quel chemin je dois suivre pour retourner près d'eux. Je veux partir dès demain 5 il me tarde d'avoir aussi des pa-