tome »1<' rets en lui racontant briè
\.n.:t ses aventure- , sa rencontre avec
le bon Curé < i les oblie itioni qu'il lui
avait.
— Vous \ poursuh ii-il. ma lionne
rnere ( permettet-moi ce nom, que je n'ai jamaii donné \ olontairement qu'a, roua ), roui viiMv que nom avons «le quoi nous • anaolt r de la pei te de votre I > i< ■ 1 1 , car (I.m)iimun Hum tort aéra !<• vôtre. Quittez ingrat! <|uj ne méritent point re amitié, d renei i\<< moi à Dijon,
Oii mon tiavail nous fera vivre a Taise.
L i j. m\ i e femme était dans le ravisset d'ontendre ces paroles. Il v avait t\
LE sUjtlup.. ^t
îcng-tcmps qu'on ne lui en avait adressé d'affectueuses, et il paraissait si peu probable que sa position dût jamais changer, qu'elle en croyait h peine ses yeux et ses oreilles. Us se rendirent ensemble chez les païens d'Isabeau, qui, s'imaginant que l'orphelin avait le projet de demeurer chez eux, ou au moins d'y passer plusieurs jours , lui firent d'abord une assez mauvaise mine; mais mieux instruits de ses affaires et de son dessein d'emmener Isabeau, ils l'accablèrent de politesse. Ces gens méprisables méritaient bien qu'on leur montrât ouvertement l'indignation que leur conduite excitait ; cependant l'intérêt même d'Isabeau empêcha Petit-Jules de s'expliquer avec eux à cet égard. 11 sentit qu'une rupture ne ferait que rendre le sort de la
paUVN veuve j>ius mum i.ihle, si quelcj
ment imprévu la forçait à I . «venir d'y ( l.ei i lui de nouveau un taj le.
Il commença par acheter V la mu" ,.<loj»ii\«- dei babits propres a la garantir du froid) et l< -> autres objets dont elle avait le j>lu> pressant besoin* Il loua ensuite, <l ims uu faubourg de Dijon, une petite chambre pour lent logement , et , muni des lettres de son n n lerru
teiie il le plaça dans un atelier , où son talent le lit bientôt considérer, et où il
tCOUp plus quil ne fallait pour
tretien de deux pereonnea, Isabeau f bien vêtue, bien nourrie , ne travaillant que pour éviter L'oisiveté , et dont 1 jouissait d'un doui contentement , reprit
peu de temps la fraîcheur et Peml
LE SAUTKUR. «j3
elle accueillait son cher Jules , lorsqu'il revenait le soir de son ouvrage ! quels repas ils faisaient ensemble, assis à une petite table bien modestement servie, mais dont la satisfaction des convives faisait le principal agrément ! La bonne veuve passait la journée à préparer à son fils quelque mets favori ou quelque vêtement plus "commode. Pour la première fois Petit- Jules connaissait le prix de ces petits, soins, de ces attentions pleines de charmes dont les femmes seules sont capables. Il en jouissait délicieusement. Dans la compagnie de sa bonne mère , à peine se souvenait-il qu'il devait à une autre la naissance, qu'un rang plus distingué lui était destiné et qu'il n'occupait point sa place
dans le mon<!e; m.tis ce qui se présentait
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i »!>Ic liicni.iitciu . il ne ie I
I iil point '!<■ bdnii i mi tnoii • . pour la
I I e prévoyance qu'il avait eue de lui (air* apprendre un métiei , dont il recueillait aujourd'hui de si loucJuaos avantages.
i.< dimanche, après l'ollne, Jules ejt js ,1 1. iu sortaient ensemble d,e la ville, pour
iUet M l'inin. oei aUX rn\ irons, (jiu.liji.
lois dans I.» compagnie de lenxs voisins*.
jilus .souvent tout s, ul> . paï l*< l il - .1 n!t*s ilinu.iil de 99 sentir peu de gOÛ4 pont
lei srens de ion état. Us - Lent è
louilne , prenaient leur collation sur l'herbe des fruits qu'ils \ ■»< ln>
t,-. i h porte de la ville, e\ Jules lisait
iule une histoire simple et touchante,
à la portée d'Isabcau. 11 y avait, à la