ISABEAU
Hélas! non. Il disparut à l'âge de quatre ans, sans que depuis nous en ayons eu aucune nouvelle. Sa perte me fut presqu'aussi sensible que celle de mes chers enfans. J'étais absente de la maison , mon mari vint me trouver où j'étais, me demandant , d'un air effaré , ce qu'était devenu Petit -Jules , nous appelions ainsi cet orphelin. Jugez de mes alarmes à cette question? Nous allons aussitôt dans toutes les maisons du village, nous passons la nuit à courir de côté et d'autre, en apprlant à haute voix notre cher petit enfant, nos recherches furent inutiles. Nous supposâmes qu'il s'était noyé dans un
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étang voisin, ou qu'égaré au milieu de*
bois, quelque bête affamée Ali! ce
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sage Inique de pleurs, lui prit la mai D et i i » d. tus les siennes avec une expulsion si tendre, qu'lsabéau, éperdue, devina que Petit-Jules était devant ses yeux.
LE SAUTEUR. 6t)
— Serait-ce lui ! s'e'cria-t-elle , serait-ce ce pauvre enfant que Joseph m'apporta dans une corbeille ?
Oui, chère et respectable Isabeau , je suis votre fils adoptif.
Ils s'embrassèrent avec transport , puis tout-à-coup la veuve Aubert se rappelant sa situation :
— Ah ! Jules ! continua-t-elle, mon fils ! faut-il que je vous retrouve si tard, et lorsqu'il ne me reste plus rien à vous donner ! c'était à vous que ma petite fortune appartenait , vous l'auriez possédée entièrement sans l'événement qui m'a persuadée que vous n'existiez plus. Paisible pvec vous dans ma modeste chaumière,
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Petit-Jules se bâta de calmer l'amer-